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Mise à jour rapide : les travaux du tramway de Bordeaux

20 déc

En attendant la publication d’un article plus complet sur un sujet vidéoludique (mais pas un “Et pour quelques bits de moins”), un très court article pour vous annoncer quelques modifications mineures sur la page spéciale Tramway du blog, à savoir :

- La mise à jour des informations sur la ligne D, avec en prime les noms provisoires des futures stations

- Le lien vers le nouveau site spécial de la CUB sur les travaux du Tramway. Bien plus clair, il y a pas mal de ressources intéressantes dessus, dont les documents d’études pour les travaux qui ne vont pas tarder à commencer. Il ne manque plus qu’un flux RSS et ce sera parfait.

Pour toute autre question, vous n’hésitez pas à laisser un commentaire, je me ferais un plaisir de vous répondre !

Bordeaux, au temps du projet du VAL…

1 nov

 

 

 

 

Attention, cette note n’est pas là pour jeter de l’huile sur le feu, ni à dire que de toute façon, le VAL c’est trop de la merde etc. Bien qu’étant pro-tram, il est très agréable d’avoir un débat intéressant, avec des idées, avec un pro-métro. Non parce qu’en ce moment, dans Sud-Ouest par exemple, c’est un peu la chasse au “le Tram fut une grosse erreur” et tout ça… Bref, je vous conseille notamment d’aller vers ce forum, où des internautes avec pas mal de bonnes idées et de bons arguments font des propositions de métro (notamment le membre MiKL-One). Vous voyez, même les pro-tram sont ouverts à la discussion !

Non, ce rapide article est là pour vous parler justement du projet que la CUB a longuement débattu, jusqu’en 1994, pour ensuite se tourner vers la solution tram. Avec quelques images à l’appui, je m’en vais vous conter les tenants et aboutissants d’un des derniers grands projets de la municipalité Chaban. Pour enore plus d’infos, je vous conseille de lire les ouvrages que j’ai utilisé pour réaliser cet article : l’Histoire des tramways, omnibus, trolleybus et autobus à Bordeaux, d’Hervé L’HOST, Guy TRECOLLE et Richard VERGER aux éditions du Cabri et Voyages dans Bordeaux, créé par l’association Trans’CUB.

Tout d’abord, il faut remonter en 1958, date de la disparition du dernier tramway. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que l’ancien tramway n’avait vraiment rien de commun avec l’actuel, celui-ci était vraiment vétuste et inconfortable. Néanmoins, en le modernisant et en mettant de l’argent en plus dans sa conservation, cet ancien réseau de tramway pourrait toujours être en service aujourd’hui, du moins sur quelques sections. Pour vous donner une petite idée de l’étendue du réseau, voici une petite image :

Plan, en 1940, des Tramways Electriques et Omnibus de Bordeaux, issu de l'Histoire des Tramways et omnibus à Bordeaux.

En effet, un réseau de tramways très étendu, mais vétuste. Et ce réseau fut emporté par l’arrivée massive des autobus à Bordeaux, qui étaient véritablement un symbole de la modernité. En 1958, les derniers tramways sont retirés de la circulation et roulez jeunesse ! La nouvelle CGFTE (qui remplace l’ancienne compagnie TEOB) exploite alors un grand réseau de bus, tout droit hérité de l’ancien tramway. Mais bien évidemment, l’arrivée massive des voitures particulières, les préoccupations environnementales, la saturation excessive des réseaux routiers… et voici une CUB asphyxiée dans les années 1980. Un ordre d’idée : en centre ville, à cette époque, la moyenne de vitesse d’un autobus est de… 8 km/h. Pour donner un peu d’air, il faut un projet conséquent de TCSP. En 1986, le maire de Bordeaux (notre bon vieux Chaban) propose un VAL pour décongestionner tout cela, tout en laissant la place en surface à l’automobile. A contrepied de ce qui s’était fait à Nantes et à Grenoble.

Le principe du VAL est voté à la mairie de Bordeaux, mais aussi à la CUB et c’est en 1987 que le premier tracé est dévoilé : Deux lignes, l’une Gare Saint Jean – Sainte Catherine – Comédie – Quinconces – Les Aubiers et l’autre Quinconces – Gambetta – Mériadeck – Tripode. La facture prévisionnelle de cette première phase est de 3,6 milliards de francs de l’époque et la mise en service en 1996. D’autres phases auraient envoyé le métro au campus, à l’aéroport, au parc des Expos et à Lormont. Mais cela bien plus tard…

Si la CUB se lance à corps perdu dans le projet VAL, consulte Matra (créateur du VAL) et lance la revue “Flash Métro”, les opposants au projet commencent eux-aussi à se lever contre ce projet, au rang desquelles on peut notamment mentionner Trans’CUB, qui va fortement militer contre ce projet, préconisant plutôt un métro léger (un tramway en fait, mais le mot était encore fortement négatif dans la tête des Bordelais pour l’employer. C’est en 1991 que des avancés dans le projet VAL se font sentir : faute d’argent, on va réduire les projets de lignes mais on va enfin desservir la rive droite. Une ligne pour faire Quinconces – Gare Saint Jean (avec prolongement futur à Ravezies) et une autre Galin – Mériadeck (puis le Tripode plus tard). Une autre ligne en projet compte envoyer le métro à Pessac-Centre. Cependant, comme le trajet fait une traversée de la Garonne, on augmente le tarif à… 5,9 millards de Francs de l’époque. Mise en service prévue en 2000.

Un joli dessin pour tout bien expliqué, que l'on doit encore une fois aux auteurs de l'Histoire des Tramways et omnibus à Bordeaux.

De plus, en cette année 1991, l’on va désigner à la CUB le concessionnaire de ce beau réseau métro ! Matra, la CGFTE et quelques banques sont désignés pour exploiter et gérer le futur réseau. Dans le même temps, une exposition allées de Tourny va vanter les mérites de ce future et beau métro que l’on attend tellement… Si ce n’est que jusqu’en 1994, les associations, Trans’CUB en tête, et la CUB vont jouer au chat et à la souris au tribunal administratif, les opposants faisant annuler les décisions prises en conseil de CUB. Et en 1994, patatras, la déclaration d’utilité publique est annulée et la CUB jette l’éponge. C’est la fin définitive du projet VAL à Bordeaux. Quelques mois plus tard, Alain Juppé gagne les élections municipales et va lancer un projet de tramway… La suite, vous la connaissez…

Le plan du tram, tel que publié dans le premier numéro du journal d'information du tram "1,2,Tram !" de 2000

Enfin voilà, encore une fois, je vous engage à vous documenter sur ce sujet, aux Archives ou à la Bibliothèque, en espérant que ce petit article vous ait plu ! Je vous ai mis juste à la fin de cet article deux liens vers deux vidéos du site de l’INA, sur le métro de Bordeaux !

http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/RBC06068054/val-futur-metro-a-bordeaux.fr.html

http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/BXC86100306/gironde-le-futur-metro-de-bordeaux.fr.html

 

P.S. : Dernière chose… Je laisse ici une étude amateur faite par le fameux MiKL-One, dont j’ai parlé au début. Etude sur la faisabilité d’un métro à Bordeaux. Très très intéressant et vraiment bien écrit ! les-transports-en-commun-de-la-communaute-urbaine-de-bordeaux

[Brève Tramway] Inauguration du Tramway d’Angers

25 juin

Aujourd’hui samedi, une nouvelle ville entre dans le cercle des villes françaises possédant un tramway. Après Reims plus tôt dans l’année, c’est au tour de la cité du Maine et Loire de posséder “son” tramway, c’est au tour d’Angers !

Blason de la ville d'Angers

 

Quelques mots rapides sur la ville, pour vous situer le cadre de ce nouveau TCSP. Angers est donc la préfecture du département du Maine et Loire, compte 148 405 habitants d’après le dernier recensement. C’est une ville près du Val de Loire, qui eut une importance considérable lors de la période médiévale, notamment grâce au fameux “roi René”. Aujourd’hui encore, son centre ville mêle avec harmonie l’histoire médiévale et le présent. Le coeur de la ville, c’est la place du Ralliement, point névralgique du centre ville angevin. A voir aussi bien sûr, le château d’Angers et ses tours “décapitées”, et, sa magnifique tapisserie de l’Apocalypse.

Pour avoir passé quelques week-ends en son sein, Angers est vraiment une ville agréable à parcourir. J’avais vraiment apprécié de flâner dans ses rues, découvrir cette ville que j’avais parcourue enfant, mais dont je me souvenais plus. Je me souviens de cet après-midi où j’ai attendu une amie à son lycée, sous un cloître médiéval. J’aime beaucoup cette ville, et y retourner ne me déplairait pas du tout. Mais quand j’y étais, les travaux du tramway venaient tout juste de commencer. Donc, venons en au coeur de cet article, l’inauguration du tramway !

Vue de la cabine du tramway d'Angers, présenté à la Foire d'Angers 2007. Crédit photo : Tatmouss pour Wikipédia

 

Comme beaucoup d’autres villes, Angers possédait un tramway entre 1896 et 1949. Comme beaucoup d’autres, le réseau existant a été remplacé par des bus. Dans les années 2004, la communauté urbaine d’Angers a décidé le lancement des travaux du tramway. Ce sera, demain, la ligne A qui va être inaugurée, et va relier la ville d’Avrillé au quartier angevin de la Roseraie. D’importants centres névralgiques seront desservis par la ligne : la gare de St Laud, l’avenue Foch et la patinoire du Haras, la place du Ralliement, l’université et le parc Terra Botanica. Cependant, cette ligne ne desservira pas directement le quartier du château. Néanmoins, deux aiguillages pour une future ligne B ont d’ores et déjà été posés de part et d’autre de l’avenue Foch (un au niveau de Foch – Haras, l’autre au niveau de Foch – Maison Bleue). Ce qui est plutôt intelligent, car cela anticipe un éventuel développement du réseau.

Plan schématique de la ligne A. Crédits : Le Portail Ferroviaire

Autre originalité du tracé, une partie en plein centre ville, entre le Ralliement et la place Molière, sera en voie unique, lors de la traversée de la rue de la Roë.  Cela va nécessiter un timing parfait de la part du PCC Tram pour éviter les gros problèmes. C’est aussi le principal argument des opposants au tramway. A la société des tramways de les contredire.

D’une point de vue purement technique, le tramway d’Angers ressemble fortement au tramway bordelais. Même constructeur (Alstom), même matériel (Citadis 302) et surtout même technologie. L’APS est en effet fortement utilisé à Angers, dans le centre d’Avrillé (entre les stations Bascule et Acacias) et celui d’Angers (Place Molière <-> Foch – Maison Bleue). Espérons que le système fasse ici ses preuves et ne patauge pas à ses débuts, comme au début du tramway de Bordeaux ! La livrée appliquée au tramway angevin est appelée “Arc en ciel” au vu de l’imposant arc en ciel que l’on distingue sur ses côtés.

Tramway angevin en essais rue de la Roë. Crédits photo : POMPIERS pour Wikipédia

Enfin, comme à Bordeaux ou Reims, l’exploitant va changer de nom. Depuis les années 1970, c’était la COTRA qui exploitait le réseau. Demain, le nom de la société va changer en Irigo, nom qui ne se rapporte pas franchement à Angers. En tout cas, on retrouvera Kéolis Angers au commandes de l’entreprise.

Nouveau logo de l'entreprise Irigo

Voilà ce petit article, pour vous présenter rapidement ce beau tramway. L’inauguration doit se faire dans la fête demain, en espérant que le soleil sera au rendre vous. Ouest France a publié le contenu des festivités, donc vous pourrez le retrouver en ligne. N’hésitez pas non plus à visiter le forum de la SnoCOTRA et Wikipédia pour de plus amples informations. Et donc, bienvenue au tramway d’Angers ;-)

A très bientôt,
Antoine

 

 

 

[Réseau TBC] Mon beau bateau, qui navigue sur l’eau…

18 mai

Il y a fort, fort longtemps, depuis, au moins, avant l’arrivée du tramway à Bordeaux, quand la TBC s’appelait encore la CGFTE, l’entreprise avait lancé une ligne de transport bien particulière, appelée le Bus du Fleuve. Cette ligne était composée de bateaux qui faisait un trajet régulier sur la Garonne. La ligne faisait le trajet entre le ponton de Bordeaux-Richelieu (en face de la porte Cailhau) et le ponton Lormont-Aristide Briand (en face de la place du même nom, au pied des piles du pont d’Aquitaine). J’ai réussi à retrouver en pdf les plans aux arrêts du bus du fleuve : PLAN_BUS_DU_FLEUVE_HIVER.

Cependant, quelques temps après l’arrivée du tramway, le Bus du fleuve a été arrêté. D’une part parce que ça coûtait trop cher, au vu des fréquences en dents de scie du service. De plus, lors de l’inauguration du tramway, il y a eu le fameux double effet Tramway : tout le monde se rue dans le nouveau tramway, si beau, si fort, si propre et délaisse les autres moyens de transport en commun. Le Bus du fleuve a donc coulé (sans mauvais jeu de mots) et ce fut la fin des liaisons fluviales dans Bordeaux.

Or, à la fin de l’année dernière, la CUB a annoncé le retour du Bus du Fleuve, dans une configuration néanmoins différente.

Plan fourni par la CUB lors de la présentation du projet "Navettes fluviales"

Du transport en commun fluvial, ça existe en France. Nantes avec ses Navibus et Paris avec son Voguéo (enfin mauvais exemple, Voguéo va s’arrêter en juin, sur fond de tractations entre le préfet, la région et le Stif…). Bordeaux veut donc se doter de trois lignes, que l’on peut séparer en deux groupes.

Dans ce premier groupe, on peut place deux liaisons qui seront mis en place aux heures de pointe, du lundi au vendredi, de 7h à 10h et de 16h à 19h. Des trajets rapides qui ont pour ambition de fluidifier le trafic et aussi de désengorger le tramway. La premier reliera le ponton Lormont-Aristide Briand au ponton Claveau, qui sera mis en correspondance avec le tram B. La deuxième, contrairement à ce que montre l’image ci-dessus, relira la place Stalingrad (correspondance tram A) et le ponton Jean-Jaurès (correspondance tram C à peu près). Le ponton original devant se trouver place des Quinconces, mais Alain Juppé a refusé cet emplacement, arguant du fait que cela allait gêner la halte des paquebots de croisières.

Dans le deuxième groupe, on trouve la ligne de “cabotinage”, qui elle va tourner du lundi au dimanche, de 10h à 16h, avec un départ tous les 45 minutes. La ligne aura le trajet suivant : Lormont <-> Stalingrad via Claveau, les Hangars et Jean-Jaurès. On est ici dans une ligne de plaisance, qui va permettre de visiter Bordeaux d’un point de vue original et agréable, pour peu que le temps soit de la partie.

C’est bien joli tout ça, mais… pour l’usager, ça va coûter combien ? Et bien, à priori (je dis bien à priori), les navettes seraient intégrées dans la grille tarifaire TBC. En clair, vous pourrez, avec votre tickarte que vous utilisez en tram et bus, prendre la navette sans surplus. Et si vous êtes abonnés, vous pouvez utiliser votre abonnement sans surcoût. Si cela se confirme, ce serait très bien.

En tout cas, l’appel d’offre est lancé pour les bateaux. Côté ponton Jean-Jaurès, les travaux ne devraient pas tarder à commencer. Personnellement, cette idée me plaît, mais il faudra voir à modifier les correspondances de certains arrêts. je pense au ponton de Lormont, où peu de bus de bus passent… En tout cas, si cela vous intéresse, je vous invite à lire cet article de Sud Ouest.

A très bientôt,

Antoine.

[Tramway de Bordeaux] Visite du Dépôt-Atelier de la Bastide et du PCC Tram

24 avr

Un rêve s’est enfin réalisé ! Enfin bon, un “rêve”, c’est beaucoup dire, mais j’ai pu visiter un site que je voulais voir depuis très très longtemps. Je ne l’ai peut être pas mentionné sur ce blog, mais depuis le début d’année, je suis Ambassadeur TBC. Le concept, c’est que je mets un badge quand j’emprunte le réseau de transports en commun de Bordeaux et, si les usagers ont des questions, je leur réponds et les aide. En tant que passionné des transports en commun, cette opportunité m’a séduit et donc, me voilà membre de cette grande famille des ambassadeurs !

Et voilà que l’on nous a proposé de visiter le principal dépôt et ateliers du tramway de Bordeaux, situé à la Bastide ! Alors vous pensez bien que j’ai sauté de joie et accepté d’emblée ! Et nous nous sommes retrouvés, un petit groupe d’ambassadeurs, mais joyeux, vendredi dernier à 10h30 devant le dépôt de la Bastide.

L'entrée du Dépôt de la Bastide

Bon, je vous avoue que cet article sera plus un article photo, avec légendes. Mais j’espère que cela vous plaira de voir l’envers du réseau, et de voir comment sont rangés et entretenus les rames du tramway de Bordeaux. Bonne lecture !

Une rame à la station service, passage obligé pour toutes les rames qui rentrent de service

A l'intérieur de la station service. On vérifie l'état des pantographes et des patins APS, remet du sable dans les rames et on les aspire.

Sur ce tableau sont accrochés toutes les clés des rames du réseau. A leur prise de service, les conducteurs prennent les clés de la rame qui leur est assignée et commencent leur trajet.

Si à la fin de la journée, un problème est apparu sur la rame, le conducteur accroche les clés sur ce panneau "Rames immobilisées". Ainsi, elle ne repartira pas tant que le problème n'est pas résolu.

Vue du bâtiment des ateliers, depuis la voie d'essais.

Un bout des voies de garage des rames. C'est ici qu'elles dorment la nuit !

On entre dans les ateliers. Voici les rames, soulevées au-dessus du sol ! Normalement, on les place au dessus de fosses, mais comme la place manquait, il a fallu trouver un autre moyen...

Petite vue générale des ateliers

Un tramway en pleine révision...

Un morceau des réserves de roues pour les rames. On ne dirait pas, mais ça s'use très très vite !

Les fosses de réparation dont je vous ai parlé précédement. Et dire que l'on est passé en dessous !

Le fameux patin APS, qui prend l'énergie quand on est sur la section APS. Il y en a deux par rame.

Et enfin, un morceau du fameux Poste de commande centralisé (PCC). Ce grand écran représente de façon schématique le réseau tram, la situation des rames, leur temps de retard ou d'avance, l'alimentation électrique...

Et voilà, en espérant que ces quelques explications vous ont plu ! Si vous avez des questions, les commentaires sont là !

A très bientôt,

Antoine.

[Brève Tramway] Inauguration du tramway de Reims

16 avr

(NdAntoine : je teste avec cet article la planification d’articles. On va bien voir si WordPress publiera cet article en temps et en heure !)

Article un peu spécial pour ce 16 avril. En effet, dans quelques heures, la ville de Reims va inaugurer son nouveau tramway, après la disparition de l’ancien réseau en 1930. C’est pour fêter ce petit évènement, qui inaugure le calendrier des ouvertures 2011, que j’ai envie de faire un rapide article présentant succinctement la ville et son réseau.

Blason de la ville de Reims. La devise de la ville est "Dieu en soit garde".

Reims est donc situé dans le département de la Marne et dans la région de Champagne-Ardenne. Sa population de 181 468 habitants en fait une ville assez importante, la plus importante de la région. Cependant, bien que ville la plus importante, elle n’est que sous préfecture, le chef-lieu du département et de la région se trouve quelques dizaines de kilomètres plus loin, à Châlons-en-Champagne. Depuis 2008, le maire de Reims est une femme, elle s’appelle Adeline Hazan.

Le projet de tram à Reims ne date pas d’hier. De 1984 à 1991, un premier projet de tramway est bâti et avance très bien. Tracés, futures rames… tout semble se diriger vers un début de travaux… jusqu’en 1991 où le maire de l’époque, Jean Falala, décide d’abandonner totalement l’idée. Stop, on arrête tout et on laisse comme c’est…  Incompréhension et pénalités : l’annulation du projet de tram va coûter de l’argent à Reims. Il va falloir attendre 2003 pour revoir le tram pointer le bout de son nez ! Et rebelotte : tout se met en place, constructeur, tracé, emprises. Mais aux municipales de 2008, le candidat UMP, Renaud Dutreil, déclare le projet “inutile” et promet son annulation en cas de victoire. Fort heureusement pour les Rémois, Renaud Dutreil est battu, les travaux vont pouvoir commencer ! Et c’est le 16 avril de cette année qu’enfin, le tramway de Reims va rouler. Le service commercial proprement dit sera lancé le lundi 18 avril.

Plan schématique du tramway rémois. Source : Wikipédia.

Deux lignes composent ce nouveau réseau. Enfin, plutôt un gros tronçon commun entre Gare Centre et Arago, et trois antennes exploitées comme des lignes indépendantes. C’est très intelligent et assez rare en France. Seul les villes de Strasbourg (le réseau que je trouve le plus intelligent) et de Montpellier le font. Le tram A aura le parcours suivant : Reims Neufchâtel <-> Hôpital Debré, et le tram B Reims Gare Centre <-> Bezannes Gare Champagne-Ardennes TGV. Les fréquences de la ligne A seront de 6 à 8 minutes, jusqu’à 0h30. Pour la ligne B, les fréquences seront de 18 à 24 minutes, et calqués sur les horaires TGV la nuit. Le dernier tram B partira à 22h30. Pourquoi cette différence de fréquence ? Tout simplement parce que l’antenne de la B ne dessert qu’une ZAC encore partiellement vide, les arrêts “ZAC I” et “ZAC II” ,’étant pas encore construits. Seul la gare TGV est pour l’instant intéressante à desservir. Lorsque la ZAC sera plus développée, il n’est pas exclut d’augmenter les fréquences…

Un court trajet, dans l’hyper-centre sera en alimentation par le sol, les essais grandeur nature à Bordeaux étant jugés concluants. Pour le matériel roulant, ce sera du Citadis 302 d’Alstom, équipant déjà la majorité des réseaux français. Particularité : les rames ont 9 couleurs différentes : Fushia, Lavande, Azur, Pistache, Mandarine, Ecarlate, Turquoise, Citron et Gris. Et comme pratiquement à chaque arrivée de tram dans les villes, il y aura une grosse réorganisation des bus. De plus, la compagnie de transports va changer de nom (Comme ce qui est arrivé à Bordeaux et arrivera à Angers) : de TUR (Transports Urbains de Reims), elle va désormais se nommer Citura.

Nouveau logo des transports de Reims, Citura.

Voilà, un article succinct pour vous présenter ce tout nouveau tramway. Pour plus d’infos, Wikipédia et le site des TUR et de Citura vont informeront en détail. En tout cas, bienvenue au tramway de Reims, et bonne chance !

A très bientôt,

Antoine.

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