Archive | février, 2012

[La minute cinéma] Iron Sky, the Dark side of the Moon

17 fév

Il est bien rare que je parle d’un film avant sa sortie en salles. Un certain nombre de fois, j’ai attendu fébrilement un film qui allait bientôt sortir pour déchanter sitôt les premières images diffusées sur le grand écran. Mais ici, c’est un peu différent. Je voulais parler d’un film dont les premières images datent de.. au moins 2007. C’est un ami (lequel, je ne parviens pas à me souvenir) qui m’avait montré un teaser plutôt bien fichu et que je trouvais particulièrement drôle. Le voici.

Intrigué, je me suis rendu sur le site dédié et j’ai appris que ce n’était pas une simple bande-annonce en l’air, mais que le projet était sérieux et que son nom était bien Iron Sky. Avec un pitch très simple : “En 1945, les nazis se sont rendus sur la face cachée de la Lune. En 2018, ils sont de retour”. Et dans ce même site, j’ai appris qu’une partie de la fabrication d’Iron Sky était assumée par des internautes qui ont acheté des “War Bonds” afin de donner un coup de main pour le financement. Puis le temps a passé, et aucune nouvelle du film.

Je me disais donc que les sous récoltés n’étaient pas vraiment suffisants pour créer un long-métrage, que ça coûtait horriblement cher… Puis finalement, hourra ! En mai 2010, un deuxième teaser est diffusé, avec quelques secondes de film. Le projet est loin d’être annulé, il est juste long à mettre en oeuvre et un peu plus de sous serait appréciable pour continuer dans de bonnes conditions !

Bref, avançons un peu en ce début 2012, où le réalisateur Timo Vuorensola, annonce officiellement la fin du tournage, montage et post-production d’Iron Sky et annonce que le film sortira en avril 2012 en Finlande, Allemagne et Royaume-Uni. Je prie vraiment pour que ce film sorte en France, au moins en VOSTF, car j’aimerais vraiment voir ce que donne la version finale ! Voir si cet intérêt que je porte à ce film était légitime ! En tout cas, la bande-annonce finale de cette comédie de science-fiction vient de sortir sur YouTube.

En tout cas, la première officielle s’est déroulée samedi dernier, à la Berlinale, le festival international du film de Berlin. Les premières réactions sont plutôt bonnes, avec de bons articles dans certains journaux, dont The Guardian. Il ne reste plus qu’à attendre une éventuelle sortie française pour voir si les Nazis réussissent à envahir la Terre, après leur séjour lunaire. Wait and see…

Affiche officielle d'Iron Sky. Source : ironsky.net, copyright Energia Productions

 

[Sortir à Bordeaux] Le Musée rêvé, une semaine autour d’Alexandre Lenoir

7 fév

Oyez oyez, Bordelaises, Bordelais. Un autre rapide article pour vous inciter à  aller voir une exposition organisée par l’association Campus Dynamique, Le Musée Rêvé – Une semaine autour d’Alexandre Lenoir

Cette exposition est organisée dans le cadre du programme Art & Fac 2012. Depuis 2008, Art&Fac est un projet des étudiants du Master Régie des Œuvres et Médiation de l’Architecture et du Patrimoine de ma vénérable université, Bordeaux 3. Cette année, dans le cadre d’une célébration nationale faite l’année dernière sur la figure d’Alexandre Lenoir, premier conservateur du Musée des Monuments de France (l’actuelle Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris), Art&Fac s’attache à faire découvrir qui est ce mystérieux monsieur Lenoir. Cet homme a crée un catalogue du Musée, où sont présentés les oeuvres de l’institution. C’est véritablement un précurseur dans le domaine de la mise en scène des oeuvres dans un musée et un homme passionné, mais controversé dans sa volonté de fabriquer une histoire nationale grâce à des objets sauvées de la Révolution. Un homme qui a également inspiré de nombreux musées de Province de part son travail. L’exposition veut apporter un éclairage sur toutes les facettes de cet homme que, je vous avoue, je ne connaissais pas avant d’avoir entendu parler de cette exposition.

Bref, un gros travail a été fait pour cette exposition, avec de nombreuses pièces exposées, de nombreuses conférences et ateliers. Un programme assez varié. On ne peut que saluer la volonté des organisateurs de proposer un programme qui essaie de plaire au plus grand nombre. Je vous renvoie au programme officiel que vous pouvez trouver ici. Pour ma part, ne pouvant aller au vernissage de ce soir, j’irai sûrement y faire un tour jeudi.

L’exposition est ouverte jusqu’à dimanche (le 12 donc), de 10 heures à 19 heures, avec possibilité de visites guidées (10 heures/12 heures 14 heures/18 heures, départ toutes les trente minutes). Elle est au marché de Lerme, très bien restauré il y a peur, près des vestiges du Palais-Gallien. Certes, il n’y a pas de tramway à proximité, mais des bus. Et sinon, vous pouvez y aller en vélo ou à pied ! Même s’il fait froid, ça fait du bien ! (Encore plus de détails sur comment aller au marché de Lerme sur cette page.)

Bonne visite !

Le saviez-vous ? Sur la radio…

7 fév

Un article ultra light sur la radio aujourd’hui, qui ne sera composé que de quelques faits rigolos et/ou intéressants sur la radio en France et sur l’histoire de quelques station. C’est vraiment un article tout simple, tout court, mais qui j’espère vous plaira !

* En 1960, quatre radios sont possédées par la RTF, la Radiodiffusion-Télévision Française (monopole d’Etat sur la télévision et la radio). Il s’agit de France 1, France 2 Régional, France 3 et France 4 Haute Fidélité. Plus tard, France 1 et France 2 seront fusionnées en RTF Inter, qui deviendra France-Inter. France 3 sera renommée RTF Promotion, puis France-Culture. Enfin, France 4 Haute-Fidélité deviendra RTF Haute-Fidélité, puis France-Musique.

*La RTF, puis l’ORTF sera démantelée en 1974/75 et le groupe qui va gérer les stations de radio nationales s’appellera à partir de ce moment Radio France.

* Les autres stations de Radio France seront plus tardives. France-Inter Paris (Fip) sera crée en 1971. Les stations locales de Radio France seront prises à FR3 vers 1980. France-Info est née en 1987. Quant au Mouv’, elle est fondée en 1997.

* France Bleu résulte de la fusion des locales de Radio France et de Radio Bleue, la station senior de Radio France. Sa création effective date de 2000.

* Lorsque le groupe qui possède RTL a racheté le réseau M40 en 1994, elle renomme la radio en RTL1. Le CSA l’interdit pour cause de concertation des radios (RTL possède déjà Fun Radio) et Europe 1 trouve que le nom de RTL1 se rapproche un peu trop de sa station. Après de nombreuses tractations, le CSA autorise le rachat de M40 qui est renommée en RTL…2

* En 1984, la toute jeune station NRJ est suspendue d’émission pendant 1 mois, car elle ne respecte pas la puissance d’émission réglementaire. Cependant, NRJ mobilise ses auditeurs qui vont manifester, soutenus par des stars de l’époque, comme Dalida. La sanction est alors annulée et NRJ continue son bonhomme de chemin.

* En 1985, trois hommes en froid avec la direction de NRJ vont faire sécession et créer une nouvelle radio. C’est ainsi que les stations locales de NRJ à Nancy, Grenoble, Montpellier, Bordeaux, Carcassonne et Toulouse cessent de diffuser le programme NRJ et le remplacent par un nouveau programme appelé… Fun Radio.

* Contrairement à ce que l’on peut croire, ce n’est pas Lovin’ Fun de Fun Radio, crée en septembre 1992, qui a été la première vraie libre antenne pour les jeunes. C’est une émission de Skyrock, Bonsoir la Planète, animée par Malher, qui fut la précurseur dès 1990. Néanmoins, Lovin’ Fun va rapidement passer devant Bonsoir la Planète en termes d’audience.

* Pour rester sur Skyrock, c’est bel et bien une radio rock/pop à sa naissance, en 1986. Mais en 1996, suite à des audiences très mauvaises, mangée par les autres radios musicales, elle décide de changer totalement sa programmation en devenant une radio rap/r’n'b. Si ce changement a fait beaucoup couler d’encre, cela a permis à la radio de retrouver de bonnes audiences.

* Pour finir avec Skyrock, suite à une blague de mauvais goût à propos de la mort d’un policier, Skyrock est condamnée par le CSa à ne pas émettre pendant 24 heures, le 9 janvien 1995. Skyrock va quelque peu détourner cette condamnation. En effet, si aucune musique, aucun jingle ni aucun animateur ne vont se faire entendre sur les ondes, la radio va diffuser des messages d’auditeurs pendant toute la journée. Le CSA infligera une amende à Skyrock.

* Dans la série “Je change de format pour remonter la pente”, un autre exemple assez emblématique est celui de RMC qui, jusqu’en 2001, se définissait comme une “Radio généraliste du Sud”. Les résultats sont catastrophiques puisque la station ne plafonnait qu’à 1,7 % d’audience en 2000. Lors de son acquisition par NextRadioTV, elle se transforme et devient une radio au format Info Talk Sport. Ce qui fait que lors de la dernière vague Médiamétrie (novembre – décembre 2011), RMC Info est à 7,9% d’audience.

* Pour finir, voici quelques significations d’acronymes de radio : BFM = Business FM, RMC = Radio Monte Carlo, RFM = Radio FM, MFM = Montmartre FM, RTL = Radio-Télé Luxembourg, FIP = France-Inter Paris…

Je remets ici deux liens vers des sites très intéressants sur l’histoire de la radio : Schoop et Le Transistor

[Et pour quelques bits de moins...] SoulCalibur II, Namco

5 fév

Après avoir participé à un grand tournoi sanglant lors du dernier article, Et pour quelques bits de moins reste dans un domaine réservé à ceux qui aiment la bagarre. Les jeux de baston , ça ne manque. Entre Street Fighter, Mortal Kombat, Dead or Alive (hum…), The King of Fighters, Tekken, Rival Schools… Il y en a pour tous les goûts. Moi, je reste fan de la série SoulCalibur et particulièrement du deuxième opus qui s’intitule, vous l’aurez deviné… SoulCalibur II !

La jaquette de la version GameCube, sur laquelle j'ai le plus joué

Bon, ce n’est pas le premier jeu de combat auquel j’ai joué. J’ai bien sûr testé Street Fighter II sur Super NES, qui reste mon premier contact avec la baston. Puis quelques parties animées de Tekken 3 sur Playstation. Mais j’avoue que ce n’était pas trop mon kiff. Pourtant, SoulCalibur II a une place à part dans mon expérience de gamer, et cela tient à plusieurs éléments.

Tout d’abord, son scénario. Oui je sais, ce n’est pas un scénario très élaboré non plus, ça se résume à deux grands clans : les “gentils” et les “méchants”. Cependant, les histoires des différents protagonistes sont vraiment bien exploitées et expliquées. Au travers des différents modes du jeu, on apprend de plus en plus de choses. Pour ceux qui n’ont jamais touché à un SoulCalibur, l’histoire raconte, en gros, l’affrontement entre deux épées concurrentes : SoulEdge, l’épée maudite, et SoulCalibur, l’épée qui doit détruire SoulEdge. C’est très très schématisé et chaque personnage va poursuivre les deux épées, soit pour détruire SoulEdge et restaurer la paix, soit détruire SoulCalibur pour dominer le monde. Pour plus d’infos et d’explications, je ne peux que vous renvoyer au web ou tout vous sera expliqué.

D’ailleurs, les personnages du jeu sont assez nombreux, pour l’époque. Wikipédia me souffle 23 combattants pour cette version de SoulCalibur, avec l’apparition du personnage bonus différent selon la console. En effet – argument marketing ?-, Namco avait inséré un personnage différent selon la version. Et à cette époque, on n’avait pas le très regrettable DLC pour acheter les autres persos bonus. Alors, si vous étiez sur Xbox, vous avez la possibilité de jouer Spawn, un personnage de comics. Pour la version PS2, c’était Heihachi Mishima de Tekken, autre série de Namco. Et pour la version GameCube, c’était Link. LE Link. Ce qui justifiait amplement l’achat de cette version.

Un combat épique. (Source : 101videogames.wordpress.com)

La jouabilité m’a immédiatement séduite. Parce que SoulCalibur II se prend en main facilement, et que vous soyez un néophyte du jeu de combat ou, au contraire, un vénérable vétéran. Le gameplay s’adapte au jouer et les moins doués pourront réussir à gagner quelques matchs, tandis que les confirmés pourront se lancer de des figures plus complexes et plus puissantes. SoulCalibur II réussit le pari de rassembler plusieurs niveaux de joueurs, pour un plaisir fun et immédiat.

Enfin, les graphismes et la musique… De ce côté là, c’est sublime. Les arènes sont magnifiques et variées. On peut, et c’est très appréciable, jeter son adversaire hors du ring. Et la musique est épique, éclectique, magique. Les voix des personnages (en anglais sous-titré) leur donnent un relief intéressant, si bien que l’on s’y attache très rapidement. Un vrai bonheur de ce point de vue là.

Pour finir, SoulCalibur 2 reste un must-have du jeu de combat. Un joyau et un best seller qui a marqué l’histoire du jeu vidéo de son empreinte. Bravo Namco !

 

Fiche Technique :
SoulCalibur II
Développeur : Namco
Editeur : Namco
1-2 joueurs
Arcade, PS2, Xbox, GameCube
Sortie : Juillet 2002 (Arcade), 27 mars 2003 (Japon), 26 septembre 2003 (Europe), 27 octobre 2003 (Amérique)

 

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