Mais où sont les neiges d’antan ?

Je m’aperçois qu’en parlant de mes auteurs préférés, j’ai oublié de parler d’un que j’ai découvert sur le tard, sous l’influence de médiévistes de la faculté d’histoire de Bordeaux III. Cet auteur c’est François Villon. Je connaissais et aimais bien la Ballade des Pendus, mais j’ai découvert la Ballade des Dames du Temps Jadis, qui est immédiatement devenu l’un de mes poèmes préférés, sur le même piedestal que « El Desdichado » de Gérard de Nerval.

J’ai fait cette petite introduction car, dans les deux poèmes que je vous livre aujourd’hui, l’un est un pastiche de la Ballade des Dames du Temps Jadis, fait pour rendre hommage aux grands poètes. Le voici :

Ballade des poètes du temps passé

Dites moi où, en quelle époque,
Plutôt ancienne et non pas baroque,
Vécut, à côté de la mer,
Cet aède qu’on appelle Homère ?
Et Ovide, envoyé de Vénus,
Le cauchemar des latinistes, en effet,
Mais auteur de magnifiques opus.
Où dorment donc les poètes du passé ?

Dites moi où, en quel pays,
Dans quel endroit tenu secret
Est maître Villon, qui dans sa trente-deuxième année
Fut chassé pour toujours de Paris ?
Et ce théâtreux anglais qui,
Pour celui dont il était tant épris,
Composa tant de beaux sonnets.
Où dorment donc les poètes du passé ?

Dites moi pourquoi, quelle misère,
Pour quel amour sans doute perdu,
Gérard de Nerval, à un réverbère,
En une nuit de janvier s’est pendu ?
Et dans quelle lointaine contrée
Le grand Desnos, qui fut déporté,
A-t-il donc trépassé ?
Où dorment donc les poètes du passé ?

Toi, qui commence tout juste à composer,
N’oublie pas que la mémoire de ces illustres aînés
Doit continuer à être perpétuée.
Où dorment donc les poètes du passé ?
Le deuxième poème est plus personnel. J’ai voulu faire le point sur mon état d’esprit, entre joie et tristesse. Et je me suis rendu compte que je vivais ma vie… comme si je marchais sur un fil. Ce qui a donné ce poème :

Sur le Fil

Au long de ma vie, je marche sur le fil.
Un fil ténu, étroit et qui pourtant est nécessaire,
Indispensable à ma vie, car il m’empêche de tomber
Dans l’abîme de la dépression la plus profonde.

Et pourtant, d’un côté de ce fil, tant de bonnes choses
Sont présentes. Une famille qui tient à moi, des amis
Qui me réconfortent, des plaisirs variés en tout genre…
Je ne suis pourtant pas un être à plaindre !

Et pourtant, de l’autre côté apparaissent, drapés
Dans une nuée de brouillard, mes pires démons,
Mes plus grandes peurs, de la solitude à l’abandon,
De la nostalgie à la simple Mort.

Qui sait ? Avec le temps, le brouillard se sera
Evaporé, mes peurs se seront tues. Je pourrais
Enfin plonger de tout mon corps dans les délices
De tout ce qui fait aujourd’hui mon bonheur.

Mais tant que je serais craintif, peu sûr de moi,
Je resterais perché de ce mince fil qui,
Sous ses airs frêles, me permet de contempler
Tout ce qui est ma raison d’être.
Et voila, j’espère que ça vous plaît ! Je vais vous quitter avec Pink Floyd et le clip de la musique géniale « Another Brick In The Wall »

A très bientôt,

Antoine

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Un commentaire

  1. J’aime bcp le poème sur les poètes aînés, bel hommage.
    Et pour le second, je répondrai qu’on passe tous à travers nos peurs pour les affronter… c’est un ange qui m’a dit ça…

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