« Quand plus rien ne marche, essayez le rêve »

Au fil des articles de ce blog naissant, aussi surprenant que cela puisse paraître, je n’ai plus la honte que je ressentais auparavant, quand quelqu’un se penchait sur mes écrits. Aujourd’hui, j’arrive à vous exposer certaines de mes blessures passées.

Bien sûr, ce n’est pas pour autant que j’ai confiance en moi (Qui sait, cela viendra au fur et à mesure du temps qui passe…). Mais il y a déjà un mieux. En tout cas, ce qui guide ce blog, c’est le plaisir que vous avez à lire mes écrits et surtout à les commenter. Alors merci encore !

Je vais vous livrer deux poèmes. un triste et un mélancholique (j’aime bien cette formule, vous pouvez ainsi voir les différentes facettes de ma personalité… fuyez, pauvres fous !). Ils sont tous deux issus de la « Valse des Mondes ».

Le premier, le triste donc, a été écrit en deux temps. J’avais commencé ce poème au début de l’année dernière et je l’ai fini en octobre dernier. Tout est parti du titre, et j’ai laissé ma plume parler pour mon coeur…

Symphonie pour un cœur brisé

Mon cœur n’existe plus. Il est mort, broyé, éclaté, atomisé. Ses éclats se sont dispersés un peu partout sur la Terre et dans le Ciel. Pourtant, son tueur n’avait rien d’un assassin.
C’était, en effet, une fille à l’ait d’ange. Il ne lui manquait plus que les ailes pour que la ressemblance devienne certitude. Cela n’a pas été difficile pour qu’elle entre dans mon cœur. Elle y est entrée, s’y est installée, a pris ses aises. Je ne me doutais pas que l’Ange allait muer.
Son masque doré s’est craquelé, fissuré et a explosé. La douce mélodie qu’était sa voix s’est transformée en furie, hurlante. Elle a fait apparaître dans ses mains une faux et a commencé à s’en prendre à mon cœur.
Celui-ci n’a d’ailleurs pas résisté longtemps. Emoussé par les faux sentiments auquel il fut soumis, il a cédé en un rien de temps, implosant à l’intérieur de moi dans un cri strident et profond. Sous le choc, je tombais à genoux. Les larmes, coulant sur mes joues, n’arrivaient pas à compenser la souffrance, totale et profonde.
Et elle me regarde. Et sourit, d’un sourire torve et pervers. Sa faux, toujours dans sa main, porte encore les marques de la violence des coups qu’elle m’a portées. Et dans un geste magnifiquement théâtral, elle s’en va.
Et moi, difficilement, je me relève en chancelant. Elle avait réussi à me tuer. Car, bien que mon cœur bat encore, ma joie de vivre, mon bonheur, n’existe plus.
Le deuxième, lui, a été composé lors de ma période « Sonnets ». En effet, je venais de lire les « Sonnets » de Shakespeare et j’ai tellement apprécié que j’ai essayé d’en composer quelques uns. Bien sûr, cela n’atteint pas le génie de Maître William, mais j’en suis néanmoins assez content !

Sonnet à une passion ardente

Je porte en moi, dans mon cœur et mon âme,
Un mal qui me ronge au plus profond de moi,
Que Cupidon, être abject et infâme,
M’a inculqué, mettant mes sens en émoi.

Quand je porte mes yeux sur son visage divin,
O bonheur ! Pour moi tout s’illumine.
Et je réclame le silence quand, au loin,
Se fait entendre sa voix cristalline.

Ma passion si fort en moi se consume.
Et à chaque moment dans mon esprit se rallume
Ce fléau qui, journée après journée,
Accapare la moindre de mes pensées.

Cependant, n’espérez pas que, lui parler, je n’ose
Car jamais son regard, sur moi, ne se pose.
Certes, on pourrait lui reprocher un petit côté « gnan-gnan » mais que voulez vous, on ne se refait pas. En tout cas, vous, qu’en pensez vous ?

Bien, c’est l’heure pour moi d’aller me coucher, et d’essayer de préparer un semblant d’itinéraire pour la visite de demain (je vous jure que j’ai la trouille ^^). Que votre nuit soit douces, mes chers lecteurs, et je vous laisse avec « Vicarious » du groupe Tool.

A très bientôt,

Antoine

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2 commentaires

  1. « aussi surprenant que cela puisse paraître, je n’ai plus la honte que je ressentais auparavant, quand quelqu’un se penchait sur mes écrits » (rooh, pourquoi y’a pas une fonction « quote » sur wordpress, tss!)
    Vois-tu, je ressens la même chose. Jamais, oh grand jamais, je n’aurai publié librement comme cel ades poèmes et des textes, tant j’avais honte qu’on puisse les lire, tant je suis très stricte avec moi-même sur mes écrits! Mais depuis les encouragements qu’Audrey et toi m’avez envoyé, j’assume de mieux en mieux ce que je ressentais. C’est un bon exercice, finalement, que d’oser affronter ses « peurs ».
    Tu n’as pas être gêné et manquer de confiance en toi, car tu excelles vraiment dans l’écriture. Sincèrement, je pense que certains de tes écrits te mèneront plus loin que tu ne penses. Tu as du talent Antoine, ne doutes pas de ça. (Et encore une fois, je pense très sincèrement chaque commentaire que je te poste ici.)
    Symphonie d’un coeur brisé, quel joli titre! Sans doute aussi beau, triste et pur que le Lay de Luthien…
    La méchante, elle t’as donc fait souffrir longtemps!
    Très beau la façon dont tu décris ta peine. Comme on peut être fort et faible à la fois quand on aime, même si je pense toujours que l’amour est davantage une force, parce-qu’un don, qu’une faiblesse.
    Comme parfois, il est dur de se relever d’une déception, et voir la vision parfaite que l’on avait de l’autre tomber… heureusement parfois, même lorsque les défauts sont visibles, les sentiments restent, dans ce cas-là, on, aime l’autre vraiment pour ce qu’il est et non pour ce que l’on rêve qu’il soit.
    J’aime beaucoup le fait que tu parles de la Faux, c’est dingue comme ça peut faire écho à une période un peu lointaine de ma vie (mais pas tant de ça)! Période à laquelle, j’avais l’impression d’avoir le coeur percé d’un poignard s’enfonçant chaque fois un peu dans mon âme à chaque fois que je voyais le minois angéliquement parfait de ce jeune homme. Bref!
    Et le sonnet, moi je l’aime bcp, il n’est pas du tout « gnan-gnan », au contraire, je le trouve bien construit et mélodieux! J’aime beaucoup ces deux vers « Ce fléau qui, journée après journée, Accapare la moindre de mes pensées. »
    N’ai pas peur pour la visite de today (eh oui, déjà), ne t’en fais, c’est surtout pour passer un agréable moment, il ne faut pas t’inquiéter comme ça! (Quoique avec Sweeney et le Joker, ça peut être dangereux! Too late to think of a way of coming back! Come on come on, don’t be afraid! Non, j’arrête avec ça! Ne t’inquiète pas, on va passer une bonne après-midi! ^^)

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