« Hey man! Look at me rockin’ out! I’m on the radio… »

Ha oui, je ne vous en avais pas parlé de cela, mes chers lecteurs !

Au mois de janvier, mon éditeur a lancé, pour la maison d’éditions, une petite webradio où, chaque dimanche, un auteur des Mille Poètes venait participer à une petite entrevue, pour parler de lui, de ses écrits, de ses projets… L’éditeur cherchait des volontaires et je me suis laissé tenté, en répondant favorablement à cet appel.

Alors, mon entrevue sera dimanche, à 17 heures. Je serais interviewée par une dame qui, selon les mails que nous nous sommes envoyés pour préparer l’entrevue, a l’air fort sympatique. Et moi, il a fallu que je me précipite à la Fnac pour trouver un casque micro, car faire une émission de radio sans micro, c’est un peu compliqué. Donc, si ça vous intéresse, rendez vous dimanche, 17 heures, sur http://www.blogtalkradio.com/millepoetes. Si vous le voulez, vous pourrez la reécouter plus tard !

Oui, j’ai un peu le trac… mais bon !^^

Alors… quels poèmes vais-je livrer aujourd’hui à vos critiques, mes chers lecteurs ? Le premier sera une invitation au voyage, composé l’année dernière, par une chaude journée ! Je repensais à l’un des plus vieux rêves de l’homme : voler ! Et j’ai commencé à écrire… voici le résultat.

Voyages

Etendu là, sur l’herbe, je laisse mon cerveau se reposer, mon corps se relaxer, mon esprit vagabonder dans les méandres de mes idées. Le Soleil, éclatant, baignait de lumière mon corps et mon âme. D’un coup, je me mis à songer à partir, loin…
Si j’avais eu des ailes, comme le majestueux aigle, j’aurais parcouru, sans un seul temps mort, toute la circonférence de la Terre. Je me serais perché en haut des plus grands gratte-ciels. J’aurais sillonné les plus belles villes. J’aurais traversé les nuages pour, enfin, voir toujours le Soleil devant moi.
Si j’avais eu des branchies, comme les plus élégants poissons, j’aurais plongé, d’un coup, sans m’arrêter, dans les profondeurs les plus noires des océans, là où la lumière des Etoiles n’est jamais arrivée. J’aurais rencontré, je pense, des êtres vivants dont personne ne connaissait l’existence. J’aurais découvert, peut-être qui sait, des ruines enfouies que personne n’avait encore fouillées.
Mais voila que l’Astre lumineux se couche, au loin vers l’horizon. Mes ailes fictives se sont repliées, mes branchies imaginaires se sont comblées. Il va me falloir regagner ma chambrée. Alors, je me dresse, lentement, sur mes deux modestes jambes.

Quant au deuxième poème, invitation au voyage également, je l’ai écrit au début de cette année, lors de mon séjour à Angers. Il m’a été inspiré par la Gare de Bordeaux, la gare Saint Jean, que je trouve vraiment jolie. Et voici ce que cela donne…

Salle des Pas Perdus

Et la grande aiguille de la majestueuse horloge tourne petit à petit…

Le soleil poursuit sa course, éclairant la verrière du monumental bâtiment. A fleur de fleuve, comme un navire à jamais ancré au rivage, c’est lui qui marque le début du voyage, le début du rêve.

Me voilà assis, à observer, à contempler… Autour de moi, une grande salle, que les esprits étroits des hommes en cravates ont baptisé « Cour de Départ », alors qu’elle est pour moi la porte d’entrée pour la découverte.

Adossé au mur, je me place sous une grande fresque, aux couleurs éclatantes, peinte il y a un siècle déjà, chargée d’histoires, et me berçant de doux noms qui m’appellent vers les terres méridionales de la douce France.

Accoudé au balcon, je me sens comme le spectateur d’un théâtre humain. Je vois des futurs voyageurs, au destin très différents. L’un, enfant, collé contre sa mère, attend patiemment le moment où il faudra partir. Un autre, dans un costume noir impeccable, le portable collé contre l’oreille, se hâte vers le quai de départ. Une autre encore flâne, sans véritable but, dans le hall

Un nouveau flot de voyageurs entre dans la gare, suivi par le carillon d’un tramway qui part. Cela fait sursauter les quelques pigeons qui s’envolent alors dans la gare. Vision étonnante, des oiseaux dans la ville…

Soudain, le panneau indicateur égrène son tac tac régulier et des noms de villes apparaissent. Et voila un panorama français presque complet, de Lille à Marseille, de Mont de Marsan à Nantes, de Bayonne à Paris…

Je me dirige alors sous la verrière, illuminée de soleil. Quelle chaleur ! Une plaque rappelle que celui qui l’a construite est maintenant connu pour sa Tour dans la capitale…

Et les voilà. Les trains… Ils sont bleus, ou verts, ou rouges… Mais ce sont nos compagnons de voyage pour quelques heures. Ils vont nous transporter loin de notre quotidien.

« Installez vous confortablement… » Et voila, le train se met en branle. En une poignée de secondes, il traverse la Garonne, ce ruban bleu. C’est parti pour un voyage à travers la campagne !
Et dans quelques heures, après m’être abreuvé les yeux de paysages, après avoir traversé des gares au nom parfois énigmatique, je repartirais à la découverte d’une nouvelle salle où je pourrais perdre mes pas…

Et voila, je dois avouer que j’aime beaucoup mon deuxième poème… et vous comment trouvez vous  ces quelques textes ?

Je vais vous laisser pour aujourd’hui… je reviens très vite, promis ! Je vais préparer l’émission de dimanche… imaginez moi avec un casque micro vissé sur la tête ! ^^ Je vous laisse avec le groupe  Frankie goes to Hollywood et le titre « Relax ».

A très bientôt,

Antoine.

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Un commentaire

  1. J’aime ces deux poèmes. Le second est le reflet même de ton amour pour le voyage, l’illustration parfaite et sublime de ces gares ou une nouvlle aventure se dessine à chaque fois, sur ces quais, dans l’attente de cette locomotive de fer qui nous entraine à vive allure vers d’autres paysages…
    Je te reconnais pleinement dedans.
    Le 1er est une belle image de notre imaginaire, une invitation à laisser libre notre esprit… Ah, si l’on pouvait faire cela, ds quels endroits ne serai-je pas ds la seconde, à commencer par Barenthon…

    Je t’aime!

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