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“The power of love, A force from above, Cleaning my soul…”

19 fév

Bonsoir bonsoir !

Je sais. Oui, je sais. Je n’ai pas donné signe de vie depuis plus d’une semaine. Je m’en excuse profondément. Mais voila, je rédécouvre les joies et les bonheurs de l’amour, et cela me prend une grande partie de mon temps (pour mon plus  grand plaisir !).

Vous l’aurez compris, je passe (presque) tout mon temps libre avec Myrina. Et je suis vraiment… heureux. Il n’y a pas d’autre mots. Je croyais ce sentiment oublié et enterré, et il se trouve que mademoiselle me prouve le contraire, avec force câlins et baisers. Et je n’ai pas peur de l’avouer ici, je l’aime…

Voila, avec les quelques cours et des révisions pour concours de journalisme imminents, ce qui a causé cette petite absence ! Donc, reprennons le fil de ce blog, perché sur un petit nuage rose, qui se tisse depuis plus d’une semaine.

Voici, enfin, la suite de la genèse de notre Nécromancienne préférée ! Les deux poèmes précédents avaient été écrits dès 2005 (et donc publiés avec “Démons et Merveilles”), celui là a été achevé fin 2008 et va surement être publié dans “La Valse des Mondes”… Donc nous voici de retour chez la Nécromancienne !

Retour au pays de la Nécromancienne

Réveil.
De retour dans mon corps, allongé dans mon lit. Je suis encore sous le choc de ce que je viens de vivre.
Je vous ai laissé, chers lecteurs, au moment où mon esprit ne faisait plus qu’un avec celui de la Nécromancienne. J’ai connu avec elle des plaisirs dont je n’aurais jamais soupçonné l’existence. Elle me confesse que c’était sa première fois avec quelqu’un de « notre » dimension. Je dois être un privilégié.
Imaginez vous, mes amis, la situation : je me trouve dans le royaume de la Nécromancienne, dans son château, dans son lit ! Vous me demanderez à quoi ressemblait cette fameuse Nécromancienne. Elle ressemble à nos fantasmes. A nos vœux les plus chers. Elle ne sera jamais de la même apparence. C’est en tout cas ce qu’elle m’a avoué.
Son château est étrangement agencé. A part une entrée et un vestibule, il n’y a qu’une seule grande pièce. En fait, cette pièce se transforme à souhait, par la volonté de la Nécromancienne. Par exemple, en ce moment, c’est une grande chambre à coucher !
Je lui demande alors comment fait elle pour gérer les rêves. Avec un sourire, elle me demande de sortir du lit. J’obéis et je me range sur un coté de la salle. Elle prononce une formule magique et la chambre à coucher se métamorphose. La salle devient comme une forêt avec un lac. Les arbres sont éblouissants, des lucioles se promènent aux abords du lac. En son milieu, une île. La Nécromancienne m’invite à la rejoindre, ce que je fais.
C’est alors que des sphères m’entourent, dans lesquelles se dessinent les contours flous de ce que je distingue comme des vidéos. Je les scrute, les examine, les passe au crible. Et j’y distingue des mondes fous, des cavaliers héroïques, des chimères cauchemardesques. Et la star, le grand rôle, celle qui occupe l’esprit de la plupart des hommes. La Mort.
La Nécromancienne s’approche de moi et me murmure le mode de fonctionnement. Chaque sphère est un rêve, bon ou mauvais. Elle a toute licence pour les modifier, à sa guise. Selon son humeur, elle peut manipuler les songes, sans dépasser les règles. Les règles ? Je l’interroge d’un sourcil interrogateur. Mais son regard me dit que je n’en saurais pas plus. Pas aujourd’hui en tout cas.
Claquement de doigts. Les sphères disparaissent et apparaît un piédestal, surmonté d’une sphère. Et dedans, j’aperçois le visage de la Nécromancienne. Gravé en dessous, je déchiffre mon nom. Je me tourne vers mon amante et, chose stupéfiante, elle baisse les yeux et rougit.
Tintement. Puis cloches résonnant dans toute la salle. C’est le matin… Fin des Songes, des rêves. Je m’évapore, retournant dans mon monde. Mais avant de partir, la Nécromancienne m’enlace et me susurre à l’oreille :

« A très bientôt, je te le promets. »

Commencé en décembre 2007,
Achevé le 17 novembre 2008
Pour finir cet article, je vais vous laisser apprécier une musique du groupe UB40, “Kingstown Town”

A très bientôt,

Antoine.

“Since I am dead, I can take off my head…”

10 fév

Bonsoir bonsoir !

Bon, chose promise, chose dûe (je pense !). Je vous disais hier soir que j’étais très très heureux, et que j’allais vous dire pourquoi demain (Tout pour appâter le lecteur… tu es tombé bien bas Antoine !). Donc voila, je me suis mis en couple. Oui, je mets un terme à de longs mois de célibat, et la damoiselle que j’ai choisie (et qui m’a choisie hein !) c’est… *roulements de tambours* Myrina.

Comme je ne l’avais pas vue hier, j’ai un peu attendu pour le clamer urbi et orbi. Mais maintenant, c’est fait, c’est sûr et… woaw ! So great ! Wonderful… Enfin, me voila en couple et heureux ! Yahou !^^

Bon, après avoir fait étalage de mon bonheur, je vais reprendre un fil un peu plus normal… Vous n’aurez le droit aujourd’hui (et je m’en excuse) que deux articles. Commençons donc par la genèse de notre chère Nécromancienne !

Le deuxième poème, celui que je vais vous livrer, a été écrit, à peu près, le 21 juin 2005 (merci Skyblog !) et se place ce coup ci du point de vue de la Nécromancienne des Rêves. Le voici donc ! Comme le précédent, il est paru dans Démons et Merveilles, alors merci de ne pas le copier !

La Nécromancienne des Rêves

Un Temple, éclairé par les cierges.
Je suis assise sur un autel, des bulles descendent près de moi. Chaque bulle est une ébauche de rêve, que je modèle à ma guise.
Je suis la Nécromancienne des Rêves.
D’une main, d’un geste, je fais naître les Paradis les plus exotiques ou les Enfers les plus horribles.
Suis-je manipulatrice ? J’aime à faire espérer les âmes les plus sensibles, à affaiblir les plus brutes.
Tiens, je vais m’amuser. Je vois un petit pays des Merveilles. J’empoigne mon sceptre et j’enfante des monstres. Ne jamais laisser un homme trop rêver, mais le faire douter, le déstabiliser.
Pourquoi ? S’il rêve de trop belles choses, le choc sera trop rude avec la Réalité.
Je suis seule, rien ne me trouble. Je modèle les rêves, les cauchemars. Dans un sens, je contrôle les esprits.
Certains s’en remettent à leurs rêves. Ils leur vouent presque un culte. Le Culte Des Rêves… Belle Utopie !
Tiens, celui là est intéressant ! Presque jamais de rêves, ni de cauchemars… Il pense à lui ! Mais pas à sa juste valeur, il se dénigre trop. Je n’arrive pas à le déstabiliser.
Il a une grande force mentale
Il est séduisant
Il me plait.
Viens à moi ! Traverse le royaume de tes rêves et viens rejoindre Jayaniakita, la Nécromancienne des Rêves !

Le monsieur qui va la rejoindre étant celui du premier poème. J’aime bien vous parler des débuts de Jayaniakita. J’ai l’impression de la faire vivre une deuxième fois !

Et voilà pour cet article ! La musique d’aujourd’hui sera… “Black Betty” du groupe Ram Jam !

A très bientôt,

Antoine.

Commençons par le commencement…

9 fév

Bonsoir bonsoir !

J’espère que tout va bien pour vous ! Pour ma part, tout va très, très bien ! Je vous en dirais plus demain, mais je peux vous dire que je suis heureux !

Hum hum… reprenons une figure normale… (non, j’arrive pas à enlever ce sourire de mon visage !)

Donc, comme je vous l’avais annoncé hier soir, c’est la fin provisoire des Chroniques de Jayania, pour un temps très court, je l’espère ! Mais, il me fallait parler de la naissance de ces chroniques. Et bien, je publie ici le tout premier poème qui parle d’une “Nécromancienne des Rêves”, qui préfigure notre Jayaniakita !

Ce poème date, à peu près, du 14 juin 2005. Oui, j’ai dû fouiller dans mon vieux Skyblog pour retrouver la date… Au secours ! Donc, le style n’est pas forcément fameux, mais j’espère que ça va vous plaîre ! Ah, comme ce poème est issu de mon premier recueil, Démons et Merveilles, merci de ne pas le copier !

Descente au pays des Rêves…

A l’heure où mon esprit s’endort, mes idées ne sont plus claires. Les brumes du sommeil les cachent et je navigue à l’aveuglette. C’est parti pour une plongée dans le royaume de mes rêves.
Déjà, se matérialisent des monstres inconnus, véritables Chimères, qui m’assaillent et me désarçonnant. Mais je sais que ce n’est qu’un prologue et je me bats pour m’échapper.
Vision d’horreur !
Pire que les Chimères, l’être le plus abject, mon ennemi personnel, celui qui ne renonce jamais à une occasion de me ridiculiser. Mes poings se serrent, les flammes dansent dans mes yeux. Je n’ai qu’un idée en tête : lui faire le plus mal possible. Mais c’est lui qui attaque le premier d’une rafale de paroles des plus blessantes, il me met à terre. La défense la plus sensée quand on est attaqué, c’est de contre-attaquer. Je lui souris, le flatte comme si je l’aimais. Surpris, il recule. J’en profite pour semer sa compagnie et descend encore plus profond.
Atterrissage.
Je me trouve devant un temple dont je franchis la porte. Seul des cierges éclairent faiblement ce temple. C’est à ce moment que j’aperçois, au centre, sur une sorte d’autel, la Nécromancienne des Rêves, toute de noir vêtue. Elle m’a entendu et ses yeux s’ouvrent et me fixent. Fasciné, je me noie dans son regard. Aucune bouée de sauvetage, mais je n’en désire pas. Soudain, elle se lève et, s’approchant de moi, son visage est éclairé par la lueur des cierges. Alors c’était elle, la Nécromancienne des Rêves ! Alors que mon coeur ne battait que pour elle, elle avait déjà pris le contrôle de mon esprit. Je sens la chaleur de ses lèvres sur les miennes. Je goûte au bonheur à la fontaine de ses lèvres entrouvertes.
Voila, la Nécromancienne est née ! Deux autres poèmes vont suivre… que je vous livrerais les prochaines fois !

Pour finir avec l’interlude musicale, j’ai décidé de vous mettre la chanson de Goran Bregovic, chantée par Iggy Pop, qui s’appelle “In the Death Car”, présent dans le film de Emir Kusturika “Arizona Dream”. J’ai eu la chance de voir Goran Bregovic en concert et c’était génial !

A très bientôt,

Antoine

“Sometimes, I feel I´ve got to run away…”

8 fév

Bonjour bonjour !

Et oui, me revoila, après la fête d’hier soir… Fête surprise, pour l’anniversaire d’un ami. Nous avons attendu sur  une terrasse où nous avions allumé des bougies… et on avait froid ! Et le voila, les yeux bandés et SURPRISE ! En tout cas, ça lui a fait plaisir et la soirée s’est très bien passé. Par contre, le retour fut cahotique entre l’attente de trams et plus de bus pour rentrer, d’où une marche à pied sous une fine pluie… Enfin, Myrina me soutenait par sms interposés alors j’ai réussi à rentrer sans encombres ^^

Bref, me revoila. Le titre de cet article vient de la musique du groupe Soft Cell, “Tainted Love”, qui est une reprise de Gloria Jones, puis ensuite repris par Marylin Manson, dans une bonne reprise (Autant je suis pas un fan de Manson, autant je reconnais que sur les reprises de Tainted Love et de Personal Jesus, il a assuré). Ce titre peut s’appliquer sans peine à notre Jayania, que nous avons laissé en fâcheuse posture dans la Bibliothèque d’Eleusis… Et voici la suite !

Chant VIII

« Mais qu’attendez vous ? Courez ! »
Belzoa hurla alors que l’armée de mort de Raikin pénétrait dans la Grande Bibliothèque. Yunalesca sortit de sa méditation et vient aux côtés de Belzoa, qui se préparait déjà à d’éventuelles complications. Jayania referma brusquement le Codex, mais prit soin de le garder avec elle. Hettar, par contre, ne comprenait pas le danger de la situation. Hébété, hagard, il ne cessait de marmonner que les hommes en armes n’avaient pas le droit d’entrer dans la bibliothèque. Le groupe commençait déjà à regagner la sortie, mais Hettar ne comprenait toujours pas l’imminence du danger. Il fallut que Jayania le prenne vigoureusement par le bras pour qu’il consente enfin à suivre les fuyards. Arrivés à la balustrade du premier niveau, qui donnait vue sur le hall d’entrée, un spectacle terrible se présentait devant leurs yeux.
Une division entière des berserks de Raikin de trouvait dans le hall, éructant et cherchant des yeux la moindre forme de vie. Sur le sol se trouvaient, mutilés, les corps de deux femmes que Hettar ne connaissait que trop bien : c’était deux de ses amis bibliothécaires, qui avaient eu le malheur de se trouver dans le Hall. Hettar ne put contenir sa peine.
« NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! »
Sa voix résonna sous les voûtes et arcanes de la Grande Bibliothèque. Immédiatement, les berserks tournèrent leurs yeux vers le groupe. Et ils comprirent, de suite, que c’était là leur cible. Le chef de la division n’eut qu’un signe, un cri, à faire. Tous les soldats commencèrent alors à courir vers les escaliers, alors que les archers bandaient déjà leurs arcs.

« Il nous faut trouver une sortie, et vite ! dit Belzoa. Demandes donc au bibliothécaire.
- Hettar, reprenez-vous ! s’exclama Jayania.

Elle prit la tête d’Hettar entres ses mains et le regarda, droit dans se yeux, fixement.

- Y’a-t-il une autre sortie ? Vite !
- … Le souterrain… derrière la quatrième étagère de la Salle des Prophéties.
- Alors, levez vous et conduisez nous vers ce souterrain ! Mais avant… »

Jayania s’accouda au balcon et vit les quelques archers la viser déjà. Elle n’hésita pas, empoigna son sceptre et hurla une formule magique.

« Al’ suoktu fahg, malestrom naka dzum ! »
Alors un trou s’ouvrit sous les pieds des archers et ils tombèrent. Et ils disparurent dans une dimension dont personne ne connaissait le nom…

Le groupe se mit à courir, guidé par Hettar qui, bien que n’en menant pas large, se précipitait entre les bibliothèques. Malgré leur vitesse, les berserks les poursuivaient, se rapprochant petit à petit. Belzoa n’hésita pas : il se retourna vers les poursuivants et pointa sa main vers les poursuivants et prononça des paroles incompréhensibles pour des non-initiés :
« Hamsa Cthal, rumda flach ! »
Une barrière de feu se dressa alors, à la suite des fuyards. Quelques poursuivants s’y échouèrent, ralentissant les berserks, mais ils n’abandonnèrent pas. A un moment, Hettar tourna à gauche, puis s’engouffra dans une fissure dans le mur, suivi des trois autres, puis plaça prestement une planche en bois servant de porte. Quelques secondes plus tard, ils entendirent la troupe passer, puis s’éloigner. Ils étaient dans un souterrain, éclairé par des torches. Hettar prit les devants, mais ne put retenir les questions qui l’assaillaient.

« Et bien, on dirait que je fais partie de votre groupe maintenant !
- Il semblerait, en effet, déclara Jayania, en esquissant un vague sourire.
- Et où allez vous aller maintenant ? Vous avez une idée je suppose…

Jayania réfléchit
- En fait, j’ai encore des doutes sur le codex, il faudrait que je trouve quelqu’un qui pourra m’aider.
- Je pense que Marine pourra nous aider non ? interrogea Belzoa.
- Mais oui, bien sûr ! Comment n’y ai-je pas pensé ? Marine Proudmore !

Yunalesca et Hettar poussèrent un petit cri. La jeune fille prit la parole.
- Maîtresse Proudmore ? La fille de l’historien Johan Proudmore ?
- Elle-même, répondit Jayania. C’est une amie de longue date, elle siège à la Guilde des Erudits à Praelène. Pourquoi cette peur ?
- Mais, il se murmure, dans les couloirs du château de Spira, qu’elle a partie avec le Mal !
- Sottises ! s’exclama la voix profonde de Belzoa. Maîtresse Marine Proudmore est une femme digne de confiance, elle nous aidera. J’en suis convaincu !
- Enfin, déjà, il nous faut sortir de ce souterrain, conclut Hettar. »

Mais Jayania ne l’écoutait déjà plus. Elle allait revoir Marine Proudmore… Aura-t-elle changée, après tout ce temps ? La reconnaîtrait-elle ?

Pendant ce temps, au château de Spira, Vo’Xiatir et Shliska devisaient dans la salle du Conseil.
« C’est vraiment ce que tu veux, Vo’Xiatir ? Cela peut être très risqué, tu ne crois pas ?
- Bien sûr que c’est risqué ! rétorqua le dieu du Commerce. Mais si ça marche, ce sera un pas énorme vers la domination du Monde, notre domination.
Le dieu de la Santé restait perplexe.
- Oui peut-être. Reste à savoir comment elle va réagir.
- Peu m’importe. Je suis le dieu des Dieux, elle n’est rien.
Il donna un parchemin griffonné à Shliska.
- Vas voir Leh’Zhar, le dieu des messagers et demandes lui, ordonnes lui de diffuser ce message au plus grand nombre. S’il est peu coopératif, use de tous les moyens nécessaires. »
Shliska lut le parchemin. Ainsi, il y aurait sous peu beaucoup de monde à Spira…

Au même instant, au bureau de la Guilde des Magiciens, à Praelène. Ran Kalath XV signait une lettre et reposa la plume.
« Tu es content, maintenant ? Je ne puis croire que tu nous trahisses ainsi.
- Je ne trahis personne, vieux fou. Je crée un nouveau monde, c’est différent. »
Cette voix émanait d’une personne qui se trouvait dans le bureau du Grand Ordonnateur de la Guilde. Il tenait un couteau qu’il maintenait sous la gorge de Ran Kalath.
« Un nouveau monde, rien que cela ? Tu es idiot, Vo’Xiatir ne fera qu’une bouchée de toi, le moment venu !
- C’est une possibilité… Mais ce sera après la création de ce nouveau monde. Et tu n’en feras pas partie, Ran Kalath ! »
A ces paroles, le couteau trancha la gorge du vieil homme. Ran Kalath succomba rapidement. Le poste de grand ordonnateur est désormais vacant. La personne prit la lettre signée, et sortit par une porte dérobée. Puis se rendit dans la grande salle du Conseil du Palais de Ville de Praelène.

A son arrivée, l’Echevin-Maire lui adressa d’une voix forte :
« Ah, te voila enfin, Zen’Dalir ! Comment commencer une réunion du Conseil des Maîtres-Echevins sans la présence du Prêtre-Echevin ? »

Et voilà, cet extrait marque la fin de ce que j’ai déjà écrit de ces chroniques. Mais ne croyez pas que ce soit fini ^^ Il me faut maintenant vous conter l’apparition de la Nécromancienne et les annexes des Chroniques… Bref, tout un programme qui j’espère, vous plaira !

Voila pour cet article. Je vous laisse avec le clip de… “Tainted Love” de Soft Cell. Clip assez… étrange ma foi !

A très bientôt,

Antoine

Like the Wheel of Fortune…

6 fév

Bonsoir bonsoir !

Oui, je sais. Je devais être à une soirée. En fait, boulet comme je suis, elle est demain. Donc me voila chez moi au lieu d’être à une soirée… Oui, vous pouvez vous moquer de moi y’a de quoi !

D’ailleurs, mesdemoiselles Myrina et Audrey ont publié sur Facebook les photos de jeudi après midi, et j’y suis… euh… original ! Les mesdemoiselles par contre y sont très jolies. A propos, si la rue Sainte Cath’ est fermée, c’est qu’un immeuble menace de s’écrouler, dixit ma mère. Aïe.

Donc, aujourd’hui, vous avez le droit à votre dose quotidienne de Jayania ! Je te rassure chère Myrina, la Nécromancienne est encore vivante ! Dans une mauvaise posture certes, mais vivante !

Voici donc le chant VII qui est l’avant dernier avant la fin de la partie écrite de mon livre. J’espère que vous allez apprécier !

Chant VII

Le soleil levant éclairait de ses rayons naissants la grande Bibliothèque d’Eleusis. Après quelques jours de marche, Jayania, Belzoa et Yunalesca arrivaient à leur première étape dans leur quête des orbes de pouvoir.
La bibliothèque d’Eleusis était impressionnante. De proportions gigantesques, elle contenait un exemplaire de chaque livre publié. Un sort magique permettait que, pour chaque nouveau livre écrit dans le monde, un exemplaire arrivait et était classé dans les rayonnages de la Bibliothèque. La Grande Bibliothèque d’Eleusis pouvait ainsi se vanter de posséder le catalogue de livres le plus exhaustif au monde.
C’est dans cette bibliothèque que Jayania, Belzoa et Yunalesca espéraient trouver des indices dans leur quête des orbes de pouvoir. Depuis leur fuite de Spira et la capture de la Nécromancienne des Rêves, ils ont pris la route de la Bibliothèque et ont filé vers Eleusis. Leur voyage fut direct et sans histoire, ce qui étonna un peu Jayania qui pensait que Vo’Xiatir aurait lancé ses légions à leur poursuite. Pendant le voyage, Yunalesca leur raconta son histoire.
Son enfance fut heureuse jusqu’à la Guerre divine. Alors que Kal’Sturkic approchait, Raikin décida, seul, de lancer ses berserks sur un village isolé, Kiery. Kiery, c’est la ville qu’habitait alors Yunalesca. Elle seule échappa à la folie meurtrière des berserks de Raikin. Et alors qu’elle avait perdu tout espoir de s’en sortir seule, Jayaniakita est apparue et elle l’a recueillie, l’a éduquée. Depuis, elle est toujours restée avec la Nécromancienne.
Et voila qu’ils sont devant la Bibliothèque d’Eleusis. Jayania lança un dernier regard vers Spira, puis entra dans la Bibliothèque, suivie de ses deux compagnons…

« Alors ça, jamais ! Plutôt mourir ! »
La voix de la Nécromancienne des Rêves tonnait dans les murs de sa cellule. Enchaînée dans les oubliettes de son propre château, elle toise avec dédain celui qui lui fait face.
« Tes idées sont folles et tordues, Vo’Xiatir ! Jamais je ne participerais à tes folies !
- Je crois que tu n’as pas beaucoup le choix, Jayaniakita, répliqua Vo’Xiatir. Tu n’es pas vraiment en mesure de négocier ! »
Il fit quelques pas en direction de la Nécromancienne, s’approcha de son visage et lui réitéra ses exigences.
« Acceptes, Jayaniakita ! Et je te promets qu’aucun mal ne te sera fait !
- Comment pourrais-je avoir confiance en tes promesses ? De toutes façons, nous avons des alliés au dehors qui vont précipiter ta chute ! »
Le Dieu du commerce sourit de plus belle et regardait la Nécromancienne avec condescendance.
« Tu veux sûrement parler de ta petite protégée ? Je te garantis qu’elle ne m’échappera pas longtemps ! Mais soit ! Tu m’obliges à employer la manière forte ! »
A ces mots, un serviteur s’approcha et tendit à Vo’Xiatir un coffret, que celui-ci ouvrit. En voyant le contenu, Jayaniakita comprit que ses ennuis ne faisaient que commencer …

« Qu’elle est jolie ! », se disait Hettar, archiviste de la bibliothèque d’Eleusis.
Il a commencé à se dire ça lorsqu’il avait vu pour la première fois Jayania. Ils se trouvaient dans la salle des grimoires de la Bibliothèque, où Hettar les avait conduits lorsque Jayania, Belzoa et Yunalesca lui avaient demandé des informations sur la légende de Torak.
« Il se trouve que nous possédons un grimoire qui parle de cette légende, le Codex Inamurantas, avait répondu Hettar. »
A présent, Jayania essayait de décrypter les premières pages du Codex, qui était écrit dans un langage ancien. Belzoa regardait attentivement les étagères de l’immense Bibliothèque d’Eleusis. Quant à Yunalesca, elle était assise dans un coin, en train de méditer.
« Pardonnez ma curiosité, gente dame, mais pourquoi faites-vous des recherches sur la légende de Torak ? demanda l’archiviste de la Bibliothèque. »
Jayania tourna les yeux vers lui, le toisa et décida de tout lui raconter.

Quand elle eut fini, Hettar la regardait d’un air incrédule.
« Vous avez beaucoup d’imagination, mais je ne crois pas un mot de ce que vous dites ! Il est impossible que… »
Il fut interrompu par un cri. Un hurlement de terreur. Suivi d’un râle d’agonie.
Le berserks de Raikin étaient rentrés dans la Grande Bibliothèque d’Eleusis…
Voila voila ! L’intrigue avance prudement, mais surement. La fine équipe va-t-elle réussir à s’enfuir ? La suite prochainement !^^ En espérant que vous avez apprécié ce passage !

Je vais vous laisser, sur cette vidéo de musique… classique. Ce sont les premiers morceaux de “Carmina Burana” de Carl Orff, à sacoir “Ô Fortuna”  et “Fortuna Plango Vulnera”, sous titrés en latin et en anglais. Et oui, je n’écoute pas que de la musique rock/métal ^^

A très bientôt,

Antoine.

Come on, my little Jayania…

5 fév

Bonsoir à tous !

Me revoila aujourd’hui, de fort belle humeur ma foi. L’après midi s’est passé de très belle et agréable manière (bien que mes explications sur les monuments ne furent pas très claires !) Ceci dit, pas une ombre au tableau : un temps splendide, une bonne humeur, de la marche, une librairie Mollat (mon porte monnaie me fait la tête maintenant)… tout quoi ! Par contre, je serais bien curieux de savoir pourquoi les pompiers avaient fermé le secteur de la Fnac et se faisaient tapper dessus (c’était pas la manif’ des étudiants en tout cas !)

Bref, un après midi de grande qualité, qu’il faudra refaire très vite. Les photos vont être (pour mon plus grand malheur ^^) diffusées sur Facebook… En tout cas, aujourd’hui, j’étais vraiment anti saint Valentin !

Alors, merci aux deux damoiselles de ce très bon moment passé avec vous.

(C’est dingue comme mon moral et mon humeur sont au beau fixe aujourd’hui !) Donc, revenons à nos moutons. Avec la suite des aventures de Jaya’. On va pas tarder à arriver à la fin de la partie écrite, mais ne vous en faites pas, je publierai après la genèse de la Nécromancienne des Rêves…

Et voici… la suite des Chroniques !

Chant VI

Les dernières lueurs du soleil couchant rayonnaient dans la grande salle du château de Spira. Le soir n’allait pas tarder à tomber.
De ses yeux bleus, Jayania avait scruté et observé la salle. Les emblèmes des Dieux Résistants flottaient, accrochés au mur, sur des teintures. Les Dieux eux-mêmes écoutaient attentivement les paroles de Jayaniakita, la Nécromancienne des Rêves.
Celle-ci d’ailleurs finissait d’exposer les faits à l’Assemblée.
“Et voici pourquoi nous sommes tous assemblés ici, dit elle. Jayania, Belzoa et Yunalesca sont d’accord pour nous aider et accomplir notre volonté, c’est à dire réduire la dictature de Vo’Xiatir à néant. Mais la question est : Comment ?”
Toute l’Assemblée se mit à chercher, essayant de trouver l’idée ingénieuse. D’un coup, Myan’Maar, le dieu des Arts et Lettres, prit la parole.
“J’ai peut-être une idée…
-Allez-y, lui répondit Jayaniakita.
-Il y a bien la légende de Torak. Celui-ci, afin de tuer le roi tyrannique, alla trouver aux 4 coins du monde les orbes de pouvoir. Les orbes retrouvées, il découvrit le Temple Sacré et assembla les orbes. A ce moment, il se sentit investi d’une force prodigieuse et réussit à tuer le roi, prit sa place et devint une légende.
-Le problème dit la Nécromancienne, c’est que, justement, c’est une légende !
-Avez vous quelque chose d’autre à proposer ? rétorqua Trillian, déesse du plaisir.
-Non. Mais risquer sa vie pour peut-être ne rien trouver…”
C’est alors que Jayania prit la parole :
“Le temps joue contre nous ! Le seul moyen de savoir si c’est une légende, c’est d’essayer de trouver ces orbes ! Si c’est le seul moyen de vaincre Vo’Xiatir, alors je suis prête à risquer ma vie et je crois que Belzoa et Yunalesca pensent comme moi !”
Ceux-ci opinèrent de la tête. Un regard d’admiration jaillit des yeux des Dieux Rebelles. La Nécromancienne des Rêves reprit la parole :
“Je me doutais, Jayania, que je pouvais te faire confiance ! Voila ce que je te propose: Tu vas te rendre avec Belzoa et Yunalesca à la Bibliothèque d’Eleusis pour te renseigner sur cette légende et voir s’il est possible d’en tirer quelque chose… Mais enfin, quel est ce boucan !»
Cette dernière phrase fut hurlée, pour couvrir les clameurs qui s’élevaient de dehors. C’est à ce moment qu’un serviteur pénétra, agonisant, une flèche dans le coeur, dans la Grande Salle et murmura :
“Les Mercenaires de Vo’Xiatir… Nous sommes trahis !”
La Nécromancienne se dressa et ordonna :
“Que neuf dieux viennent m’aider à défendre cette salle ! Les autres, fuyez ! Vite ! Yunalesca, emmène Jayania et Belzoa dehors !”
Tout le monde se précipita vers les portes dérobées, tandis que Yunalesca cria aux 2 amis de la suivre…
Mais Jayania ne bougea pas, les yeux fixés sur Jayaniakita. La Nécromancienne lui cria :
“Tous nous espoirs reposent sur toi, Jayania. Bonne Chance ! Et fuis ! Vite !”
C’est à ce moment que Jayania réagit et suivit Yunalesca pour s’enfuir du château de Spira.
A peine sont-ils partis que les mercenaires de Vo’Xiatir pénétrèrent dans la salle et entama la bataille… Massacre est peut-être le mot le plus juste. En moins d’une minute, seule Jayaniakita restait en vie, alors que les autres Dieux gisaient, morts, sur le sol.

A ce moment-là, Jayania, Belzoa et Yunalesca sortirent discrètement du château de Spira afin de se diriger vers la bibliothèque d’Eleusis. Mais les yeux de Jayania ne pouvaient se détourner de Spira.

C’est alors que Vo’Xiatir, dans son armure étincelante, arriva dans la salle où Jayaniakita se tenait, entourée par des mercenaires que la tenaient en joue…
“Bonsoir, chère Jayaniakita ! dit-il. Suivez-moi, j’ai de grands projets pour vous ! Et vous avez tout intérêt à obéir…”
Comme vous pouvez le voir, les choses se précipent un peu… La suite surement samedi car demain, je suis d’anniversaire alors…^^

Je vais finir cet article avec un clip du groupe Oingo Boingo, “Little Girls”. Il se trouve que le chanteur de ce groupe est… mister Danny Elfman. Oui oui, le gars aux cheveux roux qui chante, c’est bien lui. Le clip est bien sûr à prendre au second dégré (ainsi que les paroles hein ! “I love little girls, they make me feel so good…”). Après, ça a fait un petit scandale mais bon…^^

A très bientôt,

Antoine

There Will Be Blood…

4 fév

Bonsoir bonsoir !

Non, ne cherchez pas ! Il n’y a (presque) pas de lien entre le titre de ce film avec Daniel Day Lewis  et le contenu de cet article ! Mais bon, je n’allais pas le nommer “untitled 1″ quand même !

J’espère que pour vous l’écheveau du temps se dévide de belle manière ! Moi, ça va plutôt pas mal. Demain, je fais une petite visite de Bordeaux… Mon dieu ! J’ai rien préparé ! Et c’est ma première visite ! Je vais être mauvais c’est pas possible…

Enfin, ce soir, vous n’aurez le droit qu’à deux articles. D’une part parce qu’il est déjà 23h15 et que je me lève tôt et d’autre part parce que mes yeux se ferment tout seuls…

Bref (comme le disait Pépin), voici la suite des Chroniques de Jayania. La guerre est donc déclarée et c’est dans ce contexte troublé que s’ouvre le Chant V…

Chant V

« Nous sommes arrivés ! clama Jayania »
En effet. Perché sur le python rocheux devant eux, se dressait le château de Spira. Un château très impressionnant et très beau, d’inspiration orientale. Jayania et Belzoa, au terme d’un voyage sans histoire d’une semaine, étaient arrivés à destination.
Dès la fin de leur entretien avec la Nécromancienne des Rêves, ils étaient retournés dans la dimension terrestre. Alors que Belzoa était retourné chez lui, faire ses adieux à sa femme, Jayania était retournée à la Guilde, informer Ran Kalath de ce qui ce passe.
« Les choses sont encore pire que je le pensais, dit le Grand Ordonnateur de la Guilde
- Et je crains que ça devienne encore pire, enchaîna Jayania. Je pense que la Guerre est imminente, si elle n’est pas déjà commencée.
- Mon Dieu… La Guilde peut vous aider ?
- Pas pour l’instant. Mais tenez vous prêts en cas de besoin. Et surtout, n’ébruitez pas la chose ! »
Elle retrouva Belzoa, au Temple. Les yeux de son compagnon étaient tout rouges.
« Je suppose, dit Jayania, que les séparations ont dû être dures… Je suis désolé de t’imposer cette épreuve.
- Tu n’as pas à t’excuser ! Ce’Vandra comprend tout à fait, elle m’a chargé de te donner ceci. »
Il lui remit alors un pendentif représentant le yin et le yang, un pendentif très rare, aux pouvoirs puissants. Jayania sentit ses larmes monter.
« Allons, partons ! »
Après avoir récupéré chez Sa’ahdi le nécessaire, ils prirent la route.

Ils rentrèrent alors dans le château.
« Ah ! Jayania et Belzoa ! Je suis heureuse de vous voir, lança une jeune fille d’à peine vingt ans qui semblait les attendre dans les attendre dans le hall.
- Bonjour, répondit Jayania en souriant. Je suppose que vous êtes Yunalesca.
- Elle-même ! Et comme nous allons voyager ensemble, vous pouvez me tutoyer ! Venez, ne traînons pas ! La réunion a déjà commencé.
- Quoi ? Jayaniakita est déjà là ?
- Oui, elle est arrivée il y a une heure ! Allons, rentrons ! »
Yunalesca frappa à une porte et entra
Ils arrivèrent alors dans une pièce circulaire. Des sièges occupés étaient disposés tout autour. Des tentures avec des symboles différents pendaient aux murs. Jayania comprit que c’était les symboles des Dieux réunis.
La Nécromancienne se leva alors :
« Ah, vous voila ! Prenez donc des sièges et asseyez vous, la réunion de la Résistance peut réellement commencer ! »

A mille lieues de là, sur l’Agora Divine.
Vo’Xiatir, revêtu de son armure étincelante, attendait.
Un sourire naissait sur son visage. Enfin, il est Dieu du Monde, Dieu des Dieux ! Le pouvoir était à lui ! Et bientôt il n’y aura plus de Résistance !
« Ca y est, Maître, la réunion a commencé, annonça une voix dans sa tête. »
A ces mots, Vo’Xiatir sortit de l’Agora et annonça aux cent légions mercenaires qui attendaient :
« Tous à Spira ! Si vous trouvez Jayaniakita, apportez la moi vivante. Les autres, tuez les tous ! »
Voilà, comme d’habitude, tous vos commentaires, élogieux ou critiques sont les bienvenus ! En tout cas, j’espère que vous prenez toujours plaisir à lire ces Chroniques et je vous laisse avec le thème de fin de Final Fantasy X, composé par Nobuo Uemetsu.

A très bientôt,

Antoine

It’s war…

3 fév

Bonsoir bonsoir !

Me voilà en pleine forme… enfin, je viens de passer un certain temps dans les logiciels de musique. En fait, je voulais changer le son d’entrée de mon ordi, qui est en ce moment (depuis 2 ans), une musique de Super Mario Bros. Et je voulais le remplacer par une musique que j’adore, mais qui n’est trouvable qu’avec une vidéo : c’est un jingle  de la chaîne du savoir La Cinquième (pour les plus jeunes d’entre vous, c’est ce qu’il y avait avant France 5, et c’était bien meilleur).

Enfin, j’ai réussi. Victoire !^^

Ne bousculons pas les traditions. Le premier article de ce soir sera consacré aux Chroniques de Jayania, nouvel extrait. J’espère que le récit avance assez vite et assez bien pour vous et que vous passez de bons moments avec Jaya’ !

Donc nous y voila. Le Chant IV

« Acceptes-tu cette mission ? »
Ces mots résonnaient dans la tête de Jayania. Elle se trouvait devant un choix épineux.
Cette mission était du suicide, elle le savait. Elle se souvenait de la légende de la magicienne qui, voulant prendre le pouvoir divin, s’était fait tuée sur la plaine qui jouxte l’Agora. Elle ne voulait pas mourir si jeune. Bien que sa vie fût déjà mouvementée, elle voulait encore la vivre.
Mais, c’est agir égoïstement. La Nécromancienne lui faisait confiance, devait-elle la trahir par son narcissisme ? De plus, elle ne voulait pas d’une nouvelle guerre meurtrière.
C’est alors qu’elle se souvenait…
Juste avant Kal’Sturkic. Elle se souvenait d’un petit cimetière, à flan de colline. Elle se souvenait d’un homme pleurant sur une tombe. Cet homme, c’était Belzoa. Et il pleurait sur la tombe de sa mère, tuée pendant la guerre. Devait-elle imposer encore la misère et la mort à cause de son égoïsme ?
« Si tu acceptes, je te suivrais ! »
Jayania sursauta. Belzoa se tenait derrière elle. Avait-il lu dans ses pensées ?
« Désolée d’avoir écouté votre conversation, Très Sainte Déesse, mais je vous ai entendu pleurer. Et j’étais inquiet. Veuillez m’excuser !
- Tu es excusé, sourit Jayaniakita. Et ta loyauté et ton amitié te fait honneur. Je serais heureuse si tu accompagnais Jayania. »
Ce souvenir…
« Ma décision est prise : j’accepte cette mission ! annonça Jayania.
Le soulagement était visible sur le visage de la Nécromancienne.
- Je n’en attendais pas moins de toi, ma fille ! Je vais maintenant vous expliquer ce que vous allez faire. Demain, vous vous mettrez en route pour mon château de Spira, où se sont retranchés quelques Dieux. Vous prendrez contact avec mon disciple, Yunalesca. Elle fera la suite du voyage avec vous. Je vous rejoindrais là-bas et je vous exposerai la suite des évènements. Mais d’abord, deux choses : vous serez absents de la dimension terrestre pour un certain temps, je vous conseille donc d’y retourner faire vos adieux et informer la Guilde des événements. Ensuite, je vais vous apprendre un hymne sacré. Il vous sera très utile. Il se manifestera quand vous en aurez besoin. »
La Nécromancienne entonna alors un chant mélodieux, qui se grava instantanément dans les esprits de Jayania et de Belzoa.
« Elle me rappelle le chant des Priants, de la civilisation Kant, dit Jayania.
- Cet hymne est en effet inspiré de ce chant. Belzoa, peux tu te retirer dans le Temple ? Je dois parler en privé à Jayania ! »
Belzoa s’inclina alors devant Jayaniakita et se retira dans le Temple.
La Déesse prit alors une sorte de pointe sculptée et recouverte de runes, et la fixa sur le sceptre de Jayania.
« As-tu déjà invoqué des Chimères ? demanda la Nécromancienne.
- Non, je n’ai pas eu cet honneur.
-Alors, je t’apprendrais à Spira. Le temps nous est compté. Retourne avec Belzoa sur « Terre » et pars dès demain pour Spira. Je vous y rejoindrais. Jayania, le poids du Monde est sur tes épaules. Je pense que tu feras, au cours de cette quête, des découvertes sur ton passé. Allez. Et souviens toi, écoute tes rêves ! »
Jayania s’inclina à son tour et sortit. Le moment était venu de retourner sur « Terre ».

A ce moment là, dans la dimension terrestre.
Un petit village, à six cent kilomètres à l’Est de Praelène.
Tout était calme. Les enfants jouaient, les mères les regardaient, les hommes travaillaient. Une légère brise soufflait dans les arbres.
Soudain, le ciel s’obscurcit. Et de la colline, s’élançaient mille cavaliers aux armures couleur sang. Ils dévalèrent la colline et se rua sur le petit village. Personne ne fut épargné, le village était en flammes et les cadavres jonchaient les rues.
Le général retira son heaume : c’est Raikin, le Dieu de la Guerre en personne et qui criait « Victoire ! »
Elle n’avait pas été déclarée et pourtant…
La Guerre venait de commencer.
Voila, c’en est fini pour cet article. Enfin je reviens tout de suite avec un nouvel article ! La musique de cet article sera “Weapon of Choice” de Fatboy Slim. La musique est pas mal, mais le clip est génial car c’est l’acteur Christopher Walken qui danse pendant trois minutes. Très bon ^^

A très bientôt,

Antoine

Mission : Impossible ?

2 fév

Bonsoir bonsoir !

Oui je sais, ce titre d’article est un peu barbare pour un article qui va parler d’un roman de fantasy, mais bon que voulez vous, on ne peut pas toujours être inspiré !

Or donc, vous l’avez sans doute compris, ce premier article de la soirée va être consacré à la suite des mes Chroniques de la douce Jayania ! Je suis d’ailleurs touché que cela vous plaise !

Après la publication du début de ces chroniques, je vous raconterai comment est né ce monde des Rêves. Mais trêve d’attente, voici le Chant III des Chroniques de Jayania ! Et je te rassure Audrey, il y aura des dialogues ^^!

Chant III

Jayania et Belzoa sont arrivés à destination. Les voici dans la dimension divine.
Ils sont maintenant dans un temple, de style Byzantin. La pièce n’est éclairée que par des candélabres fixés au plafond.

« Dame Jayania ? »

Elle se retourna. Un homme d’une vingtaine d’années, habillé d’une simple tunique, semblait l’attendre.

- Elle-même, répondit-elle. Et voici mon ami Belzoa.
- Mon nom est Sa’ahdi, enchaîna l’homme en s’inclinant. Venez ! Je dois vous conduire à ma maîtresse, Jayaniakita. »

Il se mit alors à marcher, accompagné des deux amis. Ils traversèrent alors la pièce principale du Temple, pour aller à son extrémité.

« Ma maîtresse sera heureuse de vous voir en tenue rituelle, fit remarquer Sa’ahdi.
- Je ne l’avais même pas remarqué ! »

En effet, elle portait la robe rituelle, sorte de robe chinoise. Dans sa main droite, elle tenait le sceptre des Dimensions. Sa coiffure était un échafaudage de nattes et de couettes, qui faisait ressortir au mieux son visage, qui était très joli.
Sa’ahdi entra dans une pièce, en leur signifiant de l’attendre ici. Une minute plus tard, il ressortit :

« Ma maîtresse va vous recevoir, Dame Jayania. Elle accepte aussi la présence du sieur Belzoa. »

Il les fit alors pénétrer dans la pièce et referma la porter derrière eux.
La pièce était plus petite que la précédente, mais tout aussi faiblement éclairée par des bougies, dispersées tout autour. Au centre, se trouvait un grand coussin brodé, noir. Et dessus, les yeux fermés comme si elle méditait, elle était là. Jayaniakita, Nécromancienne des Rêves et déesse protectrice de Jayania. Elle était habillée d’une longue robe noire à lacets et sa chevelure était composée de deux grandes couettes, qui lui tombaient le long du ventre.
C’est alors qu’elle ouvrit les yeux et s’aperçut de la présence de Jayania et de Belzoa. Elle sourit et commença à parler

« Salut à toi, Jayania !
- Ma Dame, répondit elle en s’inclinant
- Salut à toi, Belzoa !
- Très Sainte Déesse, répondit Belzoa
- Vous m’excuserez, je l’espère, de ne pas vous parler. Mais je dois m’entretenir avec Jayania.
- Je le comprends tout à fait » Et il se retira vers le fond de la pièce.

La Nécromancienne se leva alors, prit la main de Jayania et l’entraîna sur un petit balcon.

« Tout d’abord, merci. Tu m’as toujours été fidèle même après Kal’Sturkic.
- Merci, ma déesse. Il est vrai qu’il y a eu des moments difficiles.
- En effet. C’est pour cela que je te protégeais et que je t’appelle aujourd’hui, car j’ai une pleine confiance en toi. T’as-t-on déjà mis au courant de la situation ?
- Succinctement.
Jayaniakita commença alors à raconter des souvenirs visiblement éprouvants.
- Après le désastre de Kal’Sturkic, il était clair qu’il fallait se remettre en question. Nous écoutâmes alors les doléances des fidèles. Nous avons alors décidé, lors d’une séance de l‘Agora, de nous retirer des affaires « civiles » du Monde et de montrer la Pléiade Divine sous un jour uni, comme le montre la métamorphose du « Temple » à Praelène. Dix ans passaient alors. Mais trois dieux tyranniques, Vo’Xiatir dieu du Commerce, Shliska déesse de la Santé et Raikin dieu de la Guerre, nous trouvaient trop laxistes et voulurent entamer une guerre pour soumettre les peuples du Monde à leur vouloir. Nous refusâmes tout de suite.
Ce que nous ne savions pas, c’est que l’Agora où nous discutions était encerclée par des mercenaires à la solde des tyrans, qui investirent alors l’Agora. Saria, déesse des Forêts qui était mon amie, fut tuée « pour l’exemple ». Il nous fallut choisir : se soumettre ou mourir. Beaucoup décidèrent de se soumettre. Mais nous fûmes quatre à réussir à nous échapper.
La Nécromancienne s’arrêta, les larmes dans les yeux. Jayania était horrifiée de ce qu’elle venait d’entendre.
- Bien sûr, reprit la déesse, nous avons organisé la Résistance. Mais nous ne voulons pas d’une nouvelle guerre meurtrière ! Or, Vo’Xiatir va mettre en œuvre ses plans machiavéliques…

C’est là ou j’ai besoin de toi. Tu devras arrêter ce complot avec Belzoa. Je te le demande, acceptes tu cette mission ? »
Et voila ! L’intrigue commence à se nouer… mais rassurez vous, la suite arrive bientôt ! J’espère que cet extrait vous aura plu !

Pour cet article, j’ai choisi la musique d’un magicien de la chanson française, j’ai nommé William Sheller. Je crois que c’est mon chanteur français préféré, ses textes sont toujours magnifiques… La chanson est “Fier et Fou de vous”.

A très bientôt,

Antoine.

La suite des aventures…

1 fév

Bonjour à tous !

Et bien, me revoici, après avoir passé une journée à faire tourner les jeux dont j’ai parlé hier ! Et plus aucun ne bugge. Ca fait du bien de repartir dans la Cité Interdite.

De plus, un éditeur français, Microïds, a racheté les catalogues d’Index + et de Cryo et est en train de republier sur PC tous ces anciens jeux… Si ça se fait effectivement, ce serait très bien !

De votre côté, j’espère que vous avez bien profité de votre week end… qui risque de se prolonger pour nous, étudiants. En effet, les professeurs de Bordeaux III vont se réunir avec les étudiants en AG demain à 12h30. Je sens qu’on est reparti pour de nouvelles grèves…

Enfin, ne parlons pas de malheur ^^. Voici la suite des Chroniques de Jayania, le Chant II. Merci à Myrina et à Audrey pour leurs gentils commentaires depuis le début, ainsi qu’à Marine sur Facebook. C’est aussi un peu grâce à vous que Jayania existe, alors merci du fond du coeur !

Chant II

Jayania n’en revenait pas.
Elle s’était attendue à tout, sauf à ça
Tôt ce matin, elle était allée dans le quartier des Guildes. Ce quartier est là où se concentre les Guildes les plus puissantes. La Guilde des Magiciennes, à qui appartenait Jayania, a été fondue dans la Guilde des Magiciens, devenue par ce fait mixte. La Guilde est maintenant très puissante, la deuxième après celle des Marchands. Jayania avait été destituée de la Guilde du fait de son exil, mais cette destitution s’était faite à contrecœur. Jayania était puissante, un grand atout pour la Guilde. Elle était Magicienne des Dimensions. Pour peu que son exil ait un peu rabaissé sa magie, elle restait une magicienne très puissante.
Mais pourquoi diable la Guilde avait-elle besoin d’elle ?
Elle ne pensait plus à son cauchemar. Elle se trouvait dans le salon de réception de la Guilde. Le Grand Ordonnateur, Ran Kalath XV, la reçut avec une extrême gentillesse. Après les banalités d’usage, il lui annonça sa réintégration dans la Guilde. Il lui confia une mission…
La Pléiade Divine, unie en apparence, s’était déchirée. Les Dieux du Commerce, de la Guerre et de la Santé ont pris le pouvoir et veulent massacrer les dieux qui ne se rallient pas à eux. Certains se sont soumis, d’autres organisent la Résistance, autour de la Nécromancienne des Rêves. Celle-ci demande de l’aide à la Guilde des Magiciens, en l’occurrence de leur envoyer Jayania.
Celle-ci fut éperdue de reconnaissance. Elle accepta tout de suite, non sans demander l’assistance de Belzoa, qui accepta. Elle décida d’aller voir tout de suite la Nécromancienne. Elle commença à entonner le Chant des Dimensions, accompagné des Gestes Rituels.
Le Monde commença à devenir flou. Elle et Belzoa passaient dans la Dimension Divine.

Voici l’extrait d’aujourd’hui, j’espère qu’il vous a plu ! Je vais vous laisser… pour l’instant ^^! Pour la musique ce soir, je vous propose “Blue Orchid” du groupe The White Stripes.

A très bientôt,

Antoine

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