[Chronique Flash Livre] Wastburg, Cédric Ferrand

Bon, vous allez croire que j’ai des actions chez les Moutons électriques, que l’on me paye pour de bonnes critiques… Mais d’une part, mon Blogpaper n’est pas assez influent pour réussir à faire qu’un livre soit un best seller au niveau international, d’autre part, si je chronique encore un livre des Moutons, c’est pour la bonne et simple raison que j’adore ce qu’ils font, et que ce livre, et bien ça fait déjà un bout de temps que je le guettais et qu’il me faisait envie. Voici donc les quelques impressions après lecture du premier livre de Cédric Ferrand, Wastburg.

Une couverture très travaillée, comme la plupart des travaux chez les Moutons

Bon, ce qui a fait mouche pour que je l’achète, c’est une affiliation au style de Jean-Philippe Jaworski, dont j’avais absolument adoré le Gagner la guerre que j’avais trouvé juste sublime. Le résumé me paraissait entreprenant, avec son lot d’intrigues, et son parler très libre et « des bas-fonds ». J’ai lu ensuite le prologue et le premier chapitre qui était en libre lecture sur le web, pour me faire une petite idée du livre. Le prologue raconte en fait la création de Wastburg, cité franche sise entre le pays des Waelmiens et celui des Lorritains, cité s’affranchissant des lois, et qui possédait des magiciens, les majers, qui n’existaient plus car la magie s’est enfuie de la ville quelques années auparavant.

J’avoue que je ne m’attendais pas à cette organisation de l’intrigue. En fait, l’histoire principale est assez secondaire. Même si une trame principale existe tout au long des chapitres, le livre décrit plutôt, chapitre après chapitre, la vie à Wastburg, comment elle est organisée, qui sont ses habitants, ses institutions… Tout cela baignant dans une atmosphère délétère et bien corrompue à souhait. Ce n’est donc pas un livre à intrigue prenante, mais plutôt un livre-monde.

Attention, je ne critique pas Wastburg, car je considère ce roman comme un excellent moment. C’est un premier roman et je n’attends qu’une chose : que Cédric Ferrand en écrive d’autres. J’ai été séduit par son écriture, son vocabulaire, sa verve… C’est excellent à lire et, même si ça se rapproche de Jaworski, Ferrand a réussi à imprimer un univers qui lui est propre. On peut retrouver moult inspirations dans Wastburg, allant de la ville médiévale aux villes italiennes, mais Wastburg, on la connaît, mais en même temps, on ne la connaît pas, et c’est Cédric Ferrand qui nous la narre. Mais voilà, j’ai vraiment eu l’impression que Wastburg est un prélude, divin certes, mais un prélude à un cycle sur la ville libre, que j’espère de tout coeur voir naître un jour, car ce prologue m’a réellement enchanté. Vous savez ce qui vous reste à faire !

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2 commentaires

    1. Merci à vous pour ce très bon livre… et pour le blog Hugin et Mugin avec votre accolyte !

      En espérant de tout coeur lire un futur livre de votre main.

      (Et merci d’être passé par là 😉 )

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