En préambule et pour faire comme tout le monde, joyeuse dernière année avant l’Apocalypse, profitez bien de 2012 et toussa. Voilà, mon quota de voeux de nouvel an est atteint, on peut passer directement à l’article !
Un sujet vidéoludique pour ce premier article de l’année. Je voulais le faire avant les fêtes de Noël mais je n’ai pas trouvé le temps… En fait, cet article m’a été inspiré par la présentatrice de l’émission 101% de Nolife, Mima, qui a déclaré, en gros, que les indications d’âge minimum ne sont pas très claires sur les pochettes des jeux vidéo et qu’on risquait de s’y perdre. Au début, je n’étais pas du tout d’accord avec elle, surtout que maintenant qu’il y a de la couleur, les indications sont claires. Mais finalement, je me rends compte que, pour moi qui baigne dans le jeu vidéo, ces indications sont très claires, mais pour les non-habitués à l’achat de jeu vidéo, c’est bien plus compliqué. Et c’est particulièrement vrai en temps de fêtes, quand les parents ou grand-parents veulent offrir un jeu aux plus jeunes, sans trop savoir comment s’y prendre.
Ainsi, et malgré le fait que je pense que la majorité des lecteurs de ce Blogpaper sont au fait de ces symboles, je vous propose un petit rappel du système de classification du jeu vidéo en France, avec quelques logos pour expliciter tout ça.
En Europe, chaque pays possède un organisme qui permet de classer les jeux vidéo en fonction de l’âge conseillé, afin de pouvoir s’y retrouver sans trop de problème. En France, c’est le SELL, le Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs, qui s’en occupe et qui avait un système de pictogrammes qui permettait de s’y retrouver. Il y avait quatre niveaux de classification : “Tous Publics”, “Déconseillé aux moins de 12 ans”, “Déconseillé aux moins de 16 ans”, “Interdit aux moins de 18 ans”. Cette mention était sur la jaquette du jeu, permettant une identification rapide du public visé.
Depuis 2003, les principaux organismes de classification d’Europe se sont accordés sur un système commun à toute l’Europe : le PEGI ou Pan European Game Information. Ainsi, partout en Europe, le même jeu sera identifié par le même pictogramme, ce qui est plus simple, clair et pratique. On dénombre cinq niveau de classification :

Les 5 niveaux de classification PEGI (Souce : Vie de Geek)
- 3 ans et plus : Le jeu est tout mignon et confient à tous
- 7 ans et plus : Ne convient pas aux plus jeunes, mais ça reste doux
- 12 ans et plus : Risque de sang ou alors ce sont des jeu de réflexion où il faut avoir un certain âge pour comprendre les mécanismes du jeu
- 16 ans et plus : Réservé aux plus vieux ados et aux adultes
- 18 ans et plus : Sang, sexe, violence… Ca ne convient pas vraiment aux plus jeunes.
Ce pictogramme est inscrit en gros sur la pochette de tous les jeux vendus en France, permettant à tous les acheteurs de jauger le public visé par le jeu d’un simple coup d’oeil. De plus, les principales enseignes de vente de jeu vidéo et les hypermarchés doivent, depuis un accord passé il y a peu, demander la carte d’identité aux acheteurs de jeux 18+.
Sur le verso de la boîte, se trouvent d’autres pictogrammes, qui sont là pour clarifier le classement du jeu : pourquoi tel soft va écoper d’un classement 18+ ? Pourquoi Adibou et Hello Kitty dans l’île aux aventures a été classé 7+ ? Bref, une panoplie de huit pictogrammes existent, les voici :

Les huit pictogrammes en plus. Trouvé sur le site de EA
- Violence : On se bat, on tue, c’est sanglant…
- Langage grossier : On parle un langage très imagé, avec plein d’insultes et de sous-entendus
- Drogue : On voit des éléphants roses, on achète des substances illicites et on va dans le ciel avec des diamants avec Lucy
- Discrimination : On accrédite les thèses du Front National, et on considère que les blancs sont supérieurs
- Peur : BOUH dans le noir, on s’amuse à s’effrayer
- Jeux de hasard : On fait tourner des roulettes et on montre qu’une quinte flush vaut plus qu’une paire de deux
- Sexe/Nudité : On fait des galipettes et tu vois ce que je veux dire
- Online : Attention, tu risques de rencontrer… d’autres gens
Avec toutes ces indications, vous ne vous tromperez plus sur le public autorisé à jouer à tel ou tel jeu vidéo. Bref, c’est vraiment un outil utile et c’est, à mon sens, important d’avoir un outil unifié à hauteur de l’Europe. Bref, j’espère que ce petit article vous sera utile et vous a intéressé.