De Saint-Jean à Europe

A force de repousser, il fallait bien un jour que je vienne.

Non pas que l’idée d’aller rendre visite à mon ami Olivier me soit déplaisante. Au contraire, je l’attendais avec impatience et excitation. Mais vous savez ce qu’il en est : avoir envie de voyager est très facile, trouver le temps et l’argent pour le faire est bien plus compliqué. Et hors de question ce coup-ci de ne pas partir sans ma petite amie. Même s’il fallait l’enchaîner à ma valise, elle viendrait avec moi !

Et puis, elle est arrivée : l’occasion d’aller retrouver Kokoro et qu’il nous fasse visiter son nouveau pied-à-terre, sa nouvelle région. La dernière fois que je l’avais vu (un mois entier. A ce niveau là, ce n’est plus une visite de courtoisie, mais un squattage en règle, une tentative non avouée de colocation), il était encore en région parisienne, dans cette Grande Couronne qui, contrairement à ce que son nom peut faire penser, n’est pas un domaine royal. Trois ans durant, je faisais le voyage jusqu’à Montparnasse. Territoire connu : ayant toujours habité du côté ouest de la France, je ne pouvais arriver à Paris qu’à cette gare ! Et je profitais de ce voyage pour m’enivrer quelques heures de Paris, d’un petit bout de capitale soigneusement sélectionné.

Enfin, ce coup-ci, point d’escapade parisienne. Direction le nord de l’Hexagone, direction Lille ! Grande aventure pour moi, qui ne suis jamais allé plus au nord que Strasbourg. Cet éloignement géographique était porteur de promesses : c’était presque comme aller dans un pays inconnu… Aventure également car Kokoro n’allait pas me recevoir seul. La date que nous avions choisie tombait très bien : non seulement ma dulcinée pouvait venir avec moi, mais nous allions également enfin rencontrer la sienne. Une rencontre au sommet !

Le grand jour arrive enfin. Tellement impatients de prendre ce train, nous arrivons avec une bonne demi-heure d’avance à la gare Saint-Jean. Gare qui résonnait partout de bruits de marteau, de scie, de chantier… Elle se refait une beauté, cette dame plus que centenaire, et elle en a bien besoin. Lorsque la ligne à grande vitesse arrivera jusqu’à elle, elle sera resplendissante, comme un vaisseau de pierre amarré près des flots.

C’est l’heure ! Et enfin, le train dans lequel nous avions pris place s’ébranle et emprunte le pont pour traverser la Garonne. Plus moyen de reculer : direction Lille-Europe !

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