Que valsent les Mondes..

Je suis peut être un fou ou un éternel optimiste, mais je n’ai pas peur de livrer ici mes textes, que ce soient les aventures de Jaya’ ou mes poèmes. Bien sûr, il y a le risque d’être copié et plagié. Mais à côté, il y a le plaisir que j’ai de vous livre ces quelques lignes et, j’espère, le plaisir que vous avez à les lire.

Ce soir, j’ai voulu continuer de vous livrer des poèmes de mon recueil en préparation, « La Valse des Mondes ». J’en ai choisi deux, un triste, et l’autre joyeux. Je vais commencer par le plus triste.

To live is to lie

Lorsqu’un homme vit, il s’enferme dans le mensonge.
A chaque pas, à chaque geste, il crée des faux-semblants,
Des leurres, pour échapper à sa destinée.
Mais il ne fait que reculer, que refuser ce qui,
Inexorablement, s’apprête à s’abattre sur lui.
La fuite, le retour en arrière, l’enfermement
Dans des idées préconçues et confortables
Ne sont que de pâles reflets dans un miroir
Fissuré, usé, craquelé, brisé. Et moi aussi,
Je ne vis que par ces mensonges, qui atténuent
Un peu chaque jour la douleur du temps qui passe.
Je sais bien que seule la Mort me délivrera et
Me montrera la vérité si longtemps cachée…

Composé le 9 mai 2008
Ce petit poème, pas très joyeux je vous l’accorde, est inspiré du titre d’une chanson de Metallica, « To Live is to die ». Après avoir adapté le titre, les mots sont venus rapidement exprimer mes sentiments d’alors. Comme vous le voyez, je n’étais pas spécialement heureux à ce moment !

Le deuxième poème, plus heureux celui là, est un peu spécial. Je l’avais composé en 2005 (déjà 4 ans… le temps passe vite !) et je l’avais laissé à l’abandon. Je l’ai retrouvé quelques années après et je l’ai retravaillé. Et voici le résultat final :

A celle que je désire

Tu es étendue ici
A la portée de mon regard impie
Et tu as pour seul habit
L’éclat de tes yeux si jolis.

Tu es belle, si belle
Que tous les anges du Paradis,
Si vertueux et tellement soumis,
Pour un regard de toi se rebellent.

Et ta bouche et ton visage et ton corps,
Comme taillés dans de l’or,
Sont pour moi le seul soleil
Et de ma passion la seule étincelle.

Une nuit, alors que la lune sera tremblante
Et que l’heure de l’Amour doucement sonne,
Je me glisserais, de manière lente,
Vers les trésors de ta personne.

Et ainsi pourrais-je contempler
La plus belle chose qui m’a été, de voir, donnée.
Et je laisserai mes yeux te regarder
Alors que tu seras en train de rêver.
Il y a encore dans cet écrit, la naïveté que je pouvais avoir adolescent… Mais quand je l’ai retravaillé, j’ai essayé de donner un aspect plus « rêve », plus « songe ». J’ai failli l’envoyer à une fille qui me plaisait à l’époque, mais j’ai renoncé. Mettez vous à la place de la fille : On vous offre un poème comme celui là. Vous prenez peur et vous vous enfuyez ! Mais j’avoue que j’aime ce poème, je ne sais trop pourquoi. Mais voila je l’aime bien !

Voila pour cet article, en espérant que ces écrits vous plaisent. J’ai décidé, pour illustrer cet article, de vous montrer le clip de « Aerials » de System Of A Down. Je le trouve onirique, triste, touchant… J4espère que vous aimerez !

A très bientôt,

Antoine.

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Un commentaire

  1. Ton premier poème m’a transmis ta peine. L’émotion est montée comme une bulle jusqu’au bord de mes yeux. Cela faisait longtemps qu’un poème ne m’avait fait vivre une émotion comme ça…
    Le 2e est magnifique! Faire peur à une fille? Tu aurais du lui donner. Parce-qu’il et très beau, et je dois dire que même adolescent, tu écrivais déjà merveilleusement bien. Sincèrement, je ne vois pas pourquoi elle se serait enfui en lisant un si beau poème. Il n’est pas de plus belle façon de se déclarer qu’en écrivant un poème. Bien-sûr, il y a toujours cette gêne « ai-je bien fait de lui donner? qu’est-ce qu’il/elle en pense? Et si il/elle trouve ça ringard, déplacé, nul? ». Terribles, horriblement longues ces secondes ou minutes pendant lesquelles, la personne désirée lis ton poème… (oui y’a du vécu là dedans, c’est aussi pour ça qu’ensuite, je n’ai plus JAMAIS donné les poèmes que j’écrivais à un garçon).
    Je trouve d’ailleurs très romantique, une déclaration avec un poème. J’eusse aimé qu’un garçon fasse cela pour moi. Et bah non, c’était l’inverse, moi qui écrivais pour eux, dans l’ombre bien-sûr!
    Bref, encore une fois, bravo!

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