[Et pour quelques bits de moins…] Perfect Dark, Nintendo/Microsoft

Cinquième épisode (tardif) de votre chronique estivale, qui va porter sur un autre jeu de la Nintendo 64. Oui, encore, mais je vous rassure, le prochain épisode changera de plateforme, je vous le promets ! Nous allons aujourd’hui nous pencher sur un autre jeu de Rareware, qui a fait date dans l’histoire de la console, mais aussi dans le monde des FPS, j’ai nommé Perfect Dark !

Pochette européenne de Perfect Dark. Elle est plutôt jolie l'héroïne ! Copyright : Okajeux

Une fois n’est pas coutume, c’est le scénario qui est important dans ce FPS qui est souvent présenté comme la suite spirituelle de Goldeneye 007 (même moteur graphique, même développeur, même système de jeu). Nous sommes en 2023. Dans l’espace, une guerre terrible oppose deux races extraterrestres : les « méchants » Skedars, ressemblant à des reptiles mais pouvant se transformer en humains, et les « gentils » Maians, qui sont caricaturés comme les petits hommes gris. Ces deux civilisations ont des relais sur Terre : les Skedars ont partie liée avec la dataDyne (dD), puissante corporation internationale, tandis que les Maians sont amis avec l’institut Carrington, fondé par Daniel Carringyon, qui est non seulement un centre de recherche, mais aussi un centre d’espionnage.

Lors de la première mission, Joanna Dark, agent de l’institut Carrington, surnommée Perfect Dark, doit infiltrer le siège de la dD pour sauver un certain docteur Caroll. Elle découvrira alors que les Skedars cherchent l’épave d’un vaisseau spatial d’une ancienne civilisation, coulé au fond de l’océan, qui leur permettrait de détruire la planète Maian. La dD accepte de les aider, en contrepartie de leur technologie pour en faire la plus puissante corporation du monde. Cependant, la dD ne sait pas que les Skedars veulent tester cette super arme sur la Terre…

Le scénario paraît très convenu, mais finalement il est prenant, car sans temps mort, et il permet de visiter de nombreux environnements : les bureaux de la dD, l’institut Carrington, la Zone 51, Air Force One, des vaisseaux extraterrestres… Il faut également voir l’humour second degré présent dans le jeu, notamment lorsque vous serez dans la zone 51 pour sauver un Maian qui s’appelle… Elvis.

Joanna et Elvis côte à côte. Source : Emunova

Graphiquement parlant, c’est plutôt joli pour l’époque. Perfect Dark sort sur la fin de vie de la N64 et le moteur de jeu de Goldeneye 007 est légérement remanié. Les animation sont plus fluides, on voit le personnage recharger son arme (chose que l’on ne voyait pas dans Goldeneye), les personnages parlent pour de vrai, et non pas via des phrases textuelles mais avec des vraies voix. Cependant, tout cela a un prix car pour jouer, il fallait l’Expansion Pack, un petit objet qui se glissant dans la N64 et qui augmentait la RAM de la machine. Sans cela, vous n’aviez que le simulateur de combat, ce qui n’était pas forcément super intéressant…

Au niveau multijoueur, Perfect Dark est une réussite également. Il bénificie des nombreux ajouts au multijoueur de Goldenye 007 et surtout, il inclut la possibilité de jouer la totalité du mode histoire en coopération. Une véritable avancée qui justifie encore plus l’utilisation de l’Expansion Pack. A noter l’un des avantages de la N64 face à la Playstation de l’époque : la 64 intégrait d’office quatre ports manette alors qu’il fallait un multitap pour jouer à quatre sur la console de Sony. Quatre joueurs en deathmatch sur Perfect Dark, le pied !

Pour être honnête, j’ai moins joué à Perfect Dark qu’à Goldeneye 007, et je n’ai fini le jeu que trés récemment. Mais dieu que je l’aime. Outre le fait que je suis fan de Rareware, le jeu était rapide, dynamique, fun, bourré de références sympas, avec du challenge (aucun médikit dans les niveaux, juste des boucliers…). J’affectionne vraiment Perfect Dark, qui malheureusement n’a pas eu la même postérité que Goldeneye 007.

Ce jeu, c’est aussi la fin d’une histoire, car durant le développement de Perfect Dark, une partie de l’équipe s’en est allée pour fonder le studio Free Radical Design, qui va offrir aux joueurs la série des TimeSplitters. Rare va offrir Conker’s Bad Fur Day à la N64, puis l’âge d’or de studio s’en va. C’est d’autant plus triste qu’aujourd’hui, Rare n’est plus qu’un studio de développement pour Kinect, loin de son glorieux passé. Cependant, Rare a offert aux possesseurs de Xbox 360 un remake HD du jeu et pour être honnête, le remake est vraiment très joli. En tout cas, il vous permettra, si vous n’y avez pas encore joué, de découvrir Perfect Dark…

A très bientôt,
Antoine.

Fiche technique :
Perfect Dark
1 à 4 joueurs
Editeur : Nintendo (original), Microsoft (remake)
Développeur : Rareware
Support : Cartouche (N64), Téléchargement (Xbox Live Arcade)
Sortie : 22 mai 2000 (USA), 30 juin 2000 (Europe), 21 octobre 2000 (Japon), 17 mars 2010 (Xbox Live Arcarde)

 

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Un commentaire

  1. « Received » faisait la douce voix de Johanna dans son Talkie après avoir les ordres de mission.

    Je me souviens du mode multijouer, absolument fabuleux, où les bots se faisaient atomiser la tronche par grappes de 12 par des tourelles automatisées. Autre petit détail, le fait de pouvoir jouer un « méchant » dans l’histoire rajoutait un mode de jeu fun dont tout le monde rêvait.

    J’ai adoré et passé des heures sur ce jeu(peut-être même plus qu’en compagnie de notre bien aimé 007, c’est vous dire). Je plussoie à fond cet article tellement ce jeu était magique.

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