Arrivée voie 3

Le voyage se passe. Je la connais presque par coeur, cette ligne de train. Pendant presque seize ans de ma vie, je n’ai connu qu’elle, cette bande de fer qui me liait à Bordeaux, à Paris. Mais aujourd’hui, nous ne passerons pas par Paris, et nous contournerons l’activité foisonnante parisienne, nous la verrons peut être de loin, mais ce n’est pas, encore une fois, notre destination. Ca y est, on contourne. Nous passons par un autre paradis du voyage, où les candidats à l’exil passager s’envolent dans les airs, puis par un Royaume enchanté où petits et grands se mêlent. Et pis, la dernière ligne droite, dans la campagne picarde. Sans arrêt jusqu’à Lille.

Arrivée, Lille-Europe ! Me voilà perdu. Moi qui, d’ordinaire, suis comme un poisson dans l’eau dans ces édifices, je suis déboussolé par l’architecture audacieuse de cette gare moderne. Même si je l’apprécie, je ne suis pas vraiment à l’aise. Mais vite, sortons du train ! Lille n’était pas son terminus, nous risquions de repartir pour la capitale belge. Bruxelles est une ville que j’adore, mais pour aujourd’hui, arrêtons nous dans les Flandres.

Très vite, j’aperçois Kokoro et je le serre dans mes bras. Enfin, je le revois ! Près de dix mois après notre dernière rencontre, autant dire que le temps est bien long. Ne manquerait plus que quelques autres amis pour que la fête soit complète, mais je ne peux pas tout avoir d’un coup. Je suis si heureux de réentendre sa voix, non découpée et modifiée par les terminaux téléphoniques ! Mais il ne faut pas traîner, sortons de la gare !

Enfonçons nous sous terre : Tramway, puis métro ! Vous devinez bien, chers lecteurs, que ce fut un moment très agréable pour moi. Découvrir un nouveau réseau, de nouvelles rames, de nouvelles stations… Mes yeux se posent partout, essayant tant bien que mal d’emmagasiner un maximum d’informations sous les yeux mi-moqueurs, mi-attendris de mes deux comparses, qui ne connaissent que trop bien ma passion assez étrange. Il s’en faut de peu pour que je sorte mon appareil photographique, mais je me retiens, imaginant sans trop peine les mines interloquées des habitants de la capitale des Flandres au moment où je vais mitrailler la rame et ses occupants.

Émergeant enfin tous les trois du sous-sol, nous marchons quelque temps dans les rues avant de nous arrêter devant l’entrée de chez Kokoro. Il nous avait dit que sa douce était sûrement déjà arrivée, l’angoisse, pour moi, commence à monter. Si mon ami l’avait choisie, je devrais bien entendu m’entendre avec elle, il n’y a pas de raison ! Tout de même, je ne suis pas rassuré lorsque je pénètre dans l’appartement d’Olivier. Et alors elle arrive et l’on commence à discuter. Et très vite, mes quelques peurs s’effacent, laissant la place à beaucoup de joie et de plaisir. C’est quelqu’un de très bien, ce week-end s’annonce sous les meilleurs auspices !

Un court instant, nous nous échappons, Kokoro et moi, pour acheter quelques victuailles pour notre court séjour. Le premier choc avec un Lillois. Je ne me souvenais que des Franciliens qui sont, pour la plupart, pas très amicaux. Dès le premier contact, je m’aperçois qu’il en est tout autrement du Lillois : amical, joyeux, rigolard, avec ce petit accent si caractérisque ! Tout cela s’annonçait bien !

Il est déjà 21 heures. Il nous faut manger ! Et discuter, rattraper le temps perdu ! Nous avons encore deux jours pour visiter la ville…

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