[Chronique Jeu] L.A. Noire : Un parfum de dahlia dans les airs

La semaine dernière, j’ai acquis un nouvel ordi. Ca vous fait une belle jambe, me direz vous, chers lecteurs. Oui, j’ai dû remplacer ma Velvet à moi, l’ordinateur qui m’accompagnait depuis mes débuts d’études supérieures (cinq ans mine de rien !), qui commençait à me donner des signes flagrants de fatigue.  Quand Chrome patauge avec trois onglets ouverts, c’est le début de la décadence. Bref, Velvet est morte, vive Velvet ! Mon nouvel ordi est là, et avec une configuration me permettant de voir arriver les cinq prochaines années. Mais alors que je découvre ma nouvelle Velvet, ces méchants de Rockstar décident de ne pas sortir leur dernière production sur ordinateur personnel.

Rockstar. Il y a peu, j’ai fait un très court article sur GTA, saga emblématique de l’éditeur. Mais Rockstar a surtout un nombre incroyable de jeux excellents à son actif. Prenez Max Payne II : The Fall of Max Payne. Si d’un côté purement FPS, il est juste pas mal, d’un point de vue scénaristique, c’est un de mes plus gros coups de coeur. Prenez Red Dead Redemption : un hommage des plus savoureux aux westerns, un scénario en béton, une durée de jeu très honorable et un univers de jeu… immense. Bref, ces petits cachotiers de Rockstar avaient dans leurs tuyaux un jeu en développement depuis 2006 et n’en ont fait part que l’année dernière : L.A. Noire.

Il est fort, il est beau... il va sauver L.A.

Derrière L.A., on retrouve la Team Bondi, dont L.A. Noire est leur premier jeu. Cependant, le studio a été fondé par des anciens de Team Soho, ceux qui ont crée The Getaway sur PS2. Je n’ai pas eu l’occasion d’y jouer pour ma part, mais les avis sont plutôt mitigés, entre les anti-Getaway et les pro-Getaway. Donc, c’est sans à priori que j’abordé ce jeu, sur la Xbox 360 de mon ami Olivier.

Le pitch de départ est assez simple. Vous incarnez un bon gars appelé Cole Phelps. Décoré de la Seconde Guerre Mondiale, vous rentrez à L.A., où vous trouvez une ville en proie au crime et au vice. Nous sommes en 1947. Cole décide de s’engager dans la police de L.A., tout d’abord comme chaque agent. Au fur et à mesure de l’histoire, si tout se passe bien, vous serez mutés à la circulation (impliquant les accidents de voitures et les crimes dans les voitures), puis à la criminelle, aux incendies et enfin aux Moeurs.

"Tu vas voir qu'il va tellement être sous le charme de mon superbe costume qu'il va tout me dire"

Scénaristiquement parlant, c’est vraiment bien. On est plongé dans les affaires criminelles, allait du mari volage à des trucs vraiment plus glauques, avec en trame de fond, la fameuse affaire du Dahlia Noir. Attention, on ne joue pas cette si célèbre affaire, mais on va la croiser plus d’une fois. On s’attache assez rapidement à Cole, puis à ses coéquipiers, qui sont généralement hostiles au premier abord.

La carte est tout simplement énorme. La carte est, selon l’éditeur, plus grande que GTA : San Andreas, ce qui est déjà pas mal. On prendra plaisir à la parcourir en voiture pour se rendre aux différent lieux requis pour la mission. Par contre, notez le bien pour éviter les déconvenues : L.A. Noire n’est pas un GTA-like. N’espérez pas mettre le bordel dans la ville, à l’instar d’un Tommy Vercatti ou d’un C.J. . D’ailleurs, une mauvaise conduite dans votre mission peut influencer la note finale.

Graphiquement, c’est joli. Ce n’est pas magnifique à s’en crever les yeux, mais c’est agréable à regarder. Par contre, niveau animation des visages, c’est génial. C’es la technique mise au point par Team Bondi , le Motion Scan. En gros, la personne que vous allez interroger vas avoir de vraies mimiques faciales, qui vont trahir ses émotions. A vous de voir s’il dit la vérité ou pas… C’est sincèrement bluffant.

Pour la difficulté, ce n’est pas Myst hein. Vous n’allez pas trop galérer pour avancer dans votre histoire. Durant la phase de recherches d’indices, vous entendrez une petite musique qui va s’arrêter quand vous aurez tout trouvé. De plus, un petit « ding » se fait entendre lorsque vous êtes près de quelque chose. Pour les interrogatoires, c’est facile au début puis après… ça se corse. Il y a un potentiel de rejouabilité assez important pour avoir 5 étoiles pour chaque enquête.

Pour la bande-son, c’est du pur années 40. C’est assez bon, voire tr ès bon et agréable à écouter, qui accompagne avec brio les 15 heures de la quête principale.

"Merde, il me regarde fixement avec ses yeux de merlan frit... Vite, dire quelque chose d'intelligent... Cacahuète ! Merde..."

Au final, L.A. Noire est bon. Très bon. Je dirais que c’est un excellent jeu, qui tient en haleine par son ambiance, par l’envie qu’on a d’avancer das l’histoire… C’est un jeu qu’il faut absolument tester… et un jeu qui me donne envie d’acheter une 360…

A bientôt,
Antoine

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Un commentaire

  1. J’aime beaucoup ce jeu, surtout, c’est un jeu qui se laisse « regarder ». Je veux dire par là, qu’on peut regarder un joueur en plein jeu et être soi-même absorbé en tant que spectateur par l’excellence de ce jeu! ^^

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