[Et pour quelques bits de moins…] Unreal Tournament, GT Interactive/Infogrammes

On va parler jeu de bourrins aujourd’hui sur le Blogpaper. Un jeu qui est sorti voici plus de douze ans, mais qui reste un must pour beaucoup d’entre nous. Un jeu qui peut paraître sommaire à première vue, mais qui nécessite néanmoins un peu de réflexion et de concentration, si si, je vous jure. Finalement, un jeu qui aura marqué bon nombre d’entre nous, et qui est issu d’une histoire un peu complexe. J’ai nommé : Unreal Tournament !

Logo de Unreal Tournament, premier du nom.

Avant de parler en détail du jeu en lui-même, j’aimerais vous parler du contexte de la sortie, en faisant un peu d’histoire. Nous sommes en 1995 et deux studios sont très importants dans le domaine du FPS : 3D Realms et id Software. 3d Realms, aujourd’hui disparu, est notamment connu pour sa série Duke Nukem. En 1996, le studio sort Duke Nukem 3D, qui va marquer les esprits non seulement pour l’ambiance du jeu, mais surtout pour la beauté de ses graphismes, absolument magnifiques pour l’époque. De l’autre côté, on a id Software, reconnu comme le père du FPS, à qui l’on doit l’ancêtre Wolfenstein 3D et le mythique Doom (1 et 2). Seulement, après la claque graphique reçue par le Duke, on se demande si id peut encore étonner. Le studio penche alors sur un mystérieux jeu qui se passerait à l’époque médiévale, sur fond de mythologie. Le nom de ce jeu ? Quake.

Lors de sa sortie, en 1996, après Duke Nukem 3D, Quake a totalement changé. C’est un jeu qui se passe maintenant dans un univers de science-fiction, avec aliens à la clé. Le scénario est bancal et convenu, les maps pas très inspirées (même si on retrouve Nine Inch Nails à la musique). Mais Quake est beau. Très beau. Sublime même. Quake apporte une vraie vue à la troisième dimension, des textures magnifiques, de la luminosité en temps réel… Aucun ordinateur de l’époque ne pouvait le faire tourner au maximum de ses options. Et Quake offre un relativement bon mode multijoueur, où l’on peut s’adonner aux joies du frag. Quake est donc une révolution.

L’année suivante (1997 donc), id sort Quake II. Encore plus beau, plus riche, et avec maintenant un scénario un peu plus inspiré et une véritable direction artistique, et toujours un mode multijoueur excellent. En 1997, Quake est une référence à avoir pour les amateurs de jeu de tir. Pour plus d’infos sur l’histoire de Quake, je vous renvoie au très bon article qui se trouve sur le site de Grospixels.

La boîte originale de Quake, sur le site MobyGames

En 1998, un studio du nom d’Epic Games sort un jeu du nom d’Unreal. Jeu qui fera date car doté, lui aussi, de graphismes exceptionnels et d’un scénario très cohérent, mêlant médiéval et science-fiction. Un jeu qui s’est fort bien vendu d’ailleurs, bien que commencé d’être développé avant même la sortie de Quake. Le souci pour Epic, c’est que si le mode solo a excellente presse, le mode multi est, lui, énormément critiqué pour ses bugs et finalement, son peu d’intérêt vis-à-vis de la référence Quake II. Epic va donc commencer à travailler sur une amélioration de ce mode multijoueur, qui va devenir un jeu à part entière. Mais pour Epic, le temps presse…

En effet, le temps presse, car id travaille sur la suite de son jeu phare, à savoir Quake III, qui ne sera au final qu’un jeu exclusivement multijoueur, dans des arènes et sans vraiment de rapport avec l’histoire relatée dans Quake II. Cependant, les développeurs promettent de splendides graphismes et de devenir la référence du FPS multijoueur.

C’est ici que je vais arrêter de parler de Quake. Si les deux jeux sont semblables, il y a quelques différences entre les deux et souvent, soit on est très fan de Quake III, soit on est très fan d’UT. N’ayant pas joué au titre d’id Software, je ne dis plus rien, de peur de dire de grosses bêtises. Néanmoins, ma douce et tendre est fan de Quake III et a écrit un petit article sur le site Geekofeminin, que je vous engage à aller lire !

Le cover art de Unreal Tournament

Unreal Tournament sort donc fin 1999, un petit mois avant Quake III. Les graphismes sont très jolis pour l’époque, mais mois que le titre d’id Software. Par contre, le nombre de cartes (une trentaine) et les modes de jeux vont rapidement en faire un must have, un hit en puissance. Il y a quatre modes de jeu différents : le match à mort (classique), Capture du drapeau (je te vole ton drapeau et le ramène dans la base), Domination (réussir à garder des points de contrôle pour gagner de nombreux points) et Assault (une liste d’objectifs à remplir, il faut le faire plus rapidement que l’équipe adverse).

Le principal point fort d’UT à mon sens, c’est l’accessibililté. Il est très simple de prendre les commandes, de tirer, de se repérer dans les maps (splendides pour la plupart, avec leur propre histoire). C’est un vrai régal. Les armes sont variés et sont relativement faciles à prendre en main. De plus, les matchs ont une dimension très « retransmission télévisée », avec les désormais classiques « Multituerie, Ultra-tuerie, Carnage ! » prononcé d’une voix d’outre-tombe par la voix off. UT, c’est du concentré de fun en barre, car il ne lasse jamais. En cause ? Les bots. Entièrement paramétrables, leur intelligence artificielle est vraiment très bien gérée, ce qui donne des matchs avec du challenge. De plus, il est possible de donner des ordres à chaque membre de son équipe et ces ordres sont, dans l’ensemnle, très bien respectés. C’est un jeu qui offre du challenge au novice comme au joueur confirmé.

Vue en jeu de Unreal Tournament (Source : Meristation)

Pour l’histoire, il y en a quasiment pas et je n’ai pas l’impression qu’elle soit reliée à Unreal. En gros, la corporation Liandri organise dans le futur des matchs où tous les coups sont permis, même la mort de l’adversaire (cependant, un procédé lui permet de ressusciter juste après) et vous devenez devenir le grand champion. Certes, tous les PNJ que vous rencontrerez, les autres équipes, ont un petit background expliqué avant chaque mission, mais c’est très sommaire. Ne vous attendez donc pas à une grande richesse de  scénario.

En revanche, un excellent point est celui de la musique, diversifiée et franchement magnifique. Les morceaux collent vraiment bien à l’ambiance rapide et nerveuse du jeu, c’est une véritable réussite. C’est d’autant plus méritoire que ce n’est pas forcément dans ce genre de jeu que l’on attend de la grande musique. Bref, un excellent point.

En bref, Unreal Tournament est devenu, et reste encore aujourd’hui, un jeu d’exception pour qui aime ce type de jeux. Le genre de titre qui est souvent joué en soirée geek, d’autant qu’il tourne encore bien sur les configurations récentes. J’aimerais bien, d’ailleurs, qu’Epic nous fasse un remake de ce jeu mythique.

Fiche technique :
Unreal Tournament
Développeur : Epic Games
Editeur : GT Interactive, puis Infogrammes
Plateformes : PC, PS2, Dreamcast, Mac, Linux
Première sortie française : décembre 1999

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