[Chronique Livre] Je chante le corps électrique, Ray Bradbury

Oui, encore une chronique livre dans le Blogpaper. Je ne sais pas pourquoi j’ai une furieuse envie en ce moment de critiquer des livres, peut-être le retour du printemps, je ne sais pas ! En tout cas, j’espère que vous prenez plaisir à lire ces quelques chroniques.

Ray Bradbury donc. un auteur dont, à ma grande honte, je n’avais encore rien lu l’année dernière. Alors que pourtant, il est une de ces icônes de la science-fiction, un de ces dieux encore vivants, vénérés et respectés pour leur oeuvre. Mais donc moi, en ignorant inculte que je suis, je n’avais rien lu de lui. Jusqu’à ce qu’un ami (Ebenos pour ne pas le nommer) répare cette inculture en m’offrant, l’année dernière, l’édition Folio SF de Fahrenheit 451. J’ai donc pu lire (avec délectation) ce grand classique de la SF et découvrir un peu l’univers de Bradbury.

En me baladant rue Sainte-Catherine à Bordeaux, je suis rentré chez un bouquiniste qui proposait à prix modique des livres de la collection « Présence du Futur ». Je crois en avoir déjà parlé dans le Blogpaper. En gros, cette collection de l’éditeur Denoël est considéré comme l’une des meilleures collections de SF (avec Ailleurs et Demain de Robert Laffont). De nombreux auteurs ont été publié par Présence du Futur : Bradbury, Asimov, Lovecraft, Adams… La collection s’est arrêtée en 1999. Certains des titres ont été réédités par la suite dans la collection Folio SF. D’autres ne peuvent se trouver qu’en bouquinerie. Le livre d’aujourd’hui est l’un de ceux là. Voici donc Je chante le corps électrique, de Ray Bradbury, publié en 1969 aux Etats-Unis et en 1970 en France, chez Présence du Futur.

1ère couverture du livre chez Présence du Futur, avec la fameuse couverture Point d'exclamation. Toutes les couvertures de cette page viennent du forum BDFI.

Il faut d’abord savoir que ce livre n’est pas un roman. Il se compose de dix-sept nouvelles et d’un poème. Les titres en sont les suivants : Retour au Kilimandjaro, Les Farouches incendiaires, L’Enfant de demain, Femmes, La Prophétesse de basse-cour, La Seconde Mort d’Abraham Lincoln, Oui, nous nous rassemblerons au bord du fleuve, Du printemps dans l’air ?…, Barton appelle Barton, L’Interdit, Je chante le corps électrique, Le Jour de la grande exhumation, Tous les amis de Nicolas Nickleby sont mes amis, Le Costaud, L’Homme à la chemise bariolée, Henry IX, À la recherche de la cité perdue, Christus Apollo.

La première question que je me suis posé lorsque je me suis plongé dans le recueil, c’est : peut-on dire que c’est de la science-fiction ? Certaines nouvelles pourraient me faire dire non. Les Farouches incendiaires ou encore Oui, nous nous rassemblerons au bord du fleuve ne comportent pas vraiment de marqueurs typique de la science-fiction. Au contraire, rien ne peut nous faire croire que nous sommes plongés dans la nouvelle d’un auteur de SF. D’autres au contraire sont en plein dans cette thématique de la science-fiction. Je pense à  l’Enfant de demain, à Je chante le corps électrique ou encore à A la recherche de la cité perdue. Dans ces nouvelles, on est plongé en plein dans les thématiques récurrentes du genre.

Deuxième couverture du livre, édition de 1986

Et justement, c’est ce que j’ai adoré dans ce recueil. Car je l’ai aimé ce livre, et plutôt deux fois qu’une ! Bradbury change de thème avec aisance et facilité, passant de l’historique à la SF, du fantastique à l’humour avec une telle aisance. Chaque nouvelle vous emporte des les premières phrases (mis à part la première que j’ai trouvée molle du genou). Ma préférée reste Henry IX, où toute la population de la Grande-Bretagne a fui l’île, car ils en avaient assez du climat exécrable, sans soleil du pays… Barton appelle Barton est aussi excellent, où un homme est resté seul sur Mars pendant plusieurs années. Pour combler son ennuis celui-ci enregistre des milliers de bandes magnétiques et installe des relais téléphoniques dans toutes les villes. Mais soixante ans plus tard, son dispositif se déclenche et il communique avec son moi passé… Superbement bien écrit.

Un point positif inhérent à la version française, c’est la traduction que Denoël propose. Elle est fluide, sans trop de redondances. Elle est agréable à lire et c’est vraiment un délice de parcourir ce recueil, car on n’est pas arrêté par une traduction hasardeuse. Je n’ai pas eu la chance de lire la version originale de Je Chante le corps électrique, mais en tout cas, la VF est un régal.

Troisième et dernière couverture de l'édition "Présence du Futur", 1990

En résumé, je ne peux que vous conseiller cet ouvrage de Bradbury, pour peu que vous puissiez vous le procurer en bibliothèque ou en bouquinerie. Vous découvrirez un recueil de très bonne qualité et qui vous montrera une autre facette de l’auteur de Fahrenheit 451. Un gros coup de coeur !

A très bientôt,

Antoine.

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