[Et pour quelques bits de moins…] Max Payne 2 – The Fall of Max Payne, Rockstar Games

Aujourd’hui, notre chronique prend son grand trench-coat noir, un verre de bourbon, une cigarette et part s’enfoncer dans les brumes épaisses d’un New York qui montre son plus triste visage. Où les cadavres traînent dans les ruelles que l’on traverse, où l’espoir semble définitivement parti, et où l’on essaye de s’accrocher à quelque chose pour ne pas sombrer définitivement… Bon, cette introduction n’est pas très très engageante, je le conçois volontiers. Mais il fallait au moins cela pour plonger dans l’univers du jeu dont je vais vous parler aujourd’hui, sorti en 2003 (et oui, déjà), et qui reste un monument dans son genre. Voici donc le 7ème épisode de « Et pour quelques bits de moins », consacré aujourd’hui à Max Payne 2 : The Fall of Max Payne.

Jaquette du jeu, nous montrant les deux héros, Max et Mona. "A Film Noir Love Story", ça qualifie très bien ce jeu.

Vous parler de Max Payne 2, c’est parler d’une oeuvre (oui, j’insiste bien sur ce mot) qui a marqué pour très longtemps ma définition de TPS. Comment vous transmettre la beauté sombre qui s’émane de ce titre et qui reste encore aujourd’hui une référence pour moi ? Je vais tenter de vous en parler et essayer de vous transmettre l’envie de jouer à un jeu qui, même graphiquement daté (et encore…), vous plongera dans un film noir digne des plus grands.

Mais là, vous allez de suis m’arrêter en me disant « Heeeey ! Mais tu nous parle de Max Payne 2, mais on ne connaît pas le 1 ! On ne sais rien sur lui ! Comment veux-tu qu’on comprenne ? ». Vous n’avez pas tout à fait tort, d’autant plus que les évènements de The Fall of Max Payne suivent directement les évènement de Max Payne 1. Cependant, je n’ai jamais touché à Max Payne 1 et pourtant, j’ai réussi à saisir la trame scénaristique du 2. Tout cela parce que les gars de chez Remedy Entertainement ont eu l’intelligence de placer un « Précédemment, dans Max Payne » , dans le menu d’accueil du jeu. Pas de panique donc, il y aura une séance de rattrapage !

Pour faire simple, dans le 1, nous faisons connaissance avec Max Payne, un flic à qui tout réussit, heureux avec sa femme et son enfant, qui travaille dans la police, le plus souvent sous couverture dans la mafia. Sauf que, un soir, lorsqu’il rentre, il voit sa femme et son enfant se faire tuer pratiquement sous ses yeux par des drogués défoncés à une drogue qui fait fureur sur le marché, le « V ». Fou de douleur, il descend les drogués et va essayer de remonter la filière. Le problème, c’est qu’il va découvrir un vaste complot mêlant société secrète et mafia, laissant uniquement des cadavres derrière lui. Ce qui fait penser au lieutenant de police Jim Bravura qu’il est fou dangereux et le proclame « ennemi public numéro 1 ». Dans le même temps, Max va croiser Mona Sax, une jolie femme qui, comme lui, a perdu une membre de sa famille proche à cause du « V » et va traquer les responsables. Au cours de ses investigations, Max va comprendre que la mort de sa femme n’est pas si accidentelle que ça…

C’était pour le bref résumé du 1. Dans le 2, qui se déroule trois ans plus tard, Max Payne a été réhabilité et travaille au NYPD sous les ordres de Jim Bravura, et en équipe avec l’incorruptible inspecteur Winterson. Cependant, c’est aussi un homme ravagé par la dépression et l’alcool, ne se remettant pas du meurtre de sa famille. De plus, il s’en veut terriblement d’être tombé amoureux de Mona Sax, réputée criminelle dangereuse et qu’il n’a pas revu depuis les affaires de Max Payne 1. Un soir, Max Payne est appelé en renfort dans un entrepôt où il tombe sur des nettoyeurs d’une société de nettoyage, qui font disparaître des cadavres. Durant cette mission, Max va retomber nez à nez avec Mona, qui va redisparaître pour mieux réapparaître. Pour Max, c’est le début d’une enquête de cauchemar, où tous ses démons vont refaire surface, où des amis vont révéler leur vrai visage et où il devra faire face à ses choix.

C'est avec ces magnifiques dessins qu'est raconté l'histoire de Max Payne 2 entre les niveaux. C'est aussi ainsi que vous sera remémoré l'histoire de Max Payne 1 dans "Précédemment, dans Max Payne". Source : Jeuxvideo.com

Le scénario, c’est le maître mot de Max Payne 2. C’est pour préserver cette ambiance de film noir que l’on a préféré mettre des dessins magnifiques (voir ci-dessus) à la place de cinématiques. Le jeu est en VO sous titrée, et les voix rendent magnifiquement hommage à l’ambiance : elles sont très crédibles, surtout justement la voix de Max, sombre et profonde. Les niveaux traversés sont également, dans leur ensemble, assez sombres : un immeuble en construction, la résidence glauque de Max, l’hôpital, la résidence de Mona… La direction artistique soignée plonge véritablement le joueur dans ce film policier très bien réalisé.

Un petit aparté : souvent dans les niveaux, vous rencontrez des télévisions allumés, qui diffusent plusieurs séries qui se suivent niveau après niveau, de sorte que cela fait des histoires complètes à la fin du jeu. Les deux plus marquantes pour moi sont « Lords & Ladies », une espèce de Feux de l’Amour dans l’Angleterre victorienne et « Address : Unknow », qui raconte l’histoire d’un homme qui se transforme en tueur lorsqu’il est possédé par son double maléfique, John Mira. « Address : Unknow » est remarque à plus d’un titre car il semble, certaines fois, suivre la vie de Max Payne. D’autre part, c’est dans les anciens studios où ont été filmés cette série qu’habite Mona Sax, ce qui va donner lieu à des séquences de jeu mémorables.

Outre les séquences « classiques » de jeu (on avance en tirant), d’autres séquences sont jouables dans The Fall of Max Payne : les séquences de cauchemar. Max étant en proie aux cauchemars, on se retrouve dans ceux-ci, devant lutter contre les démons du héros. Intéressantes, ces séquences ont pour but de mieux comprendre Max, et d’une certaine façon de s’attacher à lui, revivant ses moments de doute, d’effroi, de désespoir.

Pour un jeu de 2003, les graphismes n'ont pas trop mal vieilli. (Source : Apometal248)

Côté système de jeu, on va retrouver ce qui fait la base des TPS : le tir et les armes. Un grand nombre d’armes seront proposées tout au long du jeu : Ingram, 9mm, Desert Eagle, M4, AK-47, Cocktail Molotov… Pas d’armures et de boucliers tout au long du jeu, et pas de régénération automatique de la vie, comme on trouve dans les FPS actuels. Il vous faudra trouver des antalgiques disséminés un peu partout dans le niveau pour pouvoir restaurer votre santé. Mais la caractéristique principale de Max Payne 2 est bien son Bullet Time. Cet effet permet de ralentir le temps pendant quelques secondes, vous permettant ainsi de vous débarrasser rapidement de vos ennemis. Loin d’être accessoire, le Bullet Time est vraiment très utile, surtout dans les derniers niveaux de difficulté.

D’ailleurs, les niveaux de difficultés sont au nombre de 3 (en VO : « Detective », « Hard-Boiled », « Dead on arrival »). Le changement a son importance car à la fin du jeu en mode « Dead on arrival », la fin est quelque peu modifiée, juste un peu, mais un changement capital dans le scénario. Deux autres modes de jeu sont présents : la Minute New Yorkaise qui vous impose de finir un niveau le plus rapidement possible et Dead Man Walking qui chronomètre le temps où vous restez vivant face à un nombre impressionnant d’ennemis qui foncent sur vous. Ces modes de jeu sont assez agréables, car le scénario du jeu se finit assez rapidement, en une dizaine d’heures, ce qui est le seul point faible de The Fall of Max Payne.

Un mot enfin de la bande originale. Les musiques accompagnent bien la descente aux enfers de Max, et je ne résiste pas au plaisir de vous mettre le thème principal de Max Payne 2, composé par Jesper Kyd (responsable des OST de Assassin’s Creed), un morceau magnifique, très fort à mon goût.

http://www.youtube.com/watch?v=N5uC_my4Vy4]

Au final, Max Payne 2 – The Fall of Max Payne est un must have, un jeu magnifique pour son ambiance noire et son scénario génial, unique. Par contre, jouez y sur PC ou Xbox, pas sur PS2 parce que le portage sur la console de Sony n’est pas, vraiment pas génial. Maintenant, on attend l’arlésienne Max Payne 3 en espérant que cette suite sera à la hauteur de ses glorieux aînés.

Fiche technique:
Max Payne 2 – The Fall of Max Payne
Développeur : Remedy Entertainement (PC), Rockstar Vienna (Portage Xbox et PS2)
Editeur : Rockstar Games
1 joueur
Sortie : 14 octobre 2003 (PC), 25 novembre 2003 (Xbox), 2 décembre 2003 (PS2)

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