« N’est pas mort ce qui à jamais dort, et au delà des ères étranges, la Mort même peut mourir… »

Le titre de mon article fait référence à deux choses. D’une part, c’est un extrait du Necronomicon, le livre imaginé par H.P. Lovecraft. Il y a très peu de temps que je lis du Lovecraft et, mis à part son antisémitisme du début de son oeuvre, c’est un très, très grand écrivain de SF. D’autre part, on retrouve cette citation sur la pochette magnifique d’un album de Iron Maiden, le « Live after Death ». Et j’ai toujours adoré cette phrase, pleine de mystères…

Bref, pour passer à tout autre chose… la partie poèmes d’aujourd’hui ! Et, impatient que je suis, dans le premier des poèmes que je vous propose, on parle d’une certaine… Nécromancienne des Rêves, qui n’est pas inconnue pour certains. C’est dingue, je me prends à rêver qu’elle existe, certaines fois…

La Tisseuse de Songes

Dans mon royaume secret, dans le palais de mes désirs les plus cachés, elle réside.

Gouvernant mes nuits, gouvernant ma vie.

Ses longs cheveux blonds, se répandant telle une cascade féerique sur ses frêles épaules et sur sa douce poitrine que retient un noir corsage, est pour moi comme la promesse que le mal ne m’atteindra jamais.

Gouvernant mes nuits, gouvernant ma vie.

Je ne la vois que lorsque le jour tombe, et uniquement pendant que la Lune veille sur la Terre ; car elle disparaît dès que l’Aurore illumine le Ciel de ses doigts de rose. Pourtant, elle connaît chaque détail de mon existence.

Gouvernant mes nuits, gouvernant ma vie.

Elle me réconforte, m’apaise, me console, me repose. Elle. Je ne connais pas son nom, je ne sais rien d’elle et pourtant c’est comme si je n’avais aucun secret pour elle.

Gouvernant mes nuits, gouvernant ma vie.

Oh oui, que je me délecte à savourer, nuit après nuit, les rêveries qu’elle me concocte. Tel l’héroïnomane planant dans les Paradis Artificiels, chaque expérience qu’elle me procure est un bonheur sans nom.

Gouvernant mes nuits, gouvernant ma vie.

Elle est la Tisseuse de Songes, l’envoyée de la Nécromancienne des Rêves. Et elle réside au plus profond de mon être…

Composé le 11 septembre 2008
Je trouve ce poème empreint de rêves et de bonheur… Je l’aime beaucoup.

Le deuxième est plus… mystérieux. Je me suis posé un jour cette question : d’où viennent les Mondes que les écrivains, les poètes écrivent et font vivre sous leurs plumes ? J’ai voulu répondre à cette question, et un pème est né qui, j’espère, vous plaira.

La Valse des Mondes

Les Heures courent et le Monde tourne.
Le Temps passe et les Mondes naissent.
Dans les pensées secrètes de chacun d’entre nous,
Tout un univers parallèle prend vie.

Telle la vielle Bibliothèque d’Alexandrie,
Mon esprit, avec la rigueur d’un conservateur,
Archive les nombreux Univers esquissés
Que mon esprit et ma plume ont tissés.

Voyez ce Monde qui d’un coup nous ramène
Près de trois mille années en arrière,
Sur les berges du Dieu Nil
En terre de Haute et Basse Egypte.

En ces temps reculés, je me plais
A nouer dans la cour de l’illustre Pharaon
Des énigmes et intrigues infiniment complexes
Dont je suis la seule et unique solution.

Mais déjà, un autre Monde se profile
Qui prend place dans la Renaissance
Et qui ressemble à un doux pays
Que je vénère d’ardent désir.

Sur les rives d’un fleuve de châteaux fleuri
Dans la suite d’un monarque cultivé,
Je déambule, en me délectant avec quiétude
Du calme tranquille de ce paysage magique.

Soudain, le pays de Merveilles s’estompe
Laissant place à un Monde de mon invention,
Exacerbant mes côtés les plus sombres
Et que j’ai de nombreuses fois maudit.

Aucune place pour l’espoir ou la joie,
Tout n’est que danses avec le Démon.
Noir. Cette couleur domine toute la plaine
Abreuvée sans cesse par une ténébreuse ambiance.
Miracle ! Un nouveau Monde se dessine
Tout droit sorti d’un livre de Fantasy.
La Magie y est un indispensable pilier
Et le Rêve une foi innée.

Dans ce Monde, je me sens chez moi,
Habité par ma passion de Nécromancien.
Le Fantastique devient ma religion
Et les songes mon indispensable soutien.

Je pourrais vous parler une éternité
Des ces univers que mon esprit a façonné
Et qui sont, de mon être, chacun un reflet.
Mais le Temps commence à me manquer.

Mais, Ami lecteur, sache une chose.
Peu importe l’aisance que tu as avec la plume.
Nous sommes tous emportés, sans sommation,
Dans le tourbillon de la Valse des Mondes.

Composé le 9 décembre 2008
J’espère pouvoir bientôt vous fournir des inédits tout nouveaux… mais j’espère aussi que ces poèmes issus de la Valse des Mondes vous plaisent ! Je vais conclure cet article avec le groupe Iron Maiden (quand on parle du loup…) et leur musique « Two Minutes to Midnight »

A très bientôt,

Antoine.

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Un commentaire

  1. Que dire à part que j’aime? Une fois encore! La Tisseuse des Rêves est mon préféré des deux, mais la Valse des Mondes est très beau aussi!
    Jaime tout particulièrement ce passage « Je ne la vois que lorsque le jour tombe, et uniquement pendant que la Lune veille sur la Terre ; car elle disparaît dès que l’Aurore illumine le Ciel de ses doigts de rose. Pourtant, elle connaît chaque détail de mon existence. » c’est très fort, je trouve!
    Vivement les nouveaux!

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