Film : Seven

Ce qu’il y a de bien avec les vacances, c’est qu’il permet de faire des choses qu’on ne peut pas vraiment faire en temps normal. Voir des amis, traîner au lit, se cultiver, écrire son mémoire… et regarder des films. Des films déjà vus, qu’on aime revoir, ou encore des découvertes intéressantes (ou pas, on ne peut pas vraiment savoir avant de le voir). Enfin, retrouver une vie à peu près normale, cela ne peut se faire que pendant des vacances.

Or donc, me voilà chez un ami, en se demandant ce que l’on va bien pouvoir regarder comme bon film (ou tout du moins, comme film qui passera le temps). Après plusieures propositions infructueuses, notre choix se porte sur le film Seven. N’ayant lu que la novélisation du film, il me fallait voir ce que beaucoup considèrent comme un très bon film.

Affiche du film "Seven"

D’emblée, à la lecture de la jaquette du film, je lis que le réalisateur est David Fincher. Je me sens rassuré. Bien que je n’ai pas vu L’Etrange Histoire de Benjamin Button,  j’avais adoré son Fight Club et apprécié Zodiac, donc à première vue, je m’attends à un excellent moment de cinéma. De plus, les acteurs composant les quatre rôles les plus importants sont des acteurs que j’affectionne : Brad Pitt (loin, bien loin de ses rôles de beau gosse), Morgan Freeman (dont c’est le premier vrai premier rôle), Kevin Spacey (que j’avais adoré dans American Beauty) et Gwyneth Patrow, qui va acquérir avec ce film ses galons d’actrice.

L’histoire en elle même part d’un postulat simple : deux meurtres commis en peu de temps, probablement par le même tueur. L’un est mort d’avoir trop mangé, ayant explosé son estomac et son intestin. On retrouve le mot « Gourmandise » à côté de lui. L’autre est retrouvé baignant dans son sang, après avoir dû, sur pression du tuer, se couper une livre de chair. Tracé à côté de lui, avec son sang, le mot « Avarice ». Deux meutres pour deux péchés capitaux. En reste cinq : la paresse, l’envie, la colère, l’orgueil, la luxure.

Sur cette enquête, on va trouver deux inspecteurs aux méthodes, aux styles différents, opposés. D’un côté, William Somerset, vieux flic dont la retraite approche… c’est même sa dernière semaine. Lui, il est désabusé, ne veut plus se battre pour ce monde qui n’en vaut pas la peine. De l’autre, David Mills, un inspecteur qui vient de la campagne, où la vie est plus tranquille. C’est sa première affaire en ville. Lui, il se bat, car il est convaincu que le monde peut être sauvé, et il veut tout faire pour celà.

Ce film, c’est la résolution de ces meurtres, mais aussi l’évolution du caractère des deux inspecteurs. Leur opposition, leur connivence, leurs envies, leurs convictions. On suit ces deux inspecteurs pour voir comment ce duo étrange peut s’entendre, et c’est grâce à eux qu’on comprend la psychologie du tueur.

Le générique de début, sur fond de Nine Inch Nails, nous fait pénétrer dans le monde de Seven. Un univers glauque, sombre. Les images volontairement salies, les sautes d’images, les gestes méthodiques du tueur… tout contribue à cette entrée en matière des plus étranges.

Autant le dire tout de suite, Seven est un chef d’oeuvre. Parler encore plus du scénario serait dévoiler l’histoire, je ne m’y attarderais donc pas. Mais chaque élément du film est travaillé, fouillé. Le jeu d’acteur est parfait : Freeman et Pitt sont exceptionnels, Paltrow, en jeune débutante, est bluffante. Quant à Spacey, son intervention, bien que courte, est le point d’orgue du film, qui se finit en apothéose. Les images, la façon de filmer… Fincher maîtrise son art et nous donne envie de poursuivre le film, car la caméra est là où elle doit être, distillant les indices, tout en maintenant l’univers glauque du film.

En résumé, un grand choc, qui malheureusement dans mon cas était atténué puisque j’avais lu la novélisation. Mais courrez le voir, louez le DVD… C’est un moment de pur cinéma, et ça, ça ne se refuse pas.

Ma note : 4,5/5

A très bientôt,

Antoine

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2 commentaires

  1. Ca n’a pas l’air mal. Un bon divx. Euh..enfin, je veux dire DVD.

    On a moyen d’en savoir un peu plus sur les mauvais côtés du film ?

  2. Le fait est que je n’ai pas vraiment vu de mauvais côté. Le versant glauque du film peut en rebuter certains. Le problème en fait, c’est que j’avais lu le livre auparavant, donc je connaissais le dénouement final. Donc, j’ai été spoilé ><
    Honnêtement, j'en vois pas, de choses négatives. Maintenant, je suis assez bon public… A toi de voir et d'écrire ta review !

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