En attendant la publication d’un article plus complet sur un sujet vidéoludique (mais pas un “Et pour quelques bits de moins”), un très court article pour vous annoncer quelques modifications mineures sur la page spéciale Tramway du blog, à savoir :
- La mise à jour des informations sur la ligne D, avec en prime les noms provisoires des futures stations
- Le lien vers le nouveau site spécial de la CUB sur les travaux du Tramway. Bien plus clair, il y a pas mal de ressources intéressantes dessus, dont les documents d’études pour les travaux qui ne vont pas tarder à commencer. Il ne manque plus qu’un flux RSS et ce sera parfait.
Pour toute autre question, vous n’hésitez pas à laisser un commentaire, je me ferais un plaisir de vous répondre !
Bon, pour commencer cet article, rien ne vaut un petit retour dans le passé totalement gratuit : c’est cadeau et ça fait plaisir.
Voilà, maintenant, je vais vous laisser pleurer quelques instants sur votre jeunesse perdue… pour ensuite attaquer ce nouvel épisode de “Et pour quelques bits de moins”, consacré au septième jeu le plus vendu sur la plateforme de Sony, j’ai nommé Crash Bandicoot 3 : Warped !
Le retour du marsupial au bazooka à pommes
Comme je suis un gros flemmard (on ne se refait pas), je ne vais pas vous parler de l’histoire de Crash Bandicoot 1 et 2. A la place, je vais faire du piston et vous envoyer sur l’article que ma petite amie a fait à ce sujet et qui se trouve ici. Donc, parlons peu, parlons bien et parlons de l’histoire de ce troisième volet. La station spatiale construite par Néo Cortex s’écrase sur Terre. Ce faisant, le maléfique masque Uka Uka, qui s’oppose au gentil Aku Aku, ami de Crash Bandicoot, est libéré et va décider une fois de plus d’asservir le monde, aidé tant bien que mal du cher Docteur Cortex. Pour cela, il va s’aider du docteur Nefarious Tropy et de son invention, la Chrono-Tornade, pour aller chercher des cristaux dans les différentes époques, afin d’obtenir beaucoup de puissance. Le but de Crash, de Coco sa soeur et de Aku Aku est bien évidemment de s’emparer des cristaux et de botter les fesses à Cortex et à Uka Uka, et une bonne fois pour toutes si possible !
Encore une fois, dans cet opus, on retrouve ce qui fait le succès de la série : du fun pour commencer. La prise en main est immédiate, les niveaux sont variés et kiffants (je veux dire, se balader sur la Grande Muraille à dos de bébé tigre…). Il faut dire que le parti-pris des développeurs, avec des graphismes plus ou moins cartoon, est vraiment agréable. On voyage en Orient, en Egypte, dans un monde médiéval, chez les dinosaures, dans un mode futuriste… Quelle variété ! Ensuite, c’est le challenge. En effet, il y a trois types principaux de cristaux à récupérer. Les roses sont les plus faciles à attraper : il suffit de finir le niveau et c’est gagné ! Ce sont les seuls cristaux obligatoires dans le jeu, et ça vous permet de finir le jeu… mais pas à 100%. Les seconds, les diamants gris, nécessitent de détruire toutes les caisses des niveaux. J’ai bien dit toutes : TNT et Nitro inclus. Quant au dernier, en forme d’ankh égyptien, il se gagne en finissant les niveaux en battant le record de temps. Au début, c’est très facile, puis après… Enfin, il y avait aussi des diamants de platine, encore plus rares… donc plus difficiles à obtenir !
Si vous comptiez avec ça les niveaux secrets, où il fallait par exemple entrer dans un panneau à moto pour le découvrir… Bref, il y a énormément de challenge dans Warped ! Il en faut du temps pour finir le jeu à 105% ! Mais à quoi ça sert d’avoir tous les cristaux ? Et bien, la fin est légèrement différente. Disons que si vous finissez pas le jeu avec tous les cristaux, ça vous laisse un petit goût d’inachevé… Je n’en dis pas plus, mais si vous voulez vous spoiler, direction YouTube.
Au début, on se dit que c’est super facile, Crash Bandicoot, car on gagne très vite beaucoup de vies ! Mais finalement, on se rend compte qu’on peut les perdre rapidement aussi… Un coup d’un ennemi et hop, on meurt ! Heureusement, c’est là qu’intervient Aku Aku, que j’appelais plus jeune le “Boungaba”. En effet, si vous cassez des caisses avec un dessin d’Aku Aku dessus, vous avez ce gentil masque africain qui vous suit, et se détruit lorsque vous êtes touchez. Vous cassez une deuxième caisse Aku Aku et vous l’aviez encore avec vous ? Et bien, c’est Super Aku Aku, et vous avez deux chances de vous faire toucher avant la mort. Trois caisses ? Et bien, c’est Mega Aku Aku , et vous voilà invincible pour 30 secondes ! Inutile de dire qu’en cas de chute dans un ravin, Aku Aku ne vous sauve pas.
Ah, pourquoi le “Boungaba” ? Parce que quand Aku Aku vient à votre secours, un son de tam-tam se fait entendre ainsi que le mot “boungaba”. Et petit, je pensais que c’était le nom du masque. Donc, c’était monsieur Boungaba !
Pour finir, l’Easter Egg le plus connu est qu’en tapant un code dans le menu principal, vous aviez la démo jouable de Spyro le Dragon, d’Insomniac Games, qui apparaissait ! Il faut savoir qu’à l’époque de Crash, Naughty Dog, les créateurs de Crash, étaient voisins d’Insomniac Games, qui étaient tous deux possédés par Universal Interactive. Ils sont devenus amis à ce moment et, dans pratiquement tous leurs jeux, il y a une référence à l’un ou l’autre des studios. Dans le même esprit, quand Insomniac travaillait sur le premier Ratchet & Clank, le président de Naughty Dog les a appelé et leur a proposé le code de Jak & Daxter, leur série à eux, pour les aider. Et encore aujourd’hui, aide technique et clins d’oeil se retrouvent dans les deux séries sur lesquelles travaillent les deux studios, Resistence pour Insomniac et Uncharted pour Naughty Dog. Un bel exemple d’amitié.
Pour finir, Naughty Dog a réussi un véritable tour de force avec Crash Bandicoot 3 : Warped. Faire un jeu accessible aux plus jeunes, tout en proposant un sérieux challenge aux plus aguerris. Le tout dans un univers génial et déjanté. Un chef d’oeuvre dans sa catégorie.
Fiche technique :
Crash Bandicoot 3 : Warped
Editeurs : Sony Computer Entertainment et Universal Interactive
Développeur : Naughty Dog
Plateforme : Playstation
Un joueur
Date de sortie : 31 octobre 1998 (USA), 13 décembre 1998 (Europe), 17 décembre 1998 (Japon).
P.S. : Rien à voir, mais j’ai retrouvé un site que Sony avait fait en 2006, racontant l’histoire de sa Playstation, avec des “Le savez-vous”, des vidéos et images. Jetez-y donc un coup d’oeil, il y a quelques trucs sympas. Et n’oubliez pas, pour chaque année, il y a plusieurs mois disponibles ! –> History of Playstation
En cette fin d’année propice aux achats de Noël, deux albums de deux de mes groupes préférés sortaient avec quelques jours d’écart. Le premier était le best-of de Rammstein, Made In Germany, qui est un bon best-of, avec le très bon inédit Mein Land (je ne le chroniquerais pas ici, mais si vous ne connaissez pas Rammstein, je vous le conseille absolument). Le deuxième était le nouvel album de Nightwish, Imaginaerum, qui sort 4 ans après le dernier opus du groupe finnois, Dark Passion Play. C’est un projet très ambitieux, puisque cet album se veut la bande son du film du même nom, que Nightwish a tourné. Beaucoup d’ambition, et c’est très bien, car l’ambition, il en faut. Maintenant, pour quel résultat ?
Le principal changement que l’on peut noter, avant de rentrer dans l’album en lui même, c’est le changement de statut d’Anette Olzon, qui était encore “la remplaçante de Tarja” dans Dark Passion Play et qui est, pour Imaginaerum, “la chanteuse de Nightwish”. Il faut avouer que, même pour moi qui suis un fervent fan du Nightwish façon Tarja, Anette s’est très bien débrouillée pour son premier album, permettant un changement intéressant pour le groupe, devant compter sur une voix moins symphonique que celle de Tarja. Un bon premier album et une tournée plus tard, voici Imaginaerum, qui va permettre de confirmer. En tous les cas, on l’espère.
La jaquette (fort jolie) d'Imaginaerum, via Ondes de Rock
Il faut avouer que l’objet en lui même est plutôt joli. Un cover art réussi (alors que bon, les jaquettes de Nightwish sont rarement transcendantes) et un beau digipack (la seule édition proposée à ma FNAC) qui comprend deux disques : le CD en lui-même et un CD comprenant toutes les versions instrumentales. Initiative intéressante. En tout cas, un bel objet à mon goût. Maintenant, parlons de la musique. Je ne ferais pas un résumé piste par piste, mais une impression globale, après ma troisième écoute.
Bon, ne tournons pas autour du pot : je suis plutôt déçu. Vraiment. Je veux dire, les musiques sont pas mal, agréables à écouter, Anette chante bien, aucun souci… Mais que c’est fade. Que c’est convenu. Que c’est déjà écouté. De nombreuses fois, je me suis dit : “Tiens, on dirait Oceanborn… Là, c’est du Once. Ici, c’est plus du Century Child…”. Dommage car certaines musiques ne manquent pas de panache (I want my tears back, The Crow, the owl and the dove, Last ride of the day, même Storytime), mais on a cherché à mixer ces compositions avec des airs déjà entendus dans le passé nightwishien. Quand au classique morceau de plus de 10 minutes…. Autant “The Poet and the Pendulum” dans Dark Passion Play était épique et magnifique, autant dans cet album, “Song of myself” se traîne en longueur et on ne demande qu’une chose : Abrégez ! Et pour la musique de fin, “Imaginaerum”, c’est un bon gros mix instrumental des morceaux de l’album, mais flûte, pas un morceau pour finir un album ! Plus pour finir un film…
Et c’est là où le bât blesse : Nightwish a vraiment conçu cet album comme un bande originale de film, ce qui est à la fois sa grande qualité (une certaine dimension cinématographique) et son plus grand défaut. Ca manque de cohésion, de surprise, d’épique… Bref, ça manque de l’identité de Nightwish, qui s’efface devant les impératifs de composition des musiques de films. Je ne sais pas si je suis très clair… Mais bref, ça manque vraiment de spontanéité et de talent.
Peut-être qu’avec le film, on trouvera que cet album est vraiment parfait. Et en tout honnêteté , il est agréable à écouter, pas mal, comme une BO de film… Mais pas comme un album de Nightwish. Ce qui fait qu’Imaginaerum est dans le bas de ma liste des albums du groupe. Ça résume l’album : bien, mais pas top.
Line-up :
Anette Olzon – Chant
Tuomas Holopainen – Claviers
Marco Hietala – Basse et chant
Emppu Vuorinen – Guitare
Jukka Nevalainen – Batterie
Tracklist :
1. Taikatalvi
2. Storytime
3. Ghost River
4. Slow, Love, Slow
5. I Want My Tears Back
6. Scaretale
7. Arabesque
8. Turn Loose The Mermaids
9. Rest Calm
10. The Crown, The Owl and the Dove
11. Last Ride of the Day
12. Song of Myself
13. Imaginaerum
Aujourd’hui, notre chronique chausse son snowboard, enfile sa doudoune et son bonnet et part pour les pistes de montagne, avec de la neige de partout ! Le genre du snowboard est assez bien représenté sur nos consoles (peut-être un peu moins qu’avant, mais tout de même). Microsoft avait développé Amped pour ses consoles, Nintendo sa série 1080° et Sony avait lancé Cool Boarders. D’ailleurs, mon tout premier jeu de snow était Cool Boarders 3, sur la toute première Playstation. Quant à EA, on leur doit la série SSX qui, d’abord simplement sur Playstation, s’est ensuite imposé sur tous les supports. Et aujourd’hui, parlons de ce qui est pour moi le meilleur SSX sorti : SSX Tricky !
Ambiance funky et décontractée, bienvenue dans le monde de Tricky !
Tricky est le deuxième opus de SSX, le premier n’étant sorti que sur Playstation 2 (et sur N-Gage aussi, mais ça ne compte pas). Ce qui fait que Tricky est plus une version 1.5 du premier SSX, n’apportant finalement que peu d’évolution. Mais qu’importe ! Pour la Xbox et le Gamecube, cette version Tricky est amplement suffisante.
D’ailleurs, la première modification qu’apporte Tricky, c’est la bande son et notamment, la musique d’ouverture du jeu ! Bonjour à “It’s Tricky”, de Run DMC, qui apporte dès le lancement du jeu un feeling de groove et de fun qui va transparaître dans tout le jeu. Cette chanson va être réutilisée dans quelques chansons dans le jeu. Ce thème sera tellement marquant qu’EA va le remettre dans le futur opus de SSX, qui va sortir en 2012. C’est aussi grâce à cette chanson que SSX Tricky s’appelle ainsi, et non “SSX 2″.
Les deux maîtres mots de SSX Tricky sont ARCADE et FUN. Ne vous attendez pas à une simulation ultra réaliste avec des figures super compliqués et des snowboarders correspondant aux sportifs du championnat réel. Les snowboarders de Tricky sont totalement déjantés et caricaturaux, venant des quatre coins du monde. Par exemple, il y a Eddy l’afro qui adore le disco. Et surtout ma préférée, la petite Kaori, cliché de la Japonaise complètement kawai. Au total, ce sont 12 personnages qu’il faudra upgrader au mieux, pour améliorer leur vitesse, leurs sauts, leur technique, et ainsi apprendre de nouveaux tricks.
Deux modes sont disponibles : Freeride, où le but est de faire le maximum de points grâce aux différents tricks et figures. Quant au mode Alpin, il s’agit d’une course contre d’autres concurrents, où il faut finir premier. Autant dire qu’il faut aller vite ! Ces deux modes sont évidemment disponibles en multijoueur, et ce jeu à deux, est juste génial !
Quelques mots sur le système de jeu. Je l’ai dit, pour gagner des points, il faut faire le maximum de figures, grinds ou slides, qui rapportent un certain nombre de points. Ces derniers peuvent être multipliés en attrapant des étoiles offrant des bonus multiplicateur. Mais ce n’est pas tout. A droite de l’écran de jeu, il y a une barre qui se remplit au fur et à mesure des points amassés, et qui se vide en cas de chute ou si vous ne faites pas assez de figures. Cette barre est la barre de boost, que vous pouvez utiliser tant que votre barre est remplie. Lorsque cette barre est totalement remplie, un gros bouton rouge tourne en haut de la barre. C’est le moment de placer des “Super Trick” ou “Ubertricks”, des tricks plus longs et dangereux (sur Gamecube, on les fait avec le bouton Z). Si vous en réussissez un ou plusieurs, une lettre du mot “Tricky” s’allume. Lorsque tout le mot “Tricky” est illuminé, la barre ne se vide plus, et vous profitez ainsi du boost pour le reste de la course ! Il faut bien voir que les tricks sont relativement faciles à placer, ce qui ajoute au fun immédiat du titre.
Vue générale de l'écran de jeu (via jeuxvideo.com). On y voit les étoiles multiplicatrices et à droite, la barre de boost et le mot Tricky
Le dernier point qui fait que, pour moi, Tricky est le jeu de snowboard ultime, ce sont les circuits. Qu’ils soient classiques ou totalement déjantés, c’est un vrai plaisir d’arpenter les différents environnements proposés. 10 circuits sont au programme et pour moi, trois font vraiment la différence. Garibaldi, qui se trouve au Canada. C’est un circuit assez classique, mais aux multiples possibilités, excellent pour commencer ! Tokyo Megaplex, qui lui est totalement déjanté, avec ses souffleries, ses rails de partout, très technique. Et enfin Untracked, qui consiste en un grand moment de hors-piste, puisque vous êtes lâchés d’un hélicoptère dans la montagne, avec aucun repère au sol. Un grand moment de glisse.
Au final, SSX Tricky est un jeu super convivial, fun tout en étant technique sur les bords, proposant un certain challenge et de grands moments de rire, notamment en mode multijoueurs. Ca ne se prend pas au sérieux et c’est, pour moi, le meilleur opus de SSX paru à ce jour, en attendant le nouveau SSX, prévu l’année prochaine !
Fiche Technique :
SSX Tricky
Développeur : EA Canada
Editeur : EA Sports BIG
1-2 joueurs
Plateformes : Playstation 2, Xbox, Gamecube, Game Boy Advance
Sortie : 5 novembre 2001