Lille by day, Lille by night

Bien sûr que nous n’avons pas fait que visiter Lille en ce week-end météorologiquement partagé, nous avons aussi beaucoup parlé, beaucoup joué, beaucoup ri… De vraies retrouvailles en somme. Il nous fallait de plus, pour ma dulcinée et moi, mieux connaître cette fille qui était devenue la muse de mon ami. Une heure n’aurait certainement pas suffi, il nous a bien fallu un week-end pour la découvrir et pour l’apprécier à sa juste valeur. Ce que nous avons fait, rencontrant ainsi une personne pleine de charme, d’humour et d’intelligence, d’amitié aussi.

Durant ce moment lillois, il nous fallait découvrir cette ville qui paraissait si différente de notre Bordeaux, la ville de pierre. Délaissant le métro pour partir à la visite de cette cité, nous avons dû marcher plus d’un quart d’heure, sous un magnifique soleil qui faisait mentir les idées reçues sur le climat du Nord, pour commencer à rentrer dans le centre-ville proprement dit. C’est ainsi que nous avons fait la connaissance de deux premiers édifices lillois : le Palais de Justice, qui ressemblait à un palais de justice, et le Musée des Beaux-Arts, édifice colossal et majestueux, qui m’a rappelé mon escapade viennoise et les palais de la Hofburg.

Mais le véritable choc fut lorsque je me rendis sur la Grand’Place. J’ai cru alors me retrouver dans le nord de l’Allemagne, vers Hambourg ou Lübeck, ces villes que je souhaite ardemment revisiter. Une architecture flamande, aux couleurs vives et au style tellement Renaissance. La Vieille Bourse avait particulièrement retenu mon attention. La cour intérieure me fit remonter le temps. En quelques instants, je me vis marchand de peaux et de fourrures, en plein XVIème siècle, rencontrant des acheteurs de Hollande, de Prusse, d’Angleterre. Le charme de ce bâtiment m’a médusé, d’autant plus qu’en ce jour, les bouquinistes rencontraient les amateurs de senteurs de papier ancien et de livres du passé, rendant à la Vieille Bourse sa fonction première.

En parlant de livres, impossible pour moi de ne pas aller à Lille sans découvrir, enfin, le fameux Furet du Nord. Que n’avais-je pas entendu sur ce magasin, qui est passé de la vente de fourrures à celui des objets de culture ? Le Furet était sur la Grand’Place, cela tombait bien. J’y rentrais donc. Labyrinthique, le mot était faible. Un entremêlement d’étages, d’escaliers en pagaille, de quelques ascenseurs. Où chercher, où aller ? A s’y perdre, je vous dis. Pourtant, j’étais habitué aux grandes librairies, fréquentant Mollat depuis quelques années. Mais là, ça vous donnait le tournis. Qu’importe, j’explorais la librairie, qui depuis vend également CD et autres DVDs. Un arrêt au rayon Science-Fiction permit à ma bourse de se délester de quelques euros…

On dit souvent que les villes sont encore plus belles la nuit. Pour Lille, c’est réellement le cas. Profitant du dimanche soir pour aller dîner dans un restaurant (proposant des viandes au menu, et dont le nom fait référence à un animal imposant), nous sommes retournés près de cette Grand’Place, nous restaurant entre le Théâtre de la Ville et la Vielle Bourse, dont l’éclairage noctambule faisait ressortir sa beauté, et moi mon amour pour ce bâtiment. Lille est belle la nuit, peut-être pas plus belle, mais différemment belle. Un régal pour l’amateur d’histoire que je suis. Je dois avouer que je me suis presque cru dans un autre pays, habitué que je suis aux façades de pierre burdigalaises.

Le réveil encore embué de sommeil à 4 heures, le lundi matin, permit de faire passer un peu plus facilement la pilule tellement amère de la séparation. Le rendez-vous avec le train du retour était fixé à 6 heures, en gare de Lille-Flandres, gare beaucoup plus ancienne, où je me retrouvais bien plus. Le métro prenait un nouveau visage à cette heure, les stations ressemblant à des cathédrales vides, sans âme qui vive… Mais il est déjà l’heure pour le train de s’en aller, nous emportant, Myrina et moi, loin de la capitale des Flandres.

Mais bien sûr, avant de partir, nous nous sommes promis, tous les quatre, de revenir vite. Revenir pour Lille, et revenir pour eux. Et de refaire un week-end aussi mémorable et marquant que celui-là.

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Un commentaire

  1. \o/ Et encore, vous n’avez pas tout vu 🙂 Le vieux Lille, où on n’a malheureusement pas trop eu le temps de se promener, est vraiment une architecture encore différente, encore une autre culture. Reveneeeeeeeeeeeeezzzzzzz !

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