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“There must be some kind of way out of here, Said the joker to the thief”

14 mar

Bonjour à tous !

So, encore une semaine qui s’écoule… avec une faculté bloquée (mais j’ai réussi à avoir un cours de montage… 3h30 sur un Mac, c’est étonnant !) Semaine consacrée à finir avec Olivier mon travail sur le reportage à faire… on a choisi le thème de la fête foraine et c’était fort rigolo, surtout qu’on a bataillé avec le Mac pendant deux heures pour mettre la musique qu’on voulait (du Electric Six).

Et semaine passée également aux côtés de ma lovely girl, ma Myrina. Semaine qui connut son point d’orgue avec la soirée passée chez elle mercredi… Nuit blanche certes, mais nuit si douce, si belle… Je voudrais que toutes les nuits ressemblent à celles là… Je l’affirme et je le crie haut et fort, je suis amoureux d’elle et je voudrais que cela continue encore longtemps… très longtemps…

Sur un tout autre sujet, un sujet d’actualité dirons nous (vu que mes révisions pour le concours de journalisme continuent ^^), je suis tombé sur un dossier intéressant sur le site internet du magazine catholique “La Vie”, sur les intégristes catholiques. Ce dossier est très intéressant, tant d’un point de vue historique que d’un point de vue d’actualité. Je vous conseille de le lire, et de lire les commentaires des internautes et c’est… effrayant. Vraiment. Ca va surprendre du monde que je mette un lien vers un magazine catholique, connaissant ma position agnostique, mais il faut savoir aller voir vers d’autres sources, et celle là est très intéressante. So, voici le lien : http://www.lavie.fr/ et vous cliquez sur le dossier “La Croisade Intégriste : Enquête sur l’extrême droite de Dieu”

Petite poésie également, issue de la Valse des Mondes… Enjoy !
Scars on my Mind

Un portrait n’est jamais tout à fait blanc,
Même entre les mains du plus grand des peintres.
La dame de haute noblesse a, elle aussi,
Des choses secrètes à cacher.

Certes, je ne suis pas un exemple de pureté,
Bien que je ne pense pas être des plus vils.
Mais je nourris, et je le confesse,
Des blessures profondes et cruelles.

Evidement, je ne veux pas les effacer
Car, dit-on, elles permettent d’avancer.
Pour la plupart d’ailleurs, elles se referment
Et à beaucoup, j’ai réussi à pardonner.

Cependant, certaines restent, au Monde, dissimulées,
Entaillées avec force dans les plus sombres recoins
De mon esprit, à jamais marqué
Par ces blessures presque assassines.

Voilà l’état dans lequel je me trouve.
Je suis, c’est vrai, un homme joyeux.
Mais, enfouies comme des trésors interdits,
Il y a des cicatrices dans mon âme.

Composé le 9 janvier 2009

Sur ce, je m’en vais aller lire un peu. D’un côté, je relis avec délices les romans de la Contesse de Ségur, une des auteurs qui ont bercé mon enfance et qui m’ont donné le goût de la lecture. Et également, je vais commencer mon premier livre en anglais, à savoir “New Moon”. Vais je réussir ?^^ Je vous laisse avec une reprise de Bob Dylan par Jmi Hendrix, “All Along the Watchtower”, présent sur la BO de Watchmen.

A très bientôt,
Antoine

“In the end, I will always love you. The beginning.”

24 fév

Bonjour à tous !

Et bien ça y est, mon émission est passé ! Malgré des petits cafouillages et des petits problèmes techniques, ça s’est très bien déroulé ! Je voudrais remercier tous ceux qui l’ont écouté et réécouté, et merci pour tous vos petits commentaires qui font chaud au coeur !

Et les vacances se déroulent, faits de révisions pour le concours de journalisme et d’appels à ma douce mie, qui est rentrée chez elle pour les vacances. C’est vraiment doux d’entendre sa voix, et dur de la savoir si loin. Mais je me console, je vais pas tarder à la revoir ^^

Le titre de cet article est issu du morceau “The Poet and The Pendulum”, que je trouve personellement magnifique. Ce morceau a inspiré un poème, dédié à Myrina, que je vous livre ici. Toutes les critiques sont bienvenues ! Ce sera le seul poème de cet article, mais je pense que je vais en publier d’autres d’ici demain. Le voici donc :

The Poet and The Beauty

Un calme jour de février, le soleil doucement teinté,
Le Poète songe et rêve, sa plume courant sur le papier.
Il tourne et retourne dans son esprit constamment torturé
D’incessantes questions dont les réponses viennent à lui manquer.

Non loin de lui, si près, mais à ses yeux cachés,
Réponse à ses questions, sans qu’il n’ose se l’avouer,
La Beauté est plongée dans ses rêves agités
Ne pouvant s’enlever le Poète de ses pensées.

Le sablier du Temps lentement se déverse, et pourtant,
Rien dans l’attitude rêveuse de ces deux prétendants
Ne pouvait faire penser que l’un de ces êtres
N’oserait livrer à l’autre le tréfonds de son âme.

Pourtant, alors que le silence total régnait et que
Les réponses aux problèmes n’étaient pas trouvées,
La Beauté prit sa plume, la plongea dans l’encrier
De son cœur. Et se déclara, se dévoila.

L’âme rêveuse du Poète s’éveilla alors,
Rose écarlate dans un marais insalubre.
Quoi ! Quels étaient ces quelques vers griffonnés
Qui apaisent ainsi mon esprit si tourmenté ?

Fascination. Un Léthé n’eut pas eu un effet
Aussi puissant, aussi délicieux, aussi heureux.
Troublé, mais heureux, le Poète prend sa plume
Et fait jaillir de son être les émotions les plus profondes.

A la lecture de cette prose enflammée, la Beauté,
Oubliant toute peur, se révéla aux yeux du Poète.
Elle le trouva dans un état de rêveries éveillées
Et, tendrement, délicatement, l’enlaça.

Sentant son cœur battre, sa peau douce,
Plongeant ses yeux dans les siens,
Le Poète comprit alors que cet ange
Etait la Dame, celle qu’il attendait depuis si longtemps…

Interrogation. Le méritait-il, ce bonheur ?
Avait-il le droit d’accéder à toutes ces belles choses,
Lui, le poète sombre et taciturne, qui cachait secrètement
Un grand nombre de cicatrices dans son cœur ?

Le spectre noir des questions assourdissantes
Revenait hanter son être déchiré, désolé, mais
D’un simple claquement de doigts, la Beauté
Chassa loin ces monstres dévoreurs de rêves.

Et elle prit dans ses frêles mains la tête du Poète,
Plongea ses yeux si doux dans son regard hagard,
S’approcha du visage de cet homme ébahi,
Et l’embrassa, de tout son cœur et son âme.

Le cœur du Poète s’emballa alors,
Chef d’orchestre pressé des instruments
De son être. Tout son corps, son être,
Ne désirait qu’une chose. La Beauté.

Et le Poète et la Beauté se lovaient
Dans leurs bras, ne pouvant se détacher.
On pouvait alors déclarer, clamer,
Qu’un Amour venait de naître.

Et à ce moment d’exquise extase,
Le Poète se prit à rêver, éveillé.
Il voulait, pour un long moment,
Rester aux côtés de la Beauté.

Et je peux affirmer, ô mes lecteurs, que depuis,
Le Poète aime de tout son cœur la Beauté.

21-23 février
Pour finir, je vais vous laisser avec les crédits de fin de “Kill Bill” de Quentin Tarentino. J’aime beaucoup la présentations des acteurs et la musique qui l’accompagne, “Malagueña salerosa” de Chingon.

A très bientôt,

Antoine

“Hey man! Look at me rockin’ out! I’m on the radio…”

19 fév

Ha oui, je ne vous en avais pas parlé de cela, mes chers lecteurs !

Au mois de janvier, mon éditeur a lancé, pour la maison d’éditions, une petite webradio où, chaque dimanche, un auteur des Mille Poètes venait participer à une petite entrevue, pour parler de lui, de ses écrits, de ses projets… L’éditeur cherchait des volontaires et je me suis laissé tenté, en répondant favorablement à cet appel.

Alors, mon entrevue sera dimanche, à 17 heures. Je serais interviewée par une dame qui, selon les mails que nous nous sommes envoyés pour préparer l’entrevue, a l’air fort sympatique. Et moi, il a fallu que je me précipite à la Fnac pour trouver un casque micro, car faire une émission de radio sans micro, c’est un peu compliqué. Donc, si ça vous intéresse, rendez vous dimanche, 17 heures, sur http://www.blogtalkradio.com/millepoetes. Si vous le voulez, vous pourrez la reécouter plus tard !

Oui, j’ai un peu le trac… mais bon !^^

Alors… quels poèmes vais-je livrer aujourd’hui à vos critiques, mes chers lecteurs ? Le premier sera une invitation au voyage, composé l’année dernière, par une chaude journée ! Je repensais à l’un des plus vieux rêves de l’homme : voler ! Et j’ai commencé à écrire… voici le résultat.

Voyages

Etendu là, sur l’herbe, je laisse mon cerveau se reposer, mon corps se relaxer, mon esprit vagabonder dans les méandres de mes idées. Le Soleil, éclatant, baignait de lumière mon corps et mon âme. D’un coup, je me mis à songer à partir, loin…
Si j’avais eu des ailes, comme le majestueux aigle, j’aurais parcouru, sans un seul temps mort, toute la circonférence de la Terre. Je me serais perché en haut des plus grands gratte-ciels. J’aurais sillonné les plus belles villes. J’aurais traversé les nuages pour, enfin, voir toujours le Soleil devant moi.
Si j’avais eu des branchies, comme les plus élégants poissons, j’aurais plongé, d’un coup, sans m’arrêter, dans les profondeurs les plus noires des océans, là où la lumière des Etoiles n’est jamais arrivée. J’aurais rencontré, je pense, des êtres vivants dont personne ne connaissait l’existence. J’aurais découvert, peut-être qui sait, des ruines enfouies que personne n’avait encore fouillées.
Mais voila que l’Astre lumineux se couche, au loin vers l’horizon. Mes ailes fictives se sont repliées, mes branchies imaginaires se sont comblées. Il va me falloir regagner ma chambrée. Alors, je me dresse, lentement, sur mes deux modestes jambes.

Quant au deuxième poème, invitation au voyage également, je l’ai écrit au début de cette année, lors de mon séjour à Angers. Il m’a été inspiré par la Gare de Bordeaux, la gare Saint Jean, que je trouve vraiment jolie. Et voici ce que cela donne…

Salle des Pas Perdus

Et la grande aiguille de la majestueuse horloge tourne petit à petit…

Le soleil poursuit sa course, éclairant la verrière du monumental bâtiment. A fleur de fleuve, comme un navire à jamais ancré au rivage, c’est lui qui marque le début du voyage, le début du rêve.

Me voilà assis, à observer, à contempler… Autour de moi, une grande salle, que les esprits étroits des hommes en cravates ont baptisé « Cour de Départ », alors qu’elle est pour moi la porte d’entrée pour la découverte.

Adossé au mur, je me place sous une grande fresque, aux couleurs éclatantes, peinte il y a un siècle déjà, chargée d’histoires, et me berçant de doux noms qui m’appellent vers les terres méridionales de la douce France.

Accoudé au balcon, je me sens comme le spectateur d’un théâtre humain. Je vois des futurs voyageurs, au destin très différents. L’un, enfant, collé contre sa mère, attend patiemment le moment où il faudra partir. Un autre, dans un costume noir impeccable, le portable collé contre l’oreille, se hâte vers le quai de départ. Une autre encore flâne, sans véritable but, dans le hall

Un nouveau flot de voyageurs entre dans la gare, suivi par le carillon d’un tramway qui part. Cela fait sursauter les quelques pigeons qui s’envolent alors dans la gare. Vision étonnante, des oiseaux dans la ville…

Soudain, le panneau indicateur égrène son tac tac régulier et des noms de villes apparaissent. Et voila un panorama français presque complet, de Lille à Marseille, de Mont de Marsan à Nantes, de Bayonne à Paris…

Je me dirige alors sous la verrière, illuminée de soleil. Quelle chaleur ! Une plaque rappelle que celui qui l’a construite est maintenant connu pour sa Tour dans la capitale…

Et les voilà. Les trains… Ils sont bleus, ou verts, ou rouges… Mais ce sont nos compagnons de voyage pour quelques heures. Ils vont nous transporter loin de notre quotidien.

« Installez vous confortablement… » Et voila, le train se met en branle. En une poignée de secondes, il traverse la Garonne, ce ruban bleu. C’est parti pour un voyage à travers la campagne !
Et dans quelques heures, après m’être abreuvé les yeux de paysages, après avoir traversé des gares au nom parfois énigmatique, je repartirais à la découverte d’une nouvelle salle où je pourrais perdre mes pas…

Et voila, je dois avouer que j’aime beaucoup mon deuxième poème… et vous comment trouvez vous  ces quelques textes ?

Je vais vous laisser pour aujourd’hui… je reviens très vite, promis ! Je vais préparer l’émission de dimanche… imaginez moi avec un casque micro vissé sur la tête ! ^^ Je vous laisse avec le groupe  Frankie goes to Hollywood et le titre “Relax”.

A très bientôt,

Antoine.

“Empty spaces, What are we living for ?”

10 fév

Même si je vous ai dit que vous n’aurez pas de troisième article aujourd’hui, je sais exactement ce que je vais y écrire demain… Je vais parler de ma région natale, à savoir Moulins sur Allier. Ca fait peur comme ça, mais je vous jure que c’est très intéressant !^^

Bon, je vais aujourd’hui, vous livrer deux poèmes qur le thème, du voyage, de la découverte, de la nostalgie… Tous deux tirées, encore une fois, de la Valse des Mondes ! J’espère que les quelques vers que je vous livre vous plaisent !

Le premier de ces poèmes se nomme “Promenade de l’Aurore Naissante”. Il est inspiré d’une promenade faite à Saint Nazaire, alors qu’il était quatre heures du matin. Le voici.

Promenade de l’Aurore Naissante

4 heures du matin.
Morphée ne se décide pas à me visiter. Rien à faire, ma nuit est finie, le sommeil s’en est allé. Mû par une envie secrète et indicible, je me tire de mon écrin de tissu et décide de sortir, dans la nuit, seul.

5 heures du matin.
Seul. Le mot est faible pour décrire ma situation. Personne ne vient troubler la tranquillité de ma promenade nocturne. La Ville prend une autre dimension. Plus mystérieuse, plus secrète. Ca me plait. Je me délecte de ces moments intimes avec cette belle endormie encore, qui me laisse la découvrir sous sa facette la plus étonnante.

6 heures du matin.
Rugissement. Le bruit, le son, le chant des vagues, puissamment projetées sur le sable frais se glissent entre les ombres fuyantes de la nuit. Moment de bonheur. C’est à cet instant qu’Aurore, avec ses doigts de rose, décide de tirer le Soleil de sa torpeur. Celui-ci, timidement, se lève, éclaire d’une lueur rougeoyante la Ville. Celle-ci retrouve son visage de tous les jours car les gens ont décidé de se lever. Et moi, émerveillé par les secrets que j’ai découvert, je reste là, assis, contemplant l’astre solaire s’élever doucement vers le Zénith.
Le deuxième mêle voyages et souvenirs, qui a été écrit en avril de l’année dernière. Je me plaisais à imaginer que j’étais en plusieurs endroits en même temps… Le voici :

Inexactitude Géographique

Je ne suis pas un, mais plusieurs.
Mon corps est bien ici, derrière mon stylo,
Mais mon esprit et mon cœur sont bien loin
Non pas dans un, mais dans plusieurs endroits
Disséminés en France et en Navarre.
On me reproche souvent, à toute heure
« Tu n’es pas avec nous, tu es ailleurs ! »
Et l’on essaye de me sortir de ma torpeur.
Mais à peine j’émerge que je retombe aussitôt
Au plus profond de mes souvenirs.

Certains sont passionnés par les mosaïques de couleur.
Moi, les paysages sont ma passion.
Pas besoin de prendre le train ou l’avion.
Quand je souhaite me dépayser,
Il me suffit de me plonger dans mes pensées
Pour me sentir partir loin, loin
Dans des paysages d’enfant, teintés de mélancolie.
Encore et encore, je revois les mêmes campagnes,
Les mêmes vallées, les mêmes montagnes,
Gravées à jamais dans mon cœur.

Ne croyez pas que je suis un homme du passé !
Mais jour après jour, je prends place dans
La machine à remonter le temps de mon esprit
Pour replonger sans un bruit, avec délices,
Dans ces pays bucoliques et enchanteurs.
Voila voila. Demain, journée des plus chargées en cours… du moins normalement, si les grèves de Bordeaux III n’affectent pas trop mon emploi du temps. Enfin, si ça affecte mes cours, au point de les annuler, je pourrais passer plus de temps avec une certaine personne… ^^ Donc que les cours soient annulés !

Je mets en musique pour cet article un classique de la musique, mais tellement bon à réentendre : “The Show Must Go On” de Queen.

A très bientôt,

Antoine.

“Since I am dead, I can take off my head…”

10 fév

Bonsoir bonsoir !

Bon, chose promise, chose dûe (je pense !). Je vous disais hier soir que j’étais très très heureux, et que j’allais vous dire pourquoi demain (Tout pour appâter le lecteur… tu es tombé bien bas Antoine !). Donc voila, je me suis mis en couple. Oui, je mets un terme à de longs mois de célibat, et la damoiselle que j’ai choisie (et qui m’a choisie hein !) c’est… *roulements de tambours* Myrina.

Comme je ne l’avais pas vue hier, j’ai un peu attendu pour le clamer urbi et orbi. Mais maintenant, c’est fait, c’est sûr et… woaw ! So great ! Wonderful… Enfin, me voila en couple et heureux ! Yahou !^^

Bon, après avoir fait étalage de mon bonheur, je vais reprendre un fil un peu plus normal… Vous n’aurez le droit aujourd’hui (et je m’en excuse) que deux articles. Commençons donc par la genèse de notre chère Nécromancienne !

Le deuxième poème, celui que je vais vous livrer, a été écrit, à peu près, le 21 juin 2005 (merci Skyblog !) et se place ce coup ci du point de vue de la Nécromancienne des Rêves. Le voici donc ! Comme le précédent, il est paru dans Démons et Merveilles, alors merci de ne pas le copier !

La Nécromancienne des Rêves

Un Temple, éclairé par les cierges.
Je suis assise sur un autel, des bulles descendent près de moi. Chaque bulle est une ébauche de rêve, que je modèle à ma guise.
Je suis la Nécromancienne des Rêves.
D’une main, d’un geste, je fais naître les Paradis les plus exotiques ou les Enfers les plus horribles.
Suis-je manipulatrice ? J’aime à faire espérer les âmes les plus sensibles, à affaiblir les plus brutes.
Tiens, je vais m’amuser. Je vois un petit pays des Merveilles. J’empoigne mon sceptre et j’enfante des monstres. Ne jamais laisser un homme trop rêver, mais le faire douter, le déstabiliser.
Pourquoi ? S’il rêve de trop belles choses, le choc sera trop rude avec la Réalité.
Je suis seule, rien ne me trouble. Je modèle les rêves, les cauchemars. Dans un sens, je contrôle les esprits.
Certains s’en remettent à leurs rêves. Ils leur vouent presque un culte. Le Culte Des Rêves… Belle Utopie !
Tiens, celui là est intéressant ! Presque jamais de rêves, ni de cauchemars… Il pense à lui ! Mais pas à sa juste valeur, il se dénigre trop. Je n’arrive pas à le déstabiliser.
Il a une grande force mentale
Il est séduisant
Il me plait.
Viens à moi ! Traverse le royaume de tes rêves et viens rejoindre Jayaniakita, la Nécromancienne des Rêves !

Le monsieur qui va la rejoindre étant celui du premier poème. J’aime bien vous parler des débuts de Jayaniakita. J’ai l’impression de la faire vivre une deuxième fois !

Et voilà pour cet article ! La musique d’aujourd’hui sera… “Black Betty” du groupe Ram Jam !

A très bientôt,

Antoine.

Mais où sont les neiges d’antan ?

9 fév

Je m’aperçois qu’en parlant de mes auteurs préférés, j’ai oublié de parler d’un que j’ai découvert sur le tard, sous l’influence de médiévistes de la faculté d’histoire de Bordeaux III. Cet auteur c’est François Villon. Je connaissais et aimais bien la Ballade des Pendus, mais j’ai découvert la Ballade des Dames du Temps Jadis, qui est immédiatement devenu l’un de mes poèmes préférés, sur le même piedestal que “El Desdichado” de Gérard de Nerval.

J’ai fait cette petite introduction car, dans les deux poèmes que je vous livre aujourd’hui, l’un est un pastiche de la Ballade des Dames du Temps Jadis, fait pour rendre hommage aux grands poètes. Le voici :

Ballade des poètes du temps passé

Dites moi où, en quelle époque,
Plutôt ancienne et non pas baroque,
Vécut, à côté de la mer,
Cet aède qu’on appelle Homère ?
Et Ovide, envoyé de Vénus,
Le cauchemar des latinistes, en effet,
Mais auteur de magnifiques opus.
Où dorment donc les poètes du passé ?

Dites moi où, en quel pays,
Dans quel endroit tenu secret
Est maître Villon, qui dans sa trente-deuxième année
Fut chassé pour toujours de Paris ?
Et ce théâtreux anglais qui,
Pour celui dont il était tant épris,
Composa tant de beaux sonnets.
Où dorment donc les poètes du passé ?

Dites moi pourquoi, quelle misère,
Pour quel amour sans doute perdu,
Gérard de Nerval, à un réverbère,
En une nuit de janvier s’est pendu ?
Et dans quelle lointaine contrée
Le grand Desnos, qui fut déporté,
A-t-il donc trépassé ?
Où dorment donc les poètes du passé ?

Toi, qui commence tout juste à composer,
N’oublie pas que la mémoire de ces illustres aînés
Doit continuer à être perpétuée.
Où dorment donc les poètes du passé ?
Le deuxième poème est plus personnel. J’ai voulu faire le point sur mon état d’esprit, entre joie et tristesse. Et je me suis rendu compte que je vivais ma vie… comme si je marchais sur un fil. Ce qui a donné ce poème :

Sur le Fil

Au long de ma vie, je marche sur le fil.
Un fil ténu, étroit et qui pourtant est nécessaire,
Indispensable à ma vie, car il m’empêche de tomber
Dans l’abîme de la dépression la plus profonde.

Et pourtant, d’un côté de ce fil, tant de bonnes choses
Sont présentes. Une famille qui tient à moi, des amis
Qui me réconfortent, des plaisirs variés en tout genre…
Je ne suis pourtant pas un être à plaindre !

Et pourtant, de l’autre côté apparaissent, drapés
Dans une nuée de brouillard, mes pires démons,
Mes plus grandes peurs, de la solitude à l’abandon,
De la nostalgie à la simple Mort.

Qui sait ? Avec le temps, le brouillard se sera
Evaporé, mes peurs se seront tues. Je pourrais
Enfin plonger de tout mon corps dans les délices
De tout ce qui fait aujourd’hui mon bonheur.

Mais tant que je serais craintif, peu sûr de moi,
Je resterais perché de ce mince fil qui,
Sous ses airs frêles, me permet de contempler
Tout ce qui est ma raison d’être.
Et voila, j’espère que ça vous plaît ! Je vais vous quitter avec Pink Floyd et le clip de la musique géniale “Another Brick In The Wall”

A très bientôt,

Antoine

Commençons par le commencement…

9 fév

Bonsoir bonsoir !

J’espère que tout va bien pour vous ! Pour ma part, tout va très, très bien ! Je vous en dirais plus demain, mais je peux vous dire que je suis heureux !

Hum hum… reprenons une figure normale… (non, j’arrive pas à enlever ce sourire de mon visage !)

Donc, comme je vous l’avais annoncé hier soir, c’est la fin provisoire des Chroniques de Jayania, pour un temps très court, je l’espère ! Mais, il me fallait parler de la naissance de ces chroniques. Et bien, je publie ici le tout premier poème qui parle d’une “Nécromancienne des Rêves”, qui préfigure notre Jayaniakita !

Ce poème date, à peu près, du 14 juin 2005. Oui, j’ai dû fouiller dans mon vieux Skyblog pour retrouver la date… Au secours ! Donc, le style n’est pas forcément fameux, mais j’espère que ça va vous plaîre ! Ah, comme ce poème est issu de mon premier recueil, Démons et Merveilles, merci de ne pas le copier !

Descente au pays des Rêves…

A l’heure où mon esprit s’endort, mes idées ne sont plus claires. Les brumes du sommeil les cachent et je navigue à l’aveuglette. C’est parti pour une plongée dans le royaume de mes rêves.
Déjà, se matérialisent des monstres inconnus, véritables Chimères, qui m’assaillent et me désarçonnant. Mais je sais que ce n’est qu’un prologue et je me bats pour m’échapper.
Vision d’horreur !
Pire que les Chimères, l’être le plus abject, mon ennemi personnel, celui qui ne renonce jamais à une occasion de me ridiculiser. Mes poings se serrent, les flammes dansent dans mes yeux. Je n’ai qu’un idée en tête : lui faire le plus mal possible. Mais c’est lui qui attaque le premier d’une rafale de paroles des plus blessantes, il me met à terre. La défense la plus sensée quand on est attaqué, c’est de contre-attaquer. Je lui souris, le flatte comme si je l’aimais. Surpris, il recule. J’en profite pour semer sa compagnie et descend encore plus profond.
Atterrissage.
Je me trouve devant un temple dont je franchis la porte. Seul des cierges éclairent faiblement ce temple. C’est à ce moment que j’aperçois, au centre, sur une sorte d’autel, la Nécromancienne des Rêves, toute de noir vêtue. Elle m’a entendu et ses yeux s’ouvrent et me fixent. Fasciné, je me noie dans son regard. Aucune bouée de sauvetage, mais je n’en désire pas. Soudain, elle se lève et, s’approchant de moi, son visage est éclairé par la lueur des cierges. Alors c’était elle, la Nécromancienne des Rêves ! Alors que mon coeur ne battait que pour elle, elle avait déjà pris le contrôle de mon esprit. Je sens la chaleur de ses lèvres sur les miennes. Je goûte au bonheur à la fontaine de ses lèvres entrouvertes.
Voila, la Nécromancienne est née ! Deux autres poèmes vont suivre… que je vous livrerais les prochaines fois !

Pour finir avec l’interlude musicale, j’ai décidé de vous mettre la chanson de Goran Bregovic, chantée par Iggy Pop, qui s’appelle “In the Death Car”, présent dans le film de Emir Kusturika “Arizona Dream”. J’ai eu la chance de voir Goran Bregovic en concert et c’était génial !

A très bientôt,

Antoine

“I’m sure in my heart, happy and free. You’re the one, you’re the one, you’re the one for me.”

8 fév

Hier après midi, je suis passé au travail de ma mère (elle tient une agence immobilière, près de Bordeaux) et un client est arrivé pour donner ses clés pour d’éventuelles visites, car il vendait sa maison. Après quelques minutes de discutions, il avoue qu’il a trouvé une maison dans une ville qui s’appelle La Riche. Ce nom a fait “Tilt” :  je me permis alors de lui demander si c’était la ville qui se situe dans la banlieue de Tours. Il me répondit que oui. Et nous avons eu, avec lui et mère, une discution sur la région tourangelle. Le lendemain de la publication de mon article sur Tours. Etonnant, non ?

Enfin, après cette parenthèse où je raconte ma vie, repartons dans la Valse des Mondes… Comme d’habitude, deux poèmes, que je qualifierais d’oniriques. Vous allez comprendre pourquoi !

Le premier, qui s’appelle “Fantasie Nocturne”, a été composé de nuit. J’ai essayé de décrire le paysage que je voyais de ma fenêtre, d’une façon différente de ce que je faisais avant. Voici ce que ça donne.

Fantaisie Nocturne

Dans le Ciel, scintillent les Etoiles.
Eclats de feux d’artifice accrochés
Au Firmament. Comme les auréoles
Des Anges du Paradis.

La Lune, belle et pleine, est là
Aussi. Ronde comme les notes d’un Violon,
D’une pâleur extrême à faire rougir
Les plus exquis défunts.

Au loin, les rumeurs de la ville.
Cliquetis classique de la nuit tombée.
Une fourmilière abreuvée sans relâche
Par d’extraordinaires et innombrables insectes.

Et moi, dans ma chambre de poète,
Cocon doux me protégeant du malheur,
Adossé au rebord d’une simple fenêtre,
Je rêve.
Le deuxième est né d’une volonté. Depuis tout petit, je suis passionné par les mythologies du monde, avec une petite préférence pour les égyptienne et grecque. Je voulais composer un petit poème sur cette passion de la mythologie, et il en est né “Cosmologie”

Cosmologie

Dans le Ciel, étoilé désormais, je perçois
Le domaine des Dieux, la résidence du Zodiaque,
Le nid des constellations. Et je me prends à rêver,
Alors que je suis, dans la nuit, étendu dans l’herbe.

Je perçois la colère d’Héra, tremblante,
Eructante, contre son mari le Roi des Dieux,
Car, guidé par Vénus, il a encore décidé
De passer la nuit hors de chez eux.

Assis, tranquille, le teint pâle comme la mort,
Osiris toise les défunts qui défilent devant lui, alors que
Thot, le sublime Dieu à tête d’ibis, consigne dans
Ses carnets le moindre des jugements prononcés.

Dans un coin, la pendule des Signes se fait entendre
Annonçant de manière claire au grand Scorpion
Qu’il va falloir laisser, le plus rapidement possible,
Sa place au cavalant Sagittaire.

Soudain, j’aperçois qu’une bagarre éclate.
Le Dragon et le Rat se querellent violemment
Pour des broutilles, encore. Ah, je vous jure,
Ces deux-là se mènent la vie dure !

Et encore, je distingue sans trop de peine
La majestueuse Orion qui de tous ses feux brille
Et à ses côtés le puissant Centaure, accroché bien solidement
En haut, tout en haut du Firmament.

Quand on prend la peine de lever les yeux au ciel,
Certes, on peut distinguer que c’est un joyeux foutoir !
Mais, au-delà, c’est au moins dix mille ans d’Histoire
Qui se bousculent chaque jour au dessus de nos têtes.

Et, allongé dans le pré, je fais un songe.
C’est que, peut-être, dans quelques temps,
Il me sera permis d’entrer dans ce Lieu Saint
Et, ô bonheur, de rencontrer tous ces hauts personnages.
Voila, je suis curieux de savoir ce que vous pensez de ces poèmes ! Avez vous aimé ? Ou au contraire détesté ? Donnez votre avis !

Pour finir en musique, je vous mets un extrait d’un live sur Arte. L’interprète est Tracy Chapman, que j’adore personnellement. La musique est “You’re the One”, ce n’est pas sa plus connue, mais c’est ma préférée !

A très bientôt,

Antoine.

“N’est pas mort ce qui à jamais dort, et au delà des ères étranges, la Mort même peut mourir…”

6 fév

Le titre de mon article fait référence à deux choses. D’une part, c’est un extrait du Necronomicon, le livre imaginé par H.P. Lovecraft. Il y a très peu de temps que je lis du Lovecraft et, mis à part son antisémitisme du début de son oeuvre, c’est un très, très grand écrivain de SF. D’autre part, on retrouve cette citation sur la pochette magnifique d’un album de Iron Maiden, le “Live after Death”. Et j’ai toujours adoré cette phrase, pleine de mystères…

Bref, pour passer à tout autre chose… la partie poèmes d’aujourd’hui ! Et, impatient que je suis, dans le premier des poèmes que je vous propose, on parle d’une certaine… Nécromancienne des Rêves, qui n’est pas inconnue pour certains. C’est dingue, je me prends à rêver qu’elle existe, certaines fois…

La Tisseuse de Songes

Dans mon royaume secret, dans le palais de mes désirs les plus cachés, elle réside.

Gouvernant mes nuits, gouvernant ma vie.

Ses longs cheveux blonds, se répandant telle une cascade féerique sur ses frêles épaules et sur sa douce poitrine que retient un noir corsage, est pour moi comme la promesse que le mal ne m’atteindra jamais.

Gouvernant mes nuits, gouvernant ma vie.

Je ne la vois que lorsque le jour tombe, et uniquement pendant que la Lune veille sur la Terre ; car elle disparaît dès que l’Aurore illumine le Ciel de ses doigts de rose. Pourtant, elle connaît chaque détail de mon existence.

Gouvernant mes nuits, gouvernant ma vie.

Elle me réconforte, m’apaise, me console, me repose. Elle. Je ne connais pas son nom, je ne sais rien d’elle et pourtant c’est comme si je n’avais aucun secret pour elle.

Gouvernant mes nuits, gouvernant ma vie.

Oh oui, que je me délecte à savourer, nuit après nuit, les rêveries qu’elle me concocte. Tel l’héroïnomane planant dans les Paradis Artificiels, chaque expérience qu’elle me procure est un bonheur sans nom.

Gouvernant mes nuits, gouvernant ma vie.

Elle est la Tisseuse de Songes, l’envoyée de la Nécromancienne des Rêves. Et elle réside au plus profond de mon être…

Composé le 11 septembre 2008
Je trouve ce poème empreint de rêves et de bonheur… Je l’aime beaucoup.

Le deuxième est plus… mystérieux. Je me suis posé un jour cette question : d’où viennent les Mondes que les écrivains, les poètes écrivent et font vivre sous leurs plumes ? J’ai voulu répondre à cette question, et un pème est né qui, j’espère, vous plaira.

La Valse des Mondes

Les Heures courent et le Monde tourne.
Le Temps passe et les Mondes naissent.
Dans les pensées secrètes de chacun d’entre nous,
Tout un univers parallèle prend vie.

Telle la vielle Bibliothèque d’Alexandrie,
Mon esprit, avec la rigueur d’un conservateur,
Archive les nombreux Univers esquissés
Que mon esprit et ma plume ont tissés.

Voyez ce Monde qui d’un coup nous ramène
Près de trois mille années en arrière,
Sur les berges du Dieu Nil
En terre de Haute et Basse Egypte.

En ces temps reculés, je me plais
A nouer dans la cour de l’illustre Pharaon
Des énigmes et intrigues infiniment complexes
Dont je suis la seule et unique solution.

Mais déjà, un autre Monde se profile
Qui prend place dans la Renaissance
Et qui ressemble à un doux pays
Que je vénère d’ardent désir.

Sur les rives d’un fleuve de châteaux fleuri
Dans la suite d’un monarque cultivé,
Je déambule, en me délectant avec quiétude
Du calme tranquille de ce paysage magique.

Soudain, le pays de Merveilles s’estompe
Laissant place à un Monde de mon invention,
Exacerbant mes côtés les plus sombres
Et que j’ai de nombreuses fois maudit.

Aucune place pour l’espoir ou la joie,
Tout n’est que danses avec le Démon.
Noir. Cette couleur domine toute la plaine
Abreuvée sans cesse par une ténébreuse ambiance.
Miracle ! Un nouveau Monde se dessine
Tout droit sorti d’un livre de Fantasy.
La Magie y est un indispensable pilier
Et le Rêve une foi innée.

Dans ce Monde, je me sens chez moi,
Habité par ma passion de Nécromancien.
Le Fantastique devient ma religion
Et les songes mon indispensable soutien.

Je pourrais vous parler une éternité
Des ces univers que mon esprit a façonné
Et qui sont, de mon être, chacun un reflet.
Mais le Temps commence à me manquer.

Mais, Ami lecteur, sache une chose.
Peu importe l’aisance que tu as avec la plume.
Nous sommes tous emportés, sans sommation,
Dans le tourbillon de la Valse des Mondes.

Composé le 9 décembre 2008
J’espère pouvoir bientôt vous fournir des inédits tout nouveaux… mais j’espère aussi que ces poèmes issus de la Valse des Mondes vous plaisent ! Je vais conclure cet article avec le groupe Iron Maiden (quand on parle du loup…) et leur musique “Two Minutes to Midnight”

A très bientôt,

Antoine.

Tournent, tournent les Mondes

5 fév

Si cela continue comme ça, je vais publier tout mon nouveau recueil sur WordPress avant de publier “la Valse des Mondes”… Qu’importe ! J’ai ainsi des critiques sur mon travail ! Je préfère ça, ainsi je peux retravailler mes textes (légèrement…)

Aujourd’hui, comme d’habitude deux poèmes ! Mais aujourd’hui, il n’y pas de poème “joyeux” et “triste”. Ce sont deux poèmes sur un sujet… Bizarrement, j’ai du mal à faire des poèmes sur un paysage, un objet… J’écris plus sur les sentiments. Etonnant, non ? Ceux là font un peu figure d’exception. Alors je vous les livre !

Le premier est un poème en vers, contant une vallée… Celle où j’ai passé une partie de mon enfance. J’ai vécu huit ans à Tours et, encore aujourd’hui, j’ai envie de retourner dans ce pays, qui est mon pays d’adoption… Je crois que je suis amoureux de la Touraine ! Alors, j’ai essayé de faire un poème sur elle. A vous de me dire si vous aimez !

De Pierre et d’Eau

Je chante ici de toute mon âme
Ce pays depuis longtemps chéri
Qui rend hommage à la beauté des Dames
Et aux châteaux que des rois ont bâti.

Voici, ancré sur le fleuve, tel un vaisseau,
Cette demeure à la renommée si établie
Pour laquelle se sont battues Poitiers et Médicis
Et qui porte le doux nom de Chenonceau.

Voici Amboise, embelli et détruit,
Qui possède, aujourd’hui encor, les stigmates
De la mort tragique d’un illustre monarque
Et du passage d’un esprit venu de Vinci.

Voici le plus fameux encor
Flamboyant sous les lueurs d’un soleil mutin
Et qui plût tant au redouté Charles Quint.
Le voici alors, le château de Chambord.

Et Chaumont, et Chinon, et Langeais, et Ussé…
Je souffre de ne pouvoir tous les citer.
Mais moi, je ne fais que la rêver
Alors que Rabelais et Balzac l’ont magnifiée.

De mon enfance, elle est la reine,
La douce et délicate Touraine.

8 octobre 2008
Le deuxième est assez… étonnant, même pour moi. J’ai voulu faire un poème sur les “premières fois”, en piochant dans mon expérience personelle. Je pense que notre vie n’est qu’une succession de “premières fois”. Dans ce poème, ce sont surtout des situations amoureuses. J’ai eu un peu de mal à faire ce poème donc j’ai hésité à le publier… Qu’en pensez vous ?

La Première Fois

La première fois…

Cris et rumeurs d’enfants. Le premier acte prend place dans une école primaire. Des garçons et des filles tournent et jouent à ces jeux que l’on apprend à l’âge tendre. Ils chantent des ritournelles qu’adulte, il m’arrive de fredonner quand mon cœur est malade. Je me souviens, un groupe d’amis, des camarades. Et en voyant une petite fille de mon âge, la naissance de sentiments, d’émotions que ma petite âme, jeune et candide, ne connaissait pas. Soudain, d’un coup, d’un seul, elle me sourit, dépose rapidement ses lèvres sur les miennes et les retire. Flash. Ce contact n’a duré qu’une fraction de secondes, mais a fait naître en moi un bonheur inconnu, surprenant, mais intense, puissant, enivrant.

La première fois…

Les années passent, le Temps a usé de ses bienfaits et de ses méfaits, mais le cadre reste le même : cette fois-ci, c’est un lycée. Encore une fois, c’est une fille qui se trouve devant moi. Mais maintenant, je peux mettre un nom sur ces sentiments qui me bousculent. A nouveau, c’est elle qui se penche vers moi, à nouveau, ses lèvres rencontrent les miennes, mais aujourd’hui, le contact, le baiser, sure de longues secondes. Découverte. Un monde désarmant, fabuleux. Extase. En moi, tout change. Les émotions submergent mon âme, ma tête est prête à exploser. Comme coulant de ses lèvres, je bois le nectar divin, me hissant jusqu’au Septième Ciel. Nos lèvres se séparent et forment un sourire. Mais le choc, si grand, que j’ai reçu a bouleversé ma vie.

La première fois…

Changement total de décor. Je me retrouve dans l’obscurité rassurante d’une chambre à coucher, dans le cocon protecteur des draps de soie. Nouvelle découverte : deux corps dénudés, deux mondes inconnus. On laisse la pudeur de côté. J’ai peur bien sûr, de multiples questions m’assaillent. Mais la fille qui est étendue à mes côtés, douce et calme, me rassure. Elle m’enlace, m’embrasse et me murmure de merveilleuses paroles. Déclic. Et me voila parti pour une exploration approfondie de cet univers extraordinaire.

La première fois…

Quelques années plus tard encore. Le Temps file et on ne peut pas le rattraper. Et, la protégeant avec mes bras d’invisibles agresseurs, c’est ELLE. Pas besoin de longs discours ni d’interrogations stériles. Tout en elle m’irradie de bonheur, de plaisir. Elle est arrivée dans ma vie comme par magie. Et depuis, c’est comme si ma vie était tissée autour de son existence. Ai-je perdu la tête ? Qui sait… Mais mes sentiments n’ont jamais été aussi forts. Pas de toute, c’est ELLE.

La première fois…

Voila, quelques poèmes assez diférents de ce que je vous ai proposé jusqu’ici. Comme je l’ai dit, j’ai hésité à les mettre car c’est un style un peu nouveau que j’utilise (je pense). J’espère que vous avez passé un bon moment à les lire

Je vais donc vous laisser avec Bénabar et son “Effet Papillon”. Je ne suis pas vraiment fan du clip, mais j’aime beaucoup le texte de la chanson. Oui j’aime bien Bénabar !

A très bientôt,

Antoine.

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