Archive | novembre, 2011

Ça va mal à Anaheim…

30 nov

(NdAntoine : Cet article va se concentrer sur les performances de mon équipe de NHL préférée, et je pense que peu de lecteurs réguliers de mon Blogpaper vont être passionnés par le sujet. Néanmoins, je vais essayer de le rendre accessibles à tous, pour que tous ceux qui le souhaitent, amateurs de hockey ou non, puissent lire ce court article.)

Rien ne va plus pour les Ducks d’Anaheim. De l’avis de tous, journalistes, joueurs, fans, ce départ de saison est catastrophique pour la franchise californienne. Que l’on juge plutôt : après 23 matchs, Anaheim n’a gagné que 6 matchs, en a perdu 13, et 4 après le temps réglementaire. Elle se classe ainsi comme avant-dernière équipe de la Ligue, les Blues Jackets de Colombus fermant la marche.

Si l’équipe n’avait aucun bon joueur dans sa composition, cela n’étonnerait personne. Pourtant, la même équipe avait terminé, l’année dernière, quatrième dans la conférence de l’ouest, et Corey Perry, l’un des joueurs phares de la franchisse, obtenait le trophée Hart (Joueur le plus utile à son équipe) et le trophée Maurice-Richard (Plus grand nombre de buts marqués pendant la saison). Perry et le gardien Jonas Hiller, ainsi que le jeune Cam Fowler, étaient en plus sélectionnés pour participer au match des Etoiles de la NHL, à Raleigh, récompensant une saison excellente pour eux. Et je ne parle pas de Bobby Ryan, le capitaine talentueux, de Teemu Selanne, le vétéran valeureux, de Ryan Getzlaf et des autres joueurs qui composent l’équipe.

L'entraîneur Randy Carlyne et Bobby Ryan. Photo : AP pour le journal La Presse

Mais aujourd’hui, les faits sont là, et les statistiques parlent d’elle-même. Le joueur avec les meilleurs stats est Selanne qui, à plus de 40 ans, est le compteur le plus important, avec 8 buts et 14 assistances, avec un différentiel de -3 (Le différentiel est calculé ainsi : si le joueur est sur la glace quand son équipe marque un but, il gagne un point. S’il est présent quand l’équipe encaisse un but, il perd un point). Perry a un différentiel de -10, Getzlaf et Fowler de -13. Quant à Hiller, son taux d’arrêts de 0.897 en fait le 52ème gardien en terme de taux d’arrêts de la Ligue, ce qui est extrêmement faible.

On peut penser qu’Hiller ne s’est pas encore remis de la violente commotion cérébrale qu’il l’a pris depuis le matche des étoiles, lui faisant louper la fin de la saison dernière. Une autre raison peut être l’absence d’un élément clé de la défense, Ludomir Visnovsky, qui est blessé. En tout cas, le bilan de l’équipe n’est vraiment pas flatteur.

La déconvenue des Ducks alimente actuellement les pages hockey des journaux. Le journal La Presse fait un compte-rendu (en français) assez intéressant ici (le chroniqueur Mathias Brunet en parle également ici), tandis que le journal local, The Orange County Register, se demande carrément depuis quand le Honda Center, la patinoire des Ducks, s’est brusquement transformé en Disneyland pour les adversaires d’Anaheim, tellement il est facile pour les équipes visiteuses en Californie de remporter la victoire.

Les solutions qui existent ? Il y en a peu, l’entraîneur ayant l’air d’avoir utilisé toutes ses ficelles, la dernière en date étant de rétrograder Bobby Ryan en troisième ligne. D’ailleurs, il se murmure de plus en plus que Ryan soit échangé dès que possible. Cependant, un nombre grandissant de personnes réclament, eux, la tête de l’entraîneur Carlyne, qui aurait fait son temps en Californie. Il rejoindrait ainsi les entraîneurs des Capitals de Washington et des Hurricaines de la Caroline, congédiés il y a peu.

En tout cas, cette avant-dernière place est incompréhensible pour les Ducks. Les joueurs déclarent vouloir enfin gagner et qu’ils font tout leur possible pour cela. Il ne reste plus qu’à le prouver. Et pourquoi pas dès ce soir, lors du match contre le Canadien de Montréal ?

[Et pour quelques bits de moins...] Le Best-Of de Tomb Raider première génération, Eidos Interactive

25 nov

Un “Et pour quelques bits de moins” un peu spécial aujourd’hui, car nous allons parler de plusieurs jeux en même temps. En fait, j’aurais pu faire un article pour chacun de ces jeux, mais je veux essayer une forme un peu différente. Et pour tenter cet exercice, je voudrais parler de Tomb Raider.

Pour être tout à fait honnête, je suis un grand grand fan de la saga, de ces jeux qui m’ont vraiment fait voyager. Le 1 fut d’ailleurs l’un des premiers jeux que l’on m’a offert en même temps que la Playstation 1 (le deuxième étant un autre excellent jeu, Gran Turismo premier du nom). Et tout au long des sorties sur la console de Sony, j’ai acquis patiemment (ou je me suis fait offrir) tous les opus de la belle Lara Croft.

Ce que j’appelle “première génération” des Tomb Raider, ce sont les jeux développés par Core Design, c’est-à-dire du 1 au 5, qui représentent pour moi l’âge d’or de la saga. Puis le drame est arrivé, en l’occurrence le sixième opus de la série sur Playstation 2. Je me suis senti trahi et j’ai fait un rejet total de la série (bon, avec le recul, tout n’est pas à jeter dans “L’ange des ténèbres”). Ce qui fait que les trois derniers opus me sont plus ou moins inconnus. J’ai vu deux ou trois niveaux de Legend (qui m’avait semblé bon), j’ai aidé un ami à boucler Anniversary (très bon remake du un) et par contre, je n’ai rien vu du dernier, Underworld. Il faudra donc que je m’y remette.

Donc, pour ce petit best of de cette série, qui tient une place réellement à part dans mon coeur de gamer, j’ai tenté de sélectionner un (et un seul) niveau de chaque opus, en essayant de trouver dès que c’était possible une vidéo sur YouTube. Bien sûr, c’est un choix totalement subjectif, c’est donc pour ça que je vous invite à donner vos avis contraires dans les commentaires !

1-/ Tomb Raider (1996) : La Vallée Perdue
“Grrrrooaaaaaaaaah”

La scénario au moment du niveau :
Lara a été contactée par Jacqueline Natla, présidente de Natla Technologies, pour retrouver un fragment d’une ancienne relique, le Scion des Atlantles. Elle demande à Lara de commencer ses recherches au Pérou. Après avoir fouillé la Cité mythique de Vilcabamba, elle doit traverser une grande vallée afin de trouver l’entrée de la tombe de Qualopec, un ancien souverain atlante.

Pourquoi ce niveau il tue tout ? :
Pour une simple raison, qui tient en un seul mot : LE T-REX ! Imaginez que vous vous baladez au fond de la vallée et d’un coup, une petite musique stresse retentit et d’un coup, surgit devant vous un gros dinosaure et vous, avec vos deux pistolets, vous videz vos chargeurs afin que la créature évite de vous écraser ! C’est un  des niveaux emblématiques de la saga et c’est une de mes premières émotions de gamer.
A noter que je pensais, sur la version PS1, que le ciel était tout noir, et qu’ainsi, on était très profond dans la terre. En fait, Anniversary a rétabli la vérité : le ciel est bleu dans le remake, donc on n’est pas si profond dans la terre.

2-/ Tomb Raider II – La Dague de Xi’an (1997) : Home Sweet Home
“Vous êtes toujours là ?”

Le scénario au moment du niveau :
Bon, je ne peux pas parler du scénario sans spoiler un max. Donc en gros, Lara a fini son aventure, a sauvé le monde et tué le chef de la mafia italienne qui la poursuivait. Elle se repose donc, dans son manoir en Angleterre, la nuit tombée, en examinant la fameuse dague de Xi’an. Oui, mais voila. Les sbires du défunt parrain ne sont pas contents et arrivent dans le manoir pour tuer la belle anglaise. Il faudra donc en découdre pour clore définitivement cette aventure.

Pourquoi ce niveau, je l’aime bien ? :
Une simple raison : FAN SERVICE ! Ce niveau n’est pas le plus recherché, le plus abouti, le plus beau, le plus retords.  De toutes façons, ce Tomb Raider II est probablement le meilleur. Mais jouer Lara en peignoir, avec un fusil à pompe, dans son manoir… C’est un excellent niveau de fin ! Dans la vidéo, vous pouvez voir le niveau en entier. Et ne manquez pas de regarder la cinématique de fin de niveau, incluant une Lara qui va prendre une douche.

3-/ Tomb Raider III – Les Aventures de Lara Croft : La Zone 51
“Elle ne ressemble pas aux autres fanatiques. C’est peut-être une terroriste écolo ?
- Une terroriste en mini-short, t’as raison…”

La situation du scénario à ce moment :
Lara s’était rendue en Inde, pour retrouver un artefact issu d’une ancienne météorite, mentionné par Charles Darwin. Après l’avoir retrouvée, elle fait la rencontre du professeur Mark Willard, qui lui explique qu’il existe trois autres artefacts : un à Londres, un das le Pacifique Sud et le dernier dans la zone 51. Bien évidemment, Lara va partir à leur recherche.

Pourquoi ce niveau, il est bien :
Enfin, Lara sort des ruines antiques et s’attaque à quelque chose d’un peu plus “high-tech” ! Conjugué à la réputation de la Zone 51, ça donne à ce niveau un je-ne-sais-quoi bien jouissif. A noter que j’ai longtemps hésité avec le niveau de Aldwych, à Londres, qui est également un niveau emblématique de la saga.

IV-/ Tomb Raider IV – La Révélation Finale (1999) : KV5
“Vrom. Vrom vrom vrouuuuuuuuuuum !”

Le scénario au début du niveau :
La miss Lara se rend en Egypte et va visiter un tombeau, pour bien l’explorer. Sauf que, la gourde, elle libère l’esprit enfermé du dieu maléfique Seth, qui va prendre possession de son ancien mentor, Werner Von Croy. Et ce dernier va poursuivre Lara, afin de s’en débarrasser.

Pourquoi il me plaît, ce niveau ?
Alors que pourtant, c’est un des plus courts du jeu ? Et bien, je pense que c’est lié à mon expérience d’enfant. Quand j’étais plus petit, j’adorais ce niveau, car on utilisait la Jeep dans un ancien tombeau ! Finalement, ce n’est pas le plus compliqué, mais un moment de détente agréable !

V-/ Tomb Raider V – Sur les traces de Lara Croft (2000) : L’Immeuble VCI/13ème étage
“Il faut jamais avoir affaire à des Anglais complètement fous.”

Où en est le scénario à ce moment-là ?
Dans Tomb Raider V, les amis de Lara se remémorent quatre aventures de la dame, après son enterrement (car Lara est supposée morte à la fin de Tomb Raider IV). Pendant ce temps, Von Croy, rongé par les remords, cherche le corps de l’aventurière. Cette aventure est la dernière du jeu : Lara, il y a quelques années, infiltre l’immeuble de Von Croy Industries pour retrouver un artefact mystérieux, l’Iris…

Pourquoi ce niveau, il est vraiment pas mal ?
Contrairement à beaucoup de fans, j’aime bien Tomb Raider V. S’il révolutionne pas la série il joue son rôle de fan service en proposant des niveaux plutôt pas mal. Et dans ce V, j’ai beaucoup aimé le niveau de la tour VCI, cet environnement de building qui tranche radicalement avec les autres niveaux. Je l’ai trouvé un peu corsé, mais très bien à jouer !

Et ceci conclut ce petit best-of de Tomb Raider. J’espère que cela vous a plu, et j’attends vos commentaires avec votre sélection perso de vos niveaux de Tomb Raider préférés !

[Et pour quelques bits de moins...] Max Payne 2 – The Fall of Max Payne, Rockstar Games

17 nov

Aujourd’hui, notre chronique prend son grand trench-coat noir, un verre de bourbon, une cigarette et part s’enfoncer dans les brumes épaisses d’un New York qui montre son plus triste visage. Où les cadavres traînent dans les ruelles que l’on traverse, où l’espoir semble définitivement parti, et où l’on essaye de s’accrocher à quelque chose pour ne pas sombrer définitivement… Bon, cette introduction n’est pas très très engageante, je le conçois volontiers. Mais il fallait au moins cela pour plonger dans l’univers du jeu dont je vais vous parler aujourd’hui, sorti en 2003 (et oui, déjà), et qui reste un monument dans son genre. Voici donc le 7ème épisode de “Et pour quelques bits de moins”, consacré aujourd’hui à Max Payne 2 : The Fall of Max Payne.

Jaquette du jeu, nous montrant les deux héros, Max et Mona. "A Film Noir Love Story", ça qualifie très bien ce jeu.

Vous parler de Max Payne 2, c’est parler d’une oeuvre (oui, j’insiste bien sur ce mot) qui a marqué pour très longtemps ma définition de TPS. Comment vous transmettre la beauté sombre qui s’émane de ce titre et qui reste encore aujourd’hui une référence pour moi ? Je vais tenter de vous en parler et essayer de vous transmettre l’envie de jouer à un jeu qui, même graphiquement daté (et encore…), vous plongera dans un film noir digne des plus grands.

Mais là, vous allez de suis m’arrêter en me disant “Heeeey ! Mais tu nous parle de Max Payne 2, mais on ne connaît pas le 1 ! On ne sais rien sur lui ! Comment veux-tu qu’on comprenne ?”. Vous n’avez pas tout à fait tort, d’autant plus que les évènements de The Fall of Max Payne suivent directement les évènement de Max Payne 1. Cependant, je n’ai jamais touché à Max Payne 1 et pourtant, j’ai réussi à saisir la trame scénaristique du 2. Tout cela parce que les gars de chez Remedy Entertainement ont eu l’intelligence de placer un “Précédemment, dans Max Payne” , dans le menu d’accueil du jeu. Pas de panique donc, il y aura une séance de rattrapage !

Pour faire simple, dans le 1, nous faisons connaissance avec Max Payne, un flic à qui tout réussit, heureux avec sa femme et son enfant, qui travaille dans la police, le plus souvent sous couverture dans la mafia. Sauf que, un soir, lorsqu’il rentre, il voit sa femme et son enfant se faire tuer pratiquement sous ses yeux par des drogués défoncés à une drogue qui fait fureur sur le marché, le “V”. Fou de douleur, il descend les drogués et va essayer de remonter la filière. Le problème, c’est qu’il va découvrir un vaste complot mêlant société secrète et mafia, laissant uniquement des cadavres derrière lui. Ce qui fait penser au lieutenant de police Jim Bravura qu’il est fou dangereux et le proclame “ennemi public numéro 1″. Dans le même temps, Max va croiser Mona Sax, une jolie femme qui, comme lui, a perdu une membre de sa famille proche à cause du “V” et va traquer les responsables. Au cours de ses investigations, Max va comprendre que la mort de sa femme n’est pas si accidentelle que ça…

C’était pour le bref résumé du 1. Dans le 2, qui se déroule trois ans plus tard, Max Payne a été réhabilité et travaille au NYPD sous les ordres de Jim Bravura, et en équipe avec l’incorruptible inspecteur Winterson. Cependant, c’est aussi un homme ravagé par la dépression et l’alcool, ne se remettant pas du meurtre de sa famille. De plus, il s’en veut terriblement d’être tombé amoureux de Mona Sax, réputée criminelle dangereuse et qu’il n’a pas revu depuis les affaires de Max Payne 1. Un soir, Max Payne est appelé en renfort dans un entrepôt où il tombe sur des nettoyeurs d’une société de nettoyage, qui font disparaître des cadavres. Durant cette mission, Max va retomber nez à nez avec Mona, qui va redisparaître pour mieux réapparaître. Pour Max, c’est le début d’une enquête de cauchemar, où tous ses démons vont refaire surface, où des amis vont révéler leur vrai visage et où il devra faire face à ses choix.

C'est avec ces magnifiques dessins qu'est raconté l'histoire de Max Payne 2 entre les niveaux. C'est aussi ainsi que vous sera remémoré l'histoire de Max Payne 1 dans "Précédemment, dans Max Payne". Source : Jeuxvideo.com

Le scénario, c’est le maître mot de Max Payne 2. C’est pour préserver cette ambiance de film noir que l’on a préféré mettre des dessins magnifiques (voir ci-dessus) à la place de cinématiques. Le jeu est en VO sous titrée, et les voix rendent magnifiquement hommage à l’ambiance : elles sont très crédibles, surtout justement la voix de Max, sombre et profonde. Les niveaux traversés sont également, dans leur ensemble, assez sombres : un immeuble en construction, la résidence glauque de Max, l’hôpital, la résidence de Mona… La direction artistique soignée plonge véritablement le joueur dans ce film policier très bien réalisé.

Un petit aparté : souvent dans les niveaux, vous rencontrez des télévisions allumés, qui diffusent plusieurs séries qui se suivent niveau après niveau, de sorte que cela fait des histoires complètes à la fin du jeu. Les deux plus marquantes pour moi sont “Lords & Ladies”, une espèce de Feux de l’Amour dans l’Angleterre victorienne et “Address : Unknow”, qui raconte l’histoire d’un homme qui se transforme en tueur lorsqu’il est possédé par son double maléfique, John Mira. “Address : Unknow” est remarque à plus d’un titre car il semble, certaines fois, suivre la vie de Max Payne. D’autre part, c’est dans les anciens studios où ont été filmés cette série qu’habite Mona Sax, ce qui va donner lieu à des séquences de jeu mémorables.

Outre les séquences “classiques” de jeu (on avance en tirant), d’autres séquences sont jouables dans The Fall of Max Payne : les séquences de cauchemar. Max étant en proie aux cauchemars, on se retrouve dans ceux-ci, devant lutter contre les démons du héros. Intéressantes, ces séquences ont pour but de mieux comprendre Max, et d’une certaine façon de s’attacher à lui, revivant ses moments de doute, d’effroi, de désespoir.

Pour un jeu de 2003, les graphismes n'ont pas trop mal vieilli. (Source : Apometal248)

Côté système de jeu, on va retrouver ce qui fait la base des TPS : le tir et les armes. Un grand nombre d’armes seront proposées tout au long du jeu : Ingram, 9mm, Desert Eagle, M4, AK-47, Cocktail Molotov… Pas d’armures et de boucliers tout au long du jeu, et pas de régénération automatique de la vie, comme on trouve dans les FPS actuels. Il vous faudra trouver des antalgiques disséminés un peu partout dans le niveau pour pouvoir restaurer votre santé. Mais la caractéristique principale de Max Payne 2 est bien son Bullet Time. Cet effet permet de ralentir le temps pendant quelques secondes, vous permettant ainsi de vous débarrasser rapidement de vos ennemis. Loin d’être accessoire, le Bullet Time est vraiment très utile, surtout dans les derniers niveaux de difficulté.

D’ailleurs, les niveaux de difficultés sont au nombre de 3 (en VO : “Detective”, “Hard-Boiled”, “Dead on arrival”). Le changement a son importance car à la fin du jeu en mode “Dead on arrival”, la fin est quelque peu modifiée, juste un peu, mais un changement capital dans le scénario. Deux autres modes de jeu sont présents : la Minute New Yorkaise qui vous impose de finir un niveau le plus rapidement possible et Dead Man Walking qui chronomètre le temps où vous restez vivant face à un nombre impressionnant d’ennemis qui foncent sur vous. Ces modes de jeu sont assez agréables, car le scénario du jeu se finit assez rapidement, en une dizaine d’heures, ce qui est le seul point faible de The Fall of Max Payne.

Un mot enfin de la bande originale. Les musiques accompagnent bien la descente aux enfers de Max, et je ne résiste pas au plaisir de vous mettre le thème principal de Max Payne 2, composé par Jesper Kyd (responsable des OST de Assassin’s Creed), un morceau magnifique, très fort à mon goût.

http://www.youtube.com/watch?v=N5uC_my4Vy4]

Au final, Max Payne 2 – The Fall of Max Payne est un must have, un jeu magnifique pour son ambiance noire et son scénario génial, unique. Par contre, jouez y sur PC ou Xbox, pas sur PS2 parce que le portage sur la console de Sony n’est pas, vraiment pas génial. Maintenant, on attend l’arlésienne Max Payne 3 en espérant que cette suite sera à la hauteur de ses glorieux aînés.

Fiche technique:
Max Payne 2 – The Fall of Max Payne
Développeur : Remedy Entertainement (PC), Rockstar Vienna (Portage Xbox et PS2)
Editeur : Rockstar Games
1 joueur
Sortie : 14 octobre 2003 (PC), 25 novembre 2003 (Xbox), 2 décembre 2003 (PS2)

Bordeaux, au temps du projet du VAL…

1 nov

 

 

 

 

Attention, cette note n’est pas là pour jeter de l’huile sur le feu, ni à dire que de toute façon, le VAL c’est trop de la merde etc. Bien qu’étant pro-tram, il est très agréable d’avoir un débat intéressant, avec des idées, avec un pro-métro. Non parce qu’en ce moment, dans Sud-Ouest par exemple, c’est un peu la chasse au “le Tram fut une grosse erreur” et tout ça… Bref, je vous conseille notamment d’aller vers ce forum, où des internautes avec pas mal de bonnes idées et de bons arguments font des propositions de métro (notamment le membre MiKL-One). Vous voyez, même les pro-tram sont ouverts à la discussion !

Non, ce rapide article est là pour vous parler justement du projet que la CUB a longuement débattu, jusqu’en 1994, pour ensuite se tourner vers la solution tram. Avec quelques images à l’appui, je m’en vais vous conter les tenants et aboutissants d’un des derniers grands projets de la municipalité Chaban. Pour enore plus d’infos, je vous conseille de lire les ouvrages que j’ai utilisé pour réaliser cet article : l’Histoire des tramways, omnibus, trolleybus et autobus à Bordeaux, d’Hervé L’HOST, Guy TRECOLLE et Richard VERGER aux éditions du Cabri et Voyages dans Bordeaux, créé par l’association Trans’CUB.

Tout d’abord, il faut remonter en 1958, date de la disparition du dernier tramway. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que l’ancien tramway n’avait vraiment rien de commun avec l’actuel, celui-ci était vraiment vétuste et inconfortable. Néanmoins, en le modernisant et en mettant de l’argent en plus dans sa conservation, cet ancien réseau de tramway pourrait toujours être en service aujourd’hui, du moins sur quelques sections. Pour vous donner une petite idée de l’étendue du réseau, voici une petite image :

Plan, en 1940, des Tramways Electriques et Omnibus de Bordeaux, issu de l'Histoire des Tramways et omnibus à Bordeaux.

En effet, un réseau de tramways très étendu, mais vétuste. Et ce réseau fut emporté par l’arrivée massive des autobus à Bordeaux, qui étaient véritablement un symbole de la modernité. En 1958, les derniers tramways sont retirés de la circulation et roulez jeunesse ! La nouvelle CGFTE (qui remplace l’ancienne compagnie TEOB) exploite alors un grand réseau de bus, tout droit hérité de l’ancien tramway. Mais bien évidemment, l’arrivée massive des voitures particulières, les préoccupations environnementales, la saturation excessive des réseaux routiers… et voici une CUB asphyxiée dans les années 1980. Un ordre d’idée : en centre ville, à cette époque, la moyenne de vitesse d’un autobus est de… 8 km/h. Pour donner un peu d’air, il faut un projet conséquent de TCSP. En 1986, le maire de Bordeaux (notre bon vieux Chaban) propose un VAL pour décongestionner tout cela, tout en laissant la place en surface à l’automobile. A contrepied de ce qui s’était fait à Nantes et à Grenoble.

Le principe du VAL est voté à la mairie de Bordeaux, mais aussi à la CUB et c’est en 1987 que le premier tracé est dévoilé : Deux lignes, l’une Gare Saint Jean – Sainte Catherine – Comédie – Quinconces – Les Aubiers et l’autre Quinconces – Gambetta – Mériadeck – Tripode. La facture prévisionnelle de cette première phase est de 3,6 milliards de francs de l’époque et la mise en service en 1996. D’autres phases auraient envoyé le métro au campus, à l’aéroport, au parc des Expos et à Lormont. Mais cela bien plus tard…

Si la CUB se lance à corps perdu dans le projet VAL, consulte Matra (créateur du VAL) et lance la revue “Flash Métro”, les opposants au projet commencent eux-aussi à se lever contre ce projet, au rang desquelles on peut notamment mentionner Trans’CUB, qui va fortement militer contre ce projet, préconisant plutôt un métro léger (un tramway en fait, mais le mot était encore fortement négatif dans la tête des Bordelais pour l’employer. C’est en 1991 que des avancés dans le projet VAL se font sentir : faute d’argent, on va réduire les projets de lignes mais on va enfin desservir la rive droite. Une ligne pour faire Quinconces – Gare Saint Jean (avec prolongement futur à Ravezies) et une autre Galin – Mériadeck (puis le Tripode plus tard). Une autre ligne en projet compte envoyer le métro à Pessac-Centre. Cependant, comme le trajet fait une traversée de la Garonne, on augmente le tarif à… 5,9 millards de Francs de l’époque. Mise en service prévue en 2000.

Un joli dessin pour tout bien expliqué, que l'on doit encore une fois aux auteurs de l'Histoire des Tramways et omnibus à Bordeaux.

De plus, en cette année 1991, l’on va désigner à la CUB le concessionnaire de ce beau réseau métro ! Matra, la CGFTE et quelques banques sont désignés pour exploiter et gérer le futur réseau. Dans le même temps, une exposition allées de Tourny va vanter les mérites de ce future et beau métro que l’on attend tellement… Si ce n’est que jusqu’en 1994, les associations, Trans’CUB en tête, et la CUB vont jouer au chat et à la souris au tribunal administratif, les opposants faisant annuler les décisions prises en conseil de CUB. Et en 1994, patatras, la déclaration d’utilité publique est annulée et la CUB jette l’éponge. C’est la fin définitive du projet VAL à Bordeaux. Quelques mois plus tard, Alain Juppé gagne les élections municipales et va lancer un projet de tramway… La suite, vous la connaissez…

Le plan du tram, tel que publié dans le premier numéro du journal d'information du tram "1,2,Tram !" de 2000

Enfin voilà, encore une fois, je vous engage à vous documenter sur ce sujet, aux Archives ou à la Bibliothèque, en espérant que ce petit article vous ait plu ! Je vous ai mis juste à la fin de cet article deux liens vers deux vidéos du site de l’INA, sur le métro de Bordeaux !

http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/RBC06068054/val-futur-metro-a-bordeaux.fr.html

http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/BXC86100306/gironde-le-futur-metro-de-bordeaux.fr.html

 

P.S. : Dernière chose… Je laisse ici une étude amateur faite par le fameux MiKL-One, dont j’ai parlé au début. Etude sur la faisabilité d’un métro à Bordeaux. Très très intéressant et vraiment bien écrit ! les-transports-en-commun-de-la-communaute-urbaine-de-bordeaux

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 75 followers