Article un peu spécial aujourd’hui car article qui va parler du Blogpaper en lui-même. Et cet article est franchement mérité car c’est il y a trois ans, jour pour jour, que naquit sur la planète web The MystickTroy’s Blogpaper ! Donc Happy Birthday to youuuuuuuuu !
Joyeux Anniversaire, MBP !
Et oui, trois ans depuis le premier article, “Say Hello to MystickTroy”. Et il a beaucoup évolué depuis ! Au début, je voulais parler essentiellement de mes écrits avec toujours une vidéo musicale à la fin mais rapidement, j’ai abadonné un format spécifique pour mes articles et j’ai décidé de vraiment parler de tout ce qui me plaît. Il faut dire aussi que j’ai beaucoup moins écrit depuis !
D’autre part, pour la petite histoire, c’est aussi à cause de ma petite amie, Myrina, que ce blog est né. En effet, elle avait déjà un blog WordPress et elle m’a incité à publier mes écrits sur cette même plateforme. Ce n’était pas encore ma petite amie alors, mais elle l’est devenue peu après ! Et depuis, j’ai continué à écrire sur ce blog, à un rythme plus ou moins régulier. Mais je m’y sens bien, et je suis super content de l’avoir !
Enfin, il me faut vous dire merci à vous, lecteurs réguliers ou non, qui passez me voir ici. Grâce à vous, ce blog est le plus lu de ceux que j’ai crée. Cela m’encourage à écrire de nouveaux articles. Je n’attendais pas des millions de visiteurs et ceux que j’ai me conviennent amplement. J’en suis fier !
Quelques chiffres en vrac (tirés des statistiques WordPress) :
* A 18h13, le 27 février, vous êtes 20 496 visiteurs à être venus sur le Blogpaper. Ca me fait vraiment plaisir !
* C’est le 24 janvier 2012 qu’il y a eu le plus de visiteurs, à savoir 218.
* Outre la home page, ce sont mes deux premiers articles sur les châteaux de la Loire qui ont été les plus vus. Amboise a été lu par 1 323 personnes et Chenonceau par 1 291 curieux.
* D’ailleurs, 135 articles (avec celui-là) ont été publiés sur MBP.
* Après les moteurs de recherche (Google en tête), ce sont Facebook, Twitter et le blog de ma petite amie, Argaelle, qui sont les sites qui m’ont envoyé le plus d’internautes.
Voilà, voilà. Je terminerais pour, une dernière fois, vous remercier pour vos commentaires, vos remarques, juste vos visites. Merci de faire vivre ce blog et merci de rester connectés. A très bientôt !
Encore un article hors-série consacré au hockey sur glace nord-américain. Néanmoins, j’espère que les non-initiés vont trouver dans ces quelques lignes des choses intéressantes.
Ce week-end, la NHL est en pause, les matchs de la saison régulière sont stoppés, la plupart des joueurs peuvent souffler quelques jours pour mieux affronter les matchs qu’il leur reste. Pourquoi donc ? Car ce week end, c’est le All Star Game (littéralement Match des Etoiles en bon français) de la NHL, qui se tient cette année à Ottawa, capitale du Canada, au Place Banque Scotia, la patinoire des Sénateurs d’Ottawa.
Blason du All Star Game 2012, reprenant les couleurs de l'école locale, les Sénateurs. La tour que l'on voit est celle du Parlement du Canada. Copyright NHL
Pour ceux qui ne sont pas très au point, qu’est ce qu’un All Star Game ? C’est un week end d’évènements et de concours en tout genre qui rassemble les meilleurs joueurs de la Ligue et qui se termine, le dimanche, par un match joué par ces joueurs. C’est une vraie tradition américaine puisque les quatre ligues majeures organisent un All Star Game (NHL, NBA, NFL, MLB). Le lieu de l’évènement change chaque année, ce qui permet de visiter tous les stades de la ligue au fur et à mesure. Cette année, c’est Ottawa qui organise ce week end d’exception, sûrement parce que 2012 marque le 20ème anniversaire de la refondation de l’équipe locale, les Sénateurs d’Ottawa. Et l’année prochaine, c’est Colombus qui va organiser le All Star Game, d’après ce que vient d’annoncer le commissaire de la Ligue (en gros, le président), Gary Bettman.
Les joueurs ont été sélectionnés par les fans de la NHL, par vote, avant le concours. Il y avait une liste de 127 joueurs et il fallait voter pour les 38 joueurs qui prendraient part au All Star Game. Ceci fait, on a désigné les capitaines des deux équipes qui vont s’affronter. Ce sera Daniel Alfredsson des Sénateurs d’Ottawa (pour la ville hôte) et Zdeno Chara des Bruins de Boston (équipe championne de la Ligue). Pour les entraîneurs, une équipe sera coachée par les entraîneurs des Bruins de Boston et l’autre par les deux entraîneurs choisis comme les meilleurs actuellement, à savoir John Tortorella des Rangers de New York et Todd MacLellan des Sharks de San José.
Enfin, l’étape finale était la “draft” des joueurs, c’est-à-dire la sélection des joueurs par les deux équipes, pour savoir quel joueur ira patiner avec Zdeno Chara et qui va passer le palet avec Daniel Alfredsson. La draft a eu lieu jeudi soir à Québec et ainsi, tous les joueurs ont pu savoir avec qui ils allaient passer un match ensemble. tout est prêt, le All Star Game peut commencer !
Les deux équipes à la fin de la draft (Copyright NHL)
Cependant, les deux grandes stars de la Ligue ne seront pas présents à Ottawa. Alex Ovetchkin, des Capitals de Washington, a décidé de ne pas venir au Canada alors qu’il avait été sélectionné. Le motif ? Il a été suspendu trois matchs réguliers pour un mauvais coup donné lors d’un match et il se sentirait honteux de jouer un tel match sous le coup d’une suspension. D’après certains bruits de couloir, on dit plutôt que le Russe est vexé d’avoir été suspendu et qu’il boude… Quant à Sidney Crosby des Penguins de Pittsburgh, il est toujours absent des patinoires à cause de sa grave commotion cérébrale et bien malin celui qui pourra prédire quand ce dernier sera de retour.
Du côté de mes petits favoris, les Ducks d’Anaheim, seul le vétéran Teemu Selänne (un joueur qui jouit d’un grand respect dans les arénas de la Ligue) avait été sélectionné, mais il a refusé de participer. Il considère qu’à 42 ans, après avoir pris part à 10 All-Star Games dans sa carrière, c’est le moment de laisser la place aux jeunes. Le Finlandais volant a donc préféré la place à Corey Perry, qui n’a pas connu un très bon début de saison, mais qui a quand même été nommé joueur le plus utile lors de la saison dernière. De la part de Selänne, c’est un très beau geste.
Corey Perry serrant la main de Zdeno Chara, lors de la draft de jeudi (Copyright NHL)
Pour beaucoup d’observateurs (notamment pour les chroniqueurs du journal québécois La Presse), le All-Star Game ne sert plus à grand chose dans la forme qu’il a actuellement et beaucoup aimeraient le voir supprimé. Je vous conseille d’ailleurs d’aller sur le site du journal pour lire les articles à ce sujet. Si leurs arguments ont un sens, j’avoue que je prends un grand plaisir à regarder ces matchs, car ils me permettent de voir les stars de la NHL à une heure décente pour nous, Européens. J’avais regardé le All Star Game de 2011 et j’y avais pris un grand plaisir. Je pensequ’il y aurait du sens à conserver cet évènement de la Ligue.
En tout cas, le match final aura lieu ce dimanche 29 janvier à 22 heures, heure française. Vous aurez donc la possibilité de le regarder et de vous faire votre propre opinion. Certains streamings du match seront disponibles sur le net, j’essayerais de mettre un lien sur Twitter. Et encore une fois, merci à ces fans de hockey qui rediffusent en streaming les matchs de la NHL car pour nous, Français, il est très très difficile de voir un match… A demain donc pour les passionnés du palet !
MISE A JOUR DU 29/01/2012 : Où voir le NHL All Star Game ? Je vais laisser ici le lien vers un forum où plusieurs internautes vraiment sympa laissent des liens vers leur site web où sera retransmis le match de ce soir. C’est par ici. Bon match à toutes et à tous !
On va parler jeu de bourrins aujourd’hui sur le Blogpaper. Un jeu qui est sorti voici plus de douze ans, mais qui reste un must pour beaucoup d’entre nous. Un jeu qui peut paraître sommaire à première vue, mais qui nécessite néanmoins un peu de réflexion et de concentration, si si, je vous jure. Finalement, un jeu qui aura marqué bon nombre d’entre nous, et qui est issu d’une histoire un peu complexe. J’ai nommé : Unreal Tournament !
Logo de Unreal Tournament, premier du nom.
Avant de parler en détail du jeu en lui-même, j’aimerais vous parler du contexte de la sortie, en faisant un peu d’histoire. Nous sommes en 1995 et deux studios sont très importants dans le domaine du FPS : 3D Realms et id Software. 3d Realms, aujourd’hui disparu, est notamment connu pour sa série Duke Nukem. En 1996, le studio sort Duke Nukem 3D, qui va marquer les esprits non seulement pour l’ambiance du jeu, mais surtout pour la beauté de ses graphismes, absolument magnifiques pour l’époque. De l’autre côté, on a id Software, reconnu comme le père du FPS, à qui l’on doit l’ancêtre Wolfenstein 3D et le mythique Doom (1 et 2). Seulement, après la claque graphique reçue par le Duke, on se demande si id peut encore étonner. Le studio penche alors sur un mystérieux jeu qui se passerait à l’époque médiévale, sur fond de mythologie. Le nom de ce jeu ? Quake.
Lors de sa sortie, en 1996, après Duke Nukem 3D, Quake a totalement changé. C’est un jeu qui se passe maintenant dans un univers de science-fiction, avec aliens à la clé. Le scénario est bancal et convenu, les maps pas très inspirées (même si on retrouve Nine Inch Nails à la musique). Mais Quake est beau. Très beau. Sublime même. Quake apporte une vraie vue à la troisième dimension, des textures magnifiques, de la luminosité en temps réel… Aucun ordinateur de l’époque ne pouvait le faire tourner au maximum de ses options. Et Quake offre un relativement bon mode multijoueur, où l’on peut s’adonner aux joies du frag. Quake est donc une révolution.
L’année suivante (1997 donc), id sort Quake II. Encore plus beau, plus riche, et avec maintenant un scénario un peu plus inspiré et une véritable direction artistique, et toujours un mode multijoueur excellent. En 1997, Quake est une référence à avoir pour les amateurs de jeu de tir. Pour plus d’infos sur l’histoire de Quake, je vous renvoie au très bon article qui se trouve sur le site de Grospixels.
La boîte originale de Quake, sur le site MobyGames
En 1998, un studio du nom d’Epic Games sort un jeu du nom d’Unreal. Jeu qui fera date car doté, lui aussi, de graphismes exceptionnels et d’un scénario très cohérent, mêlant médiéval et science-fiction. Un jeu qui s’est fort bien vendu d’ailleurs, bien que commencé d’être développé avant même la sortie de Quake. Le souci pour Epic, c’est que si le mode solo a excellente presse, le mode multi est, lui, énormément critiqué pour ses bugs et finalement, son peu d’intérêt vis-à-vis de la référence Quake II. Epic va donc commencer à travailler sur une amélioration de ce mode multijoueur, qui va devenir un jeu à part entière. Mais pour Epic, le temps presse…
En effet, le temps presse, car id travaille sur la suite de son jeu phare, à savoir Quake III, qui ne sera au final qu’un jeu exclusivement multijoueur, dans des arènes et sans vraiment de rapport avec l’histoire relatée dans Quake II. Cependant, les développeurs promettent de splendides graphismes et de devenir la référence du FPS multijoueur.
C’est ici que je vais arrêter de parler de Quake. Si les deux jeux sont semblables, il y a quelques différences entre les deux et souvent, soit on est très fan de Quake III, soit on est très fan d’UT. N’ayant pas joué au titre d’id Software, je ne dis plus rien, de peur de dire de grosses bêtises. Néanmoins, ma douce et tendre est fan de Quake III et a écrit un petit article sur le site Geekofeminin, que je vous engage à aller lire !
Le cover art de Unreal Tournament
Unreal Tournament sort donc fin 1999, un petit mois avant Quake III. Les graphismes sont très jolis pour l’époque, mais mois que le titre d’id Software. Par contre, le nombre de cartes (une trentaine) et les modes de jeux vont rapidement en faire un must have, un hit en puissance. Il y a quatre modes de jeu différents : le match à mort (classique), Capture du drapeau (je te vole ton drapeau et le ramène dans la base), Domination (réussir à garder des points de contrôle pour gagner de nombreux points) et Assault (une liste d’objectifs à remplir, il faut le faire plus rapidement que l’équipe adverse).
Le principal point fort d’UT à mon sens, c’est l’accessibililté. Il est très simple de prendre les commandes, de tirer, de se repérer dans les maps (splendides pour la plupart, avec leur propre histoire). C’est un vrai régal. Les armes sont variés et sont relativement faciles à prendre en main. De plus, les matchs ont une dimension très “retransmission télévisée”, avec les désormais classiques “Multituerie, Ultra-tuerie, Carnage !” prononcé d’une voix d’outre-tombe par la voix off. UT, c’est du concentré de fun en barre, car il ne lasse jamais. En cause ? Les bots. Entièrement paramétrables, leur intelligence artificielle est vraiment très bien gérée, ce qui donne des matchs avec du challenge. De plus, il est possible de donner des ordres à chaque membre de son équipe et ces ordres sont, dans l’ensemnle, très bien respectés. C’est un jeu qui offre du challenge au novice comme au joueur confirmé.
Vue en jeu de Unreal Tournament (Source : Meristation)
Pour l’histoire, il y en a quasiment pas et je n’ai pas l’impression qu’elle soit reliée à Unreal. En gros, la corporation Liandri organise dans le futur des matchs où tous les coups sont permis, même la mort de l’adversaire (cependant, un procédé lui permet de ressusciter juste après) et vous devenez devenir le grand champion. Certes, tous les PNJ que vous rencontrerez, les autres équipes, ont un petit background expliqué avant chaque mission, mais c’est très sommaire. Ne vous attendez donc pas à une grande richesse de scénario.
En revanche, un excellent point est celui de la musique, diversifiée et franchement magnifique. Les morceaux collent vraiment bien à l’ambiance rapide et nerveuse du jeu, c’est une véritable réussite. C’est d’autant plus méritoire que ce n’est pas forcément dans ce genre de jeu que l’on attend de la grande musique. Bref, un excellent point.
En bref, Unreal Tournament est devenu, et reste encore aujourd’hui, un jeu d’exception pour qui aime ce type de jeux. Le genre de titre qui est souvent joué en soirée geek, d’autant qu’il tourne encore bien sur les configurations récentes. J’aimerais bien, d’ailleurs, qu’Epic nous fasse un remake de ce jeu mythique.
Fiche technique :
Unreal Tournament
Développeur : Epic Games
Editeur : GT Interactive, puis Infogrammes
Plateformes : PC, PS2, Dreamcast, Mac, Linux
Première sortie française : décembre 1999
Je pense que la nouvelle a dû vous parvenir, malgré les présidentielles et le bateau qui navigue sur l’eau et qui coule, mais Kodak, l’entreprise américaine de matériel photographique, vient de se placer sous la protection du chapitre 11 sur la loi américaine sur les faillites. Ce qui veut dire en gros que l’entreprise continue son activité, mais qu’elle est quand même super mal en point et qu’il ne serait pas étonnant qu’elle disparaisse corps et bien dans quelques temps.
Ancien logo de Kodak. Source : Dvelec
Alors bien sûr, je ne suis pas un photographe professionnel et le seul appareil photo qu’il me reste à la maison, c’est un Panasonic Lumix numérique, qui me suffit bien assez pour les quelques photos que je fais. Mais la fin de Kodak me fait écraser une petite larme, nostalgique que je suis. Parce que Kodak est rattaché à mon enfance et à de nombreux souvenirs.
Il n’est pas question de plaindre Kodak sur sa faillite : ils n’ont pas réussi à prendre le virage du numérique et l’entreprise s’est fait plomber par les nouveaux leaders du secteur : Nikkon, Canon, Sony, Panasonic et j’en passe. Mais voilà, la disparition de Kodak, c’est un évènement important pour beaucoup de monde, à mon avis.
Une pub française vantant la pellicule Kodak Gold. Crédits : INA et la Dépêche du Midi
Dans mon enfance, quand on achetait des pellicules pour notre appareil photo, c’était pour la plupart des Kodak. Je n’ai jamais su pourquoi, mais moi ça m’allait. J’aimais beaucoup la couleur des boîtes des pellicules Kodak, orange avec des liserés de couleur. Et puis, l’attente entre le moment où l’on dépose la pellicule pour la développer et celle où on retourne la chercher au magasin pour voir les photos développées. Bien sûr, pour moi, c’était de la magie et je ne comprenais pas comment on pouvait passer de la pellicule à la photo que j’avais entre les mains.
A cette époque, il y avait trois grands dans les pellicules (en tout cas, dans mes souvenirs) : outre Kodak, il y avait Fujifilm et ses boîtes vertes et Agfa et ses boîtes blanches. Il y avait aussi Polaroid, mais c’était un cas à part et pour moi, Polaroid représentait le grand luxe. Ce qui faisait des magnifiques murs de pellicules avec trois couleurs dominantes chez les revendeurs. Pour le commun des mortels, qui ne se passionnent pas forcément pour la photographie, difficile de savoir quelle pellicule était la meilleure. Et chaque famille avait une marque qu’elle prenait habituellement. Chez nous donc, c’était les pellicules Kodak Gold.
Quelques exemples de pellicules Kodak Gold. (Site : PhotoWeb.ru)
Et puis, il y avait cet accessoire indispensable pour toute sortie d’écolier : l’appareil photo jetable ! C’était si pratique pour les parents. Au moins, on ne confiait pas à la progéniture un vrai appareil qui coûtait cher, avec le risque de le retrouver abîmé, quand il n’était pas perdu. Avec l’appareil photo jetable, les enfants faisaient leurs photos et hop, on développait au retour, tout simplement. Par contre, je vous avoue que je ne me souviens plus du prix d’un appareil photo jetable à l’époque. 60 francs ? 70 francs ? Impossible de me souvenir… Si quelqu’un s’en souvient.
Ainsi donc, une féroce bataille s’engageait lors des sorties d’école entre le Kodak Fun et le QuickSnap de Fujifilm, Agfa étant franchement outsider dans les classes où j’étais. Le plus souvent, pour moi, c’était le Kodak Fun, avec sa couleur orange et rouge s’il était sans flash, orange et bleu s’il avait un flash. Classe nature, classe patrimoine… Les Fun et QuickSnap m’ont accompagnés partout. Le dernier souvenir que j’ai d’un appareil phot jetable, c’était pour mon voyage en Italie en 2002. Et après vérification sur les clichés développés, c’était un Fujifilm.
Un vieil appareil Kodak Fun sans flash, trouvé sur Ferapask.altervista.org
Oui, aujourd’hui, on peut développer facilement et en quelques minutes des clichés avec les appareils numériques. Mais sincèrement, je ne le fais plus vraiment. Mon album photo s’est arrêté vers 2005, date à laquelle on a commencé à prendre exclusivement des photos en numérique. Et finalement, ça manque un peu. Voire beaucoup. Je n’ai jamais eu assez de connaissances pour trancher le sempiternel débat “L’argentique est-il mieux que le numérique ?” (D’ailleurs, quel système a la meilleure qualité d’image ? Merci de me donner un coup de main pour répondre à cette question !) mais à la rigueur je m’en fous. Pour moi, l’argentique, ça représente toute mon enfance.
Kodak est sur son lit de mort et les autres anciens grands de la pellicule se sont reconvertis dans le numérique, soit ont coulé. Avec ce petit article, je voulais parler de ce que Kodak et l’argentique ont symbolisé pour moi, pour mon enfance. Et ça doit être pour ça que je suis triste que Kodak ferme. Pour toutes ces photos ratées, mal cadrées, énigmatiques que j’ai découvert après développement, pour ces albums remplis qui resteront longtemps dans la famille, merci Kodak.
"Kodak, c'était bien !", planche dessinée par Martin Vidberg sur son blog L'actu en patates, le 19 janvier 2012. (http://vidberg.blog.lemonde.fr)
En préambule et pour faire comme tout le monde, joyeuse dernière année avant l’Apocalypse, profitez bien de 2012 et toussa. Voilà, mon quota de voeux de nouvel an est atteint, on peut passer directement à l’article !
Un sujet vidéoludique pour ce premier article de l’année. Je voulais le faire avant les fêtes de Noël mais je n’ai pas trouvé le temps… En fait, cet article m’a été inspiré par la présentatrice de l’émission 101% de Nolife, Mima, qui a déclaré, en gros, que les indications d’âge minimum ne sont pas très claires sur les pochettes des jeux vidéo et qu’on risquait de s’y perdre. Au début, je n’étais pas du tout d’accord avec elle, surtout que maintenant qu’il y a de la couleur, les indications sont claires. Mais finalement, je me rends compte que, pour moi qui baigne dans le jeu vidéo, ces indications sont très claires, mais pour les non-habitués à l’achat de jeu vidéo, c’est bien plus compliqué. Et c’est particulièrement vrai en temps de fêtes, quand les parents ou grand-parents veulent offrir un jeu aux plus jeunes, sans trop savoir comment s’y prendre.
Ainsi, et malgré le fait que je pense que la majorité des lecteurs de ce Blogpaper sont au fait de ces symboles, je vous propose un petit rappel du système de classification du jeu vidéo en France, avec quelques logos pour expliciter tout ça.
En Europe, chaque pays possède un organisme qui permet de classer les jeux vidéo en fonction de l’âge conseillé, afin de pouvoir s’y retrouver sans trop de problème. En France, c’est le SELL, le Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs, qui s’en occupe et qui avait un système de pictogrammes qui permettait de s’y retrouver. Il y avait quatre niveaux de classification : “Tous Publics”, “Déconseillé aux moins de 12 ans”, “Déconseillé aux moins de 16 ans”, “Interdit aux moins de 18 ans”. Cette mention était sur la jaquette du jeu, permettant une identification rapide du public visé.
Depuis 2003, les principaux organismes de classification d’Europe se sont accordés sur un système commun à toute l’Europe : le PEGI ou Pan European Game Information. Ainsi, partout en Europe, le même jeu sera identifié par le même pictogramme, ce qui est plus simple, clair et pratique. On dénombre cinq niveau de classification :
Les 5 niveaux de classification PEGI (Souce : Vie de Geek)
- 3 ans et plus : Le jeu est tout mignon et confient à tous
- 7 ans et plus : Ne convient pas aux plus jeunes, mais ça reste doux
- 12 ans et plus : Risque de sang ou alors ce sont des jeu de réflexion où il faut avoir un certain âge pour comprendre les mécanismes du jeu
- 16 ans et plus : Réservé aux plus vieux ados et aux adultes
- 18 ans et plus : Sang, sexe, violence… Ca ne convient pas vraiment aux plus jeunes.
Ce pictogramme est inscrit en gros sur la pochette de tous les jeux vendus en France, permettant à tous les acheteurs de jauger le public visé par le jeu d’un simple coup d’oeil. De plus, les principales enseignes de vente de jeu vidéo et les hypermarchés doivent, depuis un accord passé il y a peu, demander la carte d’identité aux acheteurs de jeux 18+.
Sur le verso de la boîte, se trouvent d’autres pictogrammes, qui sont là pour clarifier le classement du jeu : pourquoi tel soft va écoper d’un classement 18+ ? Pourquoi Adibou et Hello Kitty dans l’île aux aventures a été classé 7+ ? Bref, une panoplie de huit pictogrammes existent, les voici :
Les huit pictogrammes en plus. Trouvé sur le site de EA
- Violence : On se bat, on tue, c’est sanglant…
- Langage grossier : On parle un langage très imagé, avec plein d’insultes et de sous-entendus
- Drogue : On voit des éléphants roses, on achète des substances illicites et on va dans le ciel avec des diamants avec Lucy
- Discrimination : On accrédite les thèses du Front National, et on considère que les blancs sont supérieurs
- Peur : BOUH dans le noir, on s’amuse à s’effrayer
- Jeux de hasard : On fait tourner des roulettes et on montre qu’une quinte flush vaut plus qu’une paire de deux
- Sexe/Nudité : On fait des galipettes et tu vois ce que je veux dire
- Online : Attention, tu risques de rencontrer… d’autres gens
Avec toutes ces indications, vous ne vous tromperez plus sur le public autorisé à jouer à tel ou tel jeu vidéo. Bref, c’est vraiment un outil utile et c’est, à mon sens, important d’avoir un outil unifié à hauteur de l’Europe. Bref, j’espère que ce petit article vous sera utile et vous a intéressé.