Bordeaux

Le Stade des Chartrons : le stade des Girondins qui a disparu du paysage

Long temps de silence sur ce blog. Me voici de retour pour un nouvel article commun avec Tim d’Invisible Bordeaux. Je vais essayer de reprendre des mises à jour *un peu* plus rapprochées. En tout cas, n’hésitez pas à lire les articles que j’écris sur Mandorine !

CityStade

Les Girondins de Bordeaux vont bientôt quitter le Stade Chaban-Delmas pour déménager dans leur nouveau stade dans le quartier du Lac. Mais saviez-vous que dans les premières années du club, les Girondins alternaient leurs rencontres à domicile dans deux enceintes différentes : le Parc Lescure (désormais Chaban-Delmas) et le Stade des Chartrons, très justement situé dans le quartier du même nom ?

Pour faire la lumière sur cette affaire, c’est une nouvelle fois avec Tim d’Invisible Bordeaux que je me suis associé afin d’avoir le fin mot de l’histoire. Par pure coïncidence, Tim venait de recevoir au même moment, une demande de la part de David Ledru, le gérant de l’excellent site Scapulaire.com (la base de données la plus à jour et un très bon guide sur l’histoire des Girondins de Bordeaux), qui recherchait des informations sur les immeubles qui ont remplacé le stade à la demande des descendants d’Olivier Lhoste-Clos, un ancien président du club.

Par où commencer ? L’histoire du club de football des Girondins commence en 1919 où il est créé en tant que section du club “omnisports” dont les racines se situent en 1881, lorsque la Société de gymnastique et de tir des Girondins est fondée (d’où le “1881” qui figure sur le blason actuel du club). La section football est bientôt connue en tant que Girondins Guyenne Sport (suite à la fusion de 1924 avec Guyenne Sports du quartier Saint-Augustin).

Blason actuel des Girondins de Bordeaux

Blason actuel des Girondins de Bordeaux

En 1936, sous la présidence d’Olivier Lhoste-Clos et du secrétaire du club Raymond Brard, les Girondins fusionnent encore avec le Bordeaux FC… et deviennent l’année suivante champions de France amateur de football. Désormais connus en tant que Girondins de Bordeaux Football Club (et à cette époque, leurs maillots s’ornent du désormais célèbre scapulaire), ils essayent de devenir professionnels. Il y a eu précédemment deux équipes professionnelles à Bordeaux : le Sporting Club de la Bastidienne et le Club Deportivo Espagnol de Bordeaux, qui se sont transformés en une seule équipe, le FC Hispano-Bastidienne… Mais l’expérience tournera court. Les Girondins vont alors devenir la seule équipe de football professionnelle de la ville et prennent part pour la saison 1937-38 au groupe B de la seconde division française.

La structure du club prend forme et, avec l’aide financière du Racing Club de France, les Girondins achètent un terrain marécageux dans le quartier des Chartrons, entre la rue de Leybardie et la rue Chantecrit. Cet endroit est destiné à devenir le quartier général de la section football des Girondins – jusqu’alors il jouait au Parc de Suzon à Talence (les bureaux du club se situent alors sur le cours Clémenceau). Des terres arables sont transportées depuis les environs de Bruges pour servir de base à la pelouse. Et par une heureuse coïncidence, la ville de Bordeaux a totalement démonté les tribunes de 10 000 places du stade pensé par Cyprien Alfred-Duprat pour laisser la place à un plus moderne Parc Lescure, inauguré pendant la Coupe du Monde de football 1938. Ces tribunes seront entièrement reconstruites aux Chartrons et ainsi naît le stade des Chartrons.

En haut à gauche : photo de septembre 1938 des Girondins portant leur nouveau maillot au scapulaire, probablement pour leur match inaugural au stade des Chartrons (source: Scapulaire.com). Les deux autres images montrent des matchs en cours au stade. Source en haut à droite: Sud Ouest via Histoire Caychac, en bas : Scapulaire.com (notez la publicité style années 1930 pour le site).

En haut à gauche : photo de septembre 1938 des Girondins portant leur nouveau maillot au scapulaire, probablement pour leur match inaugural au stade des Chartrons (source: Scapulaire.com). Les deux autres images montrent des matchs en cours au stade. Source en haut à droite: Sud Ouest via Histoire Caychac, en bas : Scapulaire.com (notez la publicité style années 1930 pour le site).

Le match inaugural des Girondins dans leur nouveau stade s’est tenu le 18 septembre 1938 et les locaux atomisent Dunkerque 8-1. Selon les journaux de l’époque, le match s’est tenu “en présence d’une foule dense malgré la concurrence faite par la revanche du championnat du monde de demi fond, au stade municipal [Lescure]”. Pourtant, les années suivantes, les Girondins n’étaient qu’un des nombreux résidents de Lescure, partageant l’espace avec les cyclistes, les athlètes et des équipes de rugby. Au Stade des Chartrons, les Girondins jouent vraiment à domicile, dans leur propre stade entièrement dédié au football.

Blason des Girondins de Bordeaux après leur fusion avec l'Association Sportive du Port

Blason des Girondins de Bordeaux après leur fusion avec l’Association Sportive du Port

En 1940, le club s’associe avec l’Association Sportive du Port (une ancre est ajoutée sur le blason du club à ce moment-là), Cette évolution est principalement parce que, en ces temps de guerre, les sportifs des Girondins sont appelés comme pompiers pour le Port de Bordeaux. Le fait de rejoindre le club épargne à ces nouveaux membres du club d’être déportés ou affectés à des tâches comme la construction du Mur de l’Atlantique. Il faut également noter que durant la guerre, les soldats allemands et italiens stationnés à la base sous marine proche utilisaient les installations sportives des Chartrons. Pendant ce temps, retour sur le terrain, les Girondins gagnent la Coupe de France 1941 après une série de finales (le format de la Coupe de France était fortement perturbé par la situation de guerre). Le club ne regagnera pas la Coupe avant 1986!

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Finaliste de la Coupe une nouvelle fois en 1943. Debout à droite, partiellement masqué, leprésident du club, Olivier Lhoste-Clos (source: Scapulaire.com)

Les Girondins ont cependant continué leur ascension sportive et deviennent champions de France pour la première fois en 1950. Ils alternent toujours entre Lescure et les Chartrons jusqu’au 28 septembre 1958 quand le club, alors en 2ème division, devient le locataire principal du Parc Lescure. On peut dire que, selon les archives, le dernier match des Girondins aux Chartrons est, en toute probabilité, une victoire 1-0 contre le Stade Français le 17 septembre.

Les Girondins continuent alors de s’entraîner au stade, qui n’accueille plus de rencontres de haut niveau, jusqu’à 1962 et un changement important. Le club omnisport fait l’acquisition du Domaine de Rocquevieille à Mérignac qui devient le terrain d’entraînement de l’équipe de football. Le stade des Chartrons n’est alors plus d’aucune utilité et est cédé à la mairie de Bordeaux qui a d’ambitieux plans pour cette parcelle de 16 681 mètres carrés qui vient de se libérer : cela pourrait être un endroit parfait pour reloger une partie de la classe ouvrière sur le point d’être expulsée du quartier de Mériadeck, qui devait passer du statut de quartier insalubre d’échoppes à celui de quartier administratif et d’affaires ultra-moderne…

En 1962, le stade est donc démoli et laisse la place de deux grandes résidences: Résidence Chantecrit et Résidence des Chartrons. Cette dernière peut être rejointe depuis la rue Leybardie par une impasse nommée Cité Lhoste-Clos, en mémoire de l’homme qui était à la tête des Girondins entre 1934 et 1945, et qui fut, comme nous l’avons précisé auparavant, l’homme qui a permis la construction du stade des Chartrons.

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Le quartier sur Google Earth et la localisation présumée du stade

 

 

Une vue aérienne du même secteur, repérée par mon ami Vincent Mourgues sur Google Earth et son outil Chronologie.

Une vue aérienne du même secteur, repérée par mon ami Vincent Mourgues sur Google Earth et son outil Chronologie.

Nouvelle vue trouvée sur Géoportail par mon ami Gaël Barreau. La qualité est excellente !

Nouvelle vue trouvée sur Géoportail par mon ami Gaël Barreau. La qualité est excellente !

Après avoir visité les lieux un matin Tim et moi, notre théorie est que l’ancienne entrée principale du stade pouvait se situer à la fin de cette impasse qui est aujourd’hui encore flanquée de maisons qui doivent dater des années 1930 ou des alentours. Bref, nous aimons l’idée que la vue du chemin vers l’entrée du stade a très peu changé. Mais aucune trace de l’héritage footballistique supposé de cet endroit n’est présent là où se serait trouvé le terrain de jeu.

Vue de la Cité Lhoste-Clos et de là où devait se trouver la pelouse du stade.

Vue de la Cité Lhoste-Clos et de là où devait se trouver la pelouse du stade.

À la place, c’est aujourd’hui une combinaison d’immeubles d’appartements, d’agréables espaces verts et de pratiques places de parking. C’est, très fonctionnel et, vu de l’extérieur, semble être un environnement très plaisant pour les résidents de la copropriété.

Du côté de la rue Chantecrit, un “City-Stade” peut permettre à un photographe de prendre un des immeubles de la résidence dans un environnement sportif. Nous pensons avec Tim que c’est à cet endroit que se situait, à l’époque où le stade était debout, une usine de charbon. Avec le temps, les fumées noires se sont déposées sur les tribunes et le stade gagna alors un surnom ironique : le Stade des Charbons.

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Le charbon, comme le stade, est parti depuis longtemps, le quartier a continué à se développer et les Girondins ont continué à grandir pour devenir une des équipes les plus titrées de France. En 1981, la section football devient une entité indépendante du club omnisports (une convention l’autorise à garder le nom Girondins de Bordeaux) et s’installe au Domaine Bel Air, un château situé au Haillan. Cependant, les installations sportives de Rocquevielle continuent à être utilisées aujourd’hui par le club omnisports des Girondins.

En haut : le complexe de Rocquevieille à Mérignac qui est toujours le siège du club omnisport des Girondins. En bas : Le siège du Haillan et les installations d'entraînement du club de football des Girondins.

En haut : le complexe de Rocquevieille à Mérignac qui est toujours le siège du club omnisport des Girondins. En bas : Le siège du Haillan et les installations d’entraînement du club de football des Girondins.

 

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À la redécouverte des grands magasins de Bordeaux

Pour de nombreux Bordelaises et Bordelais, une journée « en ville » est synonyme de shopping dans le quartier de la rue Sainte-Catherine. Mais quelles histoires insolites ou méconnues se cachent derrière ces enseignes ?

Dans le cadre de ce dossier réalisé conjointement avec Invisible Bordeaux et publié sur nos deux sites, nous partons à la recherche des grands magasins d’antan afin d’identifier comment le paysage commercial d’hier contribue aux enseignes d’aujourd’hui. Notre voyage commence aux Galeries Lafayette…

(N’oubliez pas de cliquer sur les images pour les agrandir !)

Les Dames de France / Galeries Lafayette

Le magasin "Aux Dames de France" sur d'anciens cartes postales, précédemment publiées sur le site Commerces Immarcescibles

Le magasin « Aux Dames de France » sur d’anciens cartes postales, précédemment publiées sur le site Commerces Immarcescibles

Les incontournables Galeries Lafayette donc, où l’on distingue clairement sur les murs et certaines vitrines les mystérieuses lettres « DF » ! En effet, pendant plus de 80 ans cet immeuble était celui du grand magasin « Les Dames de France ». Le bâtiment de style néobaroque a été construit en 1900 d’après les dessins de l’architecte Ruben Dacosta et la décoration sculpturale des façades ont été conçues par Gaston Schnegg. Les coupoles aux angles arrondis du bâtiment rappellent celles du magasin Le Printemps à Paris.

Galeries Lafayette

Le magasin était d’abord la propriété des Grands Magasins du Commerce et de l’Industrie (d’où l’inscription le long de la façade côté rue Sainte-Catherine), société anonyme qui a fait faillite en 1902, un an après l’ouverture du magasin. Racheté par la société Paris-France, le nouveau magasin Les Dames de France a rapidement connu un succès important. Tout comme les coupoles, le magasin était alors calqué sur les grands magasins parisiens. La marque a disparu vers 1985 après son rachat par les Galeries Lafayette.

Quelques traces du passage des Dames de France et le magnifique baromètre Naudin & Cie, visible à l'une des entrées du magasin

Quelques traces du passage des Dames de France et le magnifique baromètre Naudin & Cie, visible à l’une des entrées du magasin

Nouvelles Galeries

Non loin de là, l’immeuble qui abrite aujourd’hui les magasins Fnac, H&M, Sephora et Go Sport était autrefois les Nouvelles Galeries, ou « les Nougas » pour de nombreux Bordelais. Inaugurées en 1894, les Nouvelles Galeries ont fermé leurs portes en 2000 pour cause d’une trop grande proximité avec les Galeries Lafayette, et victime de la fusion entre les deux marques en 1991.

A gauche, une vieille carte postale nous montre les anciennes Nouvelles Galeries. Précédemment publiée sur Commerces Immarcescibles

A gauche, une vieille carte postale nous montre les anciennes Nouvelles Galeries. Précédemment publiée sur Commerces Immarcescibles

Cet énorme magasin (16 000 mètres carrés) était équipé de toutes les technologies les plus avancées (ascenseurs…) et servit d’inspiration à l’architecte Paul Auscher pour la création du bâtiment des magasins Félix Potin à Paris. Les « Nougas » bordelais s’étalaient sur plusieurs adresses : 54, 56 et 58 rue Sainte-Catherine, 5 rue Miqueu, impasse de la Merci, ainsi que le 54 rue du Cancera… où sur une ancienne façade (désormais adossé par une résidence moderne) on peut encore apercevoir l’inscription « Grands magasins des Nouvelles Galeries » !

Fronton Nouvelles Galeries

Magasin Vert / Le Printemps

Nous voici sur la Place Gambetta et le magasin que beaucoup associeront longtemps à feu Virgin Megastore. L’immeuble, qui date de la fin du 19e siècle, était à l’origine le Magasin Vert (sa devanture était peinte de couleur verte), à savoir une mercerie familiale fondée par les frères Chaumette, d’abord installée au n°15 place Gambetta vers 1854 avant de s’étendre progressivement sur la place et sur les rues Bouffard et des Glacières.

Ex-Virgin

Suite à la première Guerre mondiale, cette enseigne a fusionné avec les magasins Printemps. C’est sous ce nom printanier que le grand magasin de la Place Gambetta a été connu pendant une grande partie du 20e siècle jusqu’à sa fermeture en 1990. Virgin a repris les murs jusqu’en 2013 en faisant l’empire bordelais du CD et du VHS. L’immeuble est aujourd’hui tristement vide…

Marks & Spencer

Nous sommes devant le magasin Galeries Lafayette Hommes qui, pendant cinq petites années de 1996 à 2001, était un magasin Marks & Spencer. Les prédécesseurs de l’enseigne britannique étaient La Redoute avant que ces derniers ne partent au nouveau centre commercial Les Rives d’Arcins à Bègles (ouvert en 1995).

Marks Spencer

Marks & Spencer accueillait en moyenne 11 000 clients par semaine et, à la fin des années 90, a fait d’énormes efforts en matière de publicité avec pour objectif de fidéliser sa clientèle avant le purgatoire des travaux du tramway qui allait perturber l’activité commerciale du centre-ville. Mais la société-mère a pris la décision de fermer tous ses magasins en France. Les 49 salariés de Marks and Spencer-Bordeaux ont appris cette nouvelle inattendue peu avant l’ouverture du magasin le jeudi 29 mars 2000… La presse et la Bourse étaient déjà au courant ! Marks & Spencer a depuis revu sa position et est revenu en France, mais pas encore à Bordeaux.

Parunis / Tati

Notre tour des magasins se termine devant Tati, où se trouvait jadis le grand magasin Parunis, appartenant aux mêmes propriétaires que les Dames de France (devenues, souvenez-vous, Galeries Lafayette). Le grand magasin a d’abord ouvert en 1887 sous le nom Grand Magasin du Bon Marché, avant d’être donc repris en 1903 par Paris-France. Le magasin est alors devenu « Paris-Bordeaux » puis Parunis.

Parunis

Le bâtiment a été en grande partie détruit en 1986 dans le cadre de fouilles archéologiques qui sont largement documentées . Les restes de trois sites significatifs ont été découverts : d’abord le couvent des Grands Carmes (du 13e siècle, vendu et détruit à la Révolution) ; ensuite, une petite maison romaine, du premier siècle après Jésus-Christ ; et enfin un « mithraeum », temple du dieu Mithra, avec une remarquable statuaire. De nombreuses pièces trouvées sont exposées au Musée d’Aquitaine, notamment une magnifique rosace gothique de l’église des Grands Carmes et un fragment de vitrail du couvent.

Musée d'Aquitaine

Ainsi s’achève notre sortie « shopping » à fort accent historique. Merci à vous de nous avoir accompagnés sur ce parcours et merci à Jean-Paul Devienne d’avoir autorisé l’utilisation des photos anciennes parues d’abord sur son excellent site Commerces Immarcescibles.

Le métro VAL de Bordeaux, deuxième partie

Tel un monomaniaque, je vais continuer à vous parler d’un sujet déjà évoqué dans ce Blogpaper : l’ancien projet de métro automatique qui aurait dû équiper Bordeaux à la fin du siècle précédent. En effet, j’avais parlé dans un premier article de la chronologie du projet, quand il a apparu et quand il fut enterré. Pour les amoureux de la langue de Shakespeare et ceux qui veulent en savoir un peu plus, n’hésitez pas à vous reporter à ce texte publié chez mon confrère bloguesque, Invisible Bordeaux (encore une fois, un blog d’excellente qualité). Je ne pensais pas revenir sur ce thème jusqu’à ce que je tombe sur un document fort instructif et intéressant : l’évaluation du projet Métro VAL et l’étude d’impact de la première phase.

C'est un beau pavé ça, madame.

C’est un beau pavé ça, madame.

Pour cet article, on ne va donc pas revenir sur le pourquoi de ce projet ni relancer un sempiternel débat métro contre tram, mais vous allez en apprendre plus sur ce qu’avait projeté la Communauté Urbaine de Bordeaux pour ce métro léger qui devait rouler dès 1996/1997 et qui finalement ne vit jamais le jour. Cependant, vous allez aussi voir que les études qui ont été faites pour le projet ont été très utiles pour la construction du futur tramway bordelais…

Hey mais attends ! C’est quoi le document dont tu parles ? Je n’ai pas tout compris !

En fait, vous vous doutez bien qu’une ligne de tramway ou de métro, on ne la fait pas en traçant des traits au hasard sur une carte de la ville. On réalise énormément d’études sur le coût prévisionnel, le type d’infrastructures prévues, l’effet sur les déplacements quotidiens (en gros, est-ce que c’est justifié de construire un tel machin), les répercussions financières et patrimoniales du projet etc. Tous ces documents sont des aides pour les décideurs politiques afin de confirmer (ou d’infirmer) un choix de transport ainsi que pour déterminer quel tracé est le plus intéressant. Toutes ces études sont ici synthétisés en un seul gros document (185 pages) assez simple d’accès qui regroupe les principaux points informatifs sur le projet.

Il a été conçu par l’Agence d’Urbanisme de Bordeaux et la version que j’ai consultée date d’avril 1991. Il se concentre sur la première phase du projet VAL. En effet, comme la construction d’un TCSP réclame de nombreuses ressources financières, on décide le plus souvent de diviser un projet en phases successives. Pour le VAL bordelais, la CUB avait projeté trois phases différentes.

Trois phases ? Et comment allaient-elles être réparties ? 

Le projet avait déjà pas mal été modifié, mais le tracé définitif se composait ainsi. La première phase (celle qui nous intéresse ici) comprenait la créations des deux premières lignes. La ligne A aurait relié la place Ravesies et la gare Saint-Jean, via les Quinconces, la place de la Comédie, la Victoire et les Capucins. Pour la ligne B, on allait la construire entre l’hôpital Pellegrin et l’avenue Thiers, via la Bastide, les Quinconces, la place Gambetta et Mériadeck.

Station Rihour du métro de Lille (vu sur Zoom sur Lille). On peut supposer que l'architecture des stations bordelaises aurait ressemblé à ça.

Station Rihour du métro de Lille (vu sur Zoom sur Lille). On peut supposer que l’architecture des stations bordelaises aurait ressemblé à ça.

La deuxième phase aurait vu la création d’une ligne C, partant de la Victoire ou de la gare Saint-Jean et desservant Pessac et le Domaine Universitaire (enfin). D’autre part, la ligne A s’étendait jusqu’aux Aubiers et la ligne B jusqu’à Mérignac – Mondésir. L’ouverture de ces lignes devait avoir lieu 2 à 3 ans après la première phase.

Quant à la troisième phase, elle aurait dû voir la desserte du Lac, de l’aéroport et des Hauts de Garonne (Lormont et Cenon). Mais il n’y avait pas de date prévue : c’est que ça allait commencer à coûter cher tout ça !

Question technique, tu peux nous en dire plus ?

Pour les habitués des métros de Lille, Toulouse et Rennes, il est facile de vous dire qu’on retrouve le même schéma que dans vos réseaux puisque c’est le même constructeur, Matra (qui deviendra Siemens Mobility France) qui allait être en charge de la construction du réseau. Les stations auraient eu peu ou prou les mêmes architectures que dans ces métros. Le matériel choisi était le VAL 206 comme à Toulouse et à Lille. Dû à l’automatisation totale du réseau, la présence d’agents en station aurait été limitée au strict minimum, voire totalement absente.

VAL206_Ligne_A_Toulouse

En ce qui concerne les voies de circulation, aucune portion n’allait être construite en aérien durant la première phase. Plusieurs méthodes étaient prévues pour réaliser les installations souterraines, mais retenez qu’en grande partie le métro allait être en mono-tube (un seul tunnel pour les deux sens de circulation) et en bi-tube (un tunnel par sens de circulation).

C’est combien le métro que tu as acheté ? Mais non, je ne vais pas crier… COMBIEN ?

Dans le document, l’Aurba prévoit que, pour la construction de la première phase et l’achat des premières rames, la CUB allait devoir dépenser 5,237 milliards de francs 1990. Si l’on ne tient pas compte de l’inflation (on devrait d’ailleurs, veuillez m’en excuser), ça fait à peu près 800 millions d’euros. A titre de comparaison, on considère que le métro de Lille a coûté près de 3 milliards d’euros 2003. Cependant, le réseau lilois est bien plus étendu. La cause du coût élevé du métro bordelais est le fait qu’il aurait fallu creuser très profondément pour éviter d’éventuels éboulements.

Le métro de Rennes est le dernier VAL a avoir été construit dans une ville française (via Wikipédia)

Le métro de Rennes est le dernier VAL a avoir été construit dans une ville française (via Wikipédia)

On peut supposer que les phases ultérieurs auraient préconisé une utilisation plus importante de portions aériennes afin d’alléger la facture. D’ailleurs, la portion Grand Parc – Ravesies était conçue dès le départ comme beaucoup moins profonde pour accueillir une extension vers les Aubiers en aérien.

Bon, les stations, tu peux nous en parler ?

Oh que oui. Ce sera mon dernier point mais il va être très long. En effet, le document indique l’emplacement de toutes le stations prévues en première phase ! En voici le catalogue et vous pourrez dire à vos amis lorsque vous vous promènerez en ville : « Tiens, la station du métro aurait dû être ici ! ». Vous brillerez ainsi en société!

(Je précise que les localisations Google Maps ne sont pas précises au millimètre près. Elles sont là pour vous situer « en gros » les stations).

Ligne A : Gare Saint-Jean <-> Ravesies

Station Gare Saint-Jean

Elle aurait pris place juste en dessous du dépose minute dont on voit l’entrée dans le sous-sol de la cour de départ de la gare. Un accès direct au souterrain desservant les voies aurait été construit et les deux accès extérieurs se seraient situés de part et d’autre du parvis de la cour départ.

Station Capucins

Sans surprise, elle se serait située proche de l’entrée Nord du marché, sous la place du même nom. Une entrée aurait été créée près du marché, l’autre en direction de Saint-Michel.

Station Victoire

Elle aurait été faite sous le cours Pasteur, pratiquement à l’endroit de l’actuelle station du tram B. Trois accès pour cette station : deux près de la Porte d’Aquitaine (presqu’à l’endroit de l’actuel kiosque à journaux), une autre dans un immeuble situé entre la rue Saincric et la rue Henri IV. A noter l’idée de construire une grande gare pour les bus à proximité de la station.

Station Victor Hugo 

Là encore, pas besoin de me lancer dans des explication compliquées : elle se situe à l’endroit même de l’actuelle station de tram Musée d’Aquitaine. Un seul accès était prévu : sur le cours Victor-Hugo, contre le musée. Un accès ascenceur était néanmoins prévu dans l’immeuble à l’angle du cours Pasteur et de la rue de Cursol.

Station Saint-Projet

Vous voyez la place Saint-Projet ? Alors c’est simple : la station est juste en-dessous. L’accès se serait fait en plein milieu de la place et des ascenseurs auraient été placés dans un bâtiment à l’ouest de la place. A noter la profondeur élevée de cette station : 23 mètres !

Station Comédie

Comme son nom l’indique : sous la place de la Comédie, entre le Grand Théâtre et le Grand Hôtel de Bordeaux. Elle aurait fait l’attention d’une décoration plus soignée. L’accès principal aurait été rue Sainte-Catherine, dans l’immeuble où se trouve aujourd’hui l’Apple Store. Un autre accès aurait pris place devant le Grand Hôtel.

Station Quinconces

Attention, on voit les choses en très grand, puisque c’est la station de correspondance des deux lignes avec la présence du poste de commande en prime ! Un gros projet de gare de bus et de cars devait également voir le jour près de la station. Cette dernière, en revanche, n’était pas prévue près de la station actuelle du tram, mais de l’autre côté de la place, à l’angle du cours du Maréchal Foch et des allées de Bristol ! Un autre accès était prévu, toujours cours Foch.

Station Paul Doumer

Située au même endroit que la station de tram C du même nom (décidément !), les deux accès seraient situées au milieu de la place. Une station toute simple !

Station Grand Parc

Contrairement à la station de tram du même nom, la station VAL se serait trouvée beaucoup plus dans la cité, place de l’Europe très précisément. Les accès se seraient fait en face de la chapelle de la Trinité.A noter la disposition particulière de la station : construite juste la chaussée, seul les quais sont en souterrain. La salle des billets se serait située au niveau du sol.

Station Ravesies

Terminus de la première phase, la station se situe à l’angle de la place du même nom et des allées de Boutaut avec de accès de part et d’autre de la rue. Je sais que la place s’appelle Ravezies mais mais dans le document, elle est orthographiée comme ça. Étrange…

Ligne B : C.H.R <-> Thiers-Galin

Station C.H.R.

Assez vaste par les entrées, elle se serait située à l’angle de la rue de la pelouse de Douet et de la place Amélie Raba-Léon, ce qui est peu ou prou la situation de l’actuelle station Hôpital Pellegrin. Trois accès prévus : Sur la rue de la Pelouse de Douet, sur la place Amélie Raba-Léon et rue du Grand Mauran. A noter qu’ne autre variant du tracé de la ligne avait été étudiée et plaçait la station C.H.R. du côté de la maternité, près du Parc Lescure. Le projet a été abandonné.

Station Gaviniès

La station et les entrées auraient pris place sur la place du même nom, là où aujourd’hui on trouve la station tram Gaviniès. Dans la variante étudiée, il était prévue, à sa place, une station Stade Municipal près du parc Lescure, sur les Boulevards.

Station Préfecture

Pour desservir Mériadeck, il était prévu une station rue Claude Bonnier, juste en face de la préfecture. Un accès aurait débouché devant le bâtiment, un autre dans l’immeuble utilisé actuellement par le parking Front du Médoc avec un accès également au niveau de la dalle. Dans la variante étudiée, elle aurait été remplacé par une station Patinoire, placée au niveau de l’actuelle bibliothèque.

Station Raynal

Pour desservir l’autre partie de Mériadeck, une station aurait pris place juste sous la galerie des Beaux-Arts. Galerie qui d’ailleurs devait être démolie pour la construction de la station ! L’accès principal devait se situer en face de la galerie.

Station Gambetta

Elle aurait pris place sous la place du même nom, du côté du jardin nord. Les deux entrées se seraient situées sur la place également.

Station Quinconces

Voir ligne A

Station Bastide

Après la traversée subaquatique de la Garonne, direction la Bastide. La station se serait inscrite dans un projet de reconstruction du quartier (qui sera abandonnée quelque temps plus tard). On l’aurait construite rue Nuyens, une autrée dans un grand centre commercial (non construit) et l’autre dans un grand jardin aménagé qui se serait situé à l’emplacement du parking du cinéma Mégarama.

Station Thiers – Le Rouzic

Juste sous l’avenue Thiers, une station devait être implantée, entre les cours Le Rouzic et la rue Bonnefin (près de l’actuelle station Thiers – Benauge). Deux accès prévus du côté habitations de l’avenue Thiers et un autre côté SNCF Fret. Un variante avait été étudiée pour implanter une station « Calixte Camelle », près de la place du même nom, mais il n’y a pas eu de suite.

Station Thiers – Galin

Et voilà le terminus, installé sur l’avenue Thiers, côté rue Puyol (mais près de l’actuelle station Galin). Dans les environs proches du terminus étaient également prévus un parking relais, un énorme terminus bus et car ainsi que le dépôt-atelier des VAL !

Voilà, vous en savez désormais plus sur le projet de métro bordelais, tel qu’il fut présenté en avril 1991. Après d’autres modifications, il fut finalement abandonné. Mais encore une fois, je voudrais souligner que le travail préparatoire fait a beaucoup aidé pour le projet de tramway : certains stations ont repris l’emplacement prévu pour celles du métro et finalement, les tracés des lignes de tram ne sont pas fondamentalement différents des celles des lignes VAL ! Qui sait, si je tombe sur d’autres découvertes, je vous en reparlerai !

[Tram de Bordeaux] Des images de l’extension du tram C au Nord

Tiens, cela fait longtemps que je n’avais pas parlé de tramway bordelais sur ce Blogpaper. Avouez que ça vous a manqué hein ?
Non ?
Tant pis pour vous car de toute façon, vous n’y couperez pas. Aujourd’hui, on va parler des travaux du tramway. Cet été, les parcours des lignes B et C avaient été quelque peu rétrécis afin de pouvoir faire quelques travaux liés à l’extension de 2014-2015. A Pessac, les voies de la branche vers l’Alouette ont été installées à Bougnard, opération qui ne pouvait se faire sans interruption du trafic pour une certaine période. Du côté de l’extension nord de la ligne, des aménagements ont également été faits, profitant du terminus partiel mis en place à Place Ravezies – Le Bouscat. Me trouvant de passage de ce côté de l’agglomération, j’en ai rapporté quelques photos.

La première chose qui fut faite a été de placer l’aiguillage qui connecte la ligne C au futur tram-train du Médoc (TTM). Rappelons rapidement le principe : c’est une ligne nouvelle qui va partir d’une nouvelle station située sur la ligne C entre Place Ravezies – Le Bouscat et Les Aubiers nommée Cracovie. Cette ligne fait ensuite route vers Bruges et Blanquefort, ce qui va permettre à ces deux communes d’avoir une liaison bien plus rapide avec Bordeaux.

Alors, ce n’est pas vraiment un tram-train, puisque cette appellation désigne en réalité une ligne utilisant voies de tramway et voies de train avec un matériel spécifique pouvant rouler sur ces deux types d’infrastructure (le meilleur exemple étant celui du tram-train de Mulhouse). Dans le cas du TTM, une nouvelle voie type tramway est construite le long des voies de train et uniquement des rames de tramway classique circuleront. On voit donc bien que ce n’est pas un tram-train au sens propre du terme. Après, il y aura peut-être une évolution à long terme vers une véritable infrastructure de ce type. Quoi qu’il en soit, le TTM va apporter une vraie meilleure desserte de ce côté de la CUB.

L’aiguillage de Cracovie a donc été effectivement posé et relié à la ligne C actuelle. D’autre part, le gros oeuvre de la nouvelle station Cracovie a été réalisé, ce qui montre que les travaux ont bien avancé. Le TTM est maintenant prévu pour ouvrir en 2015.

Aiguillage du Tram-train du Médoc sur la ligne C. A gauche (hors image) se situe la future station Cracovie.

Aiguillage du Tram-train du Médoc sur la ligne C. A gauche (hors image) se situe la future station Cracovie.

Du côté de l’extension nord de la ligne C proprement dite, je rappelle que cela consiste en quatre nouvelles stations dont les noms provisoires sont : Berges du Lac, 40 Journaux, Palais des Congrès et Parc des Expositions (plus un dépôt-atelier au delà du nouveau terminus). Du côté des ouvrages d’art, il faut noter la construction d’un nouveau pont au-dessus de la rocade. La date de mise en service a été légèrement modifiée : mise en service partiel vers Berges du Lac en janvier 2014 (dans très peu de temps donc) et totale en 2015.

Autre modification dans le projet : le nombre de voies. Pour réaliser un projet plus économique, l’extension devait consister en une voie unique entre 40 Journaux et Parc des Expositions. Or, il a été voté en conseil de CUB le doublement de la voie car à proximité du terminus, il y a non seulement le Parc des Expositions, mais aussi le futur Grand Stade de Bordeaux, qui va amener un grand nombre de voyageurs. Une infrastructure en voie unique risquait de vite montrer ses limites.

Je me suis promené du côté du nouveau « éco-quartier » en construction du côté du Lac, Ginko, qui sera desservi par deux nouvelles stations : Berges du Lac et 40 Journaux. Il y a encore beaucoup à faire car il reste encore pas mal de terrains vierges, mais ça commence à pousser. Voici quelques images.

Future station Berges du Lac. On voit que le gros oeuvre de la station est pratiquement fini et que les caténaires sont pratiquement installées. C'est donc, à priori, le futur terminus partiel de la ligne C.

Future station Berges du Lac. On voit que le gros oeuvre de la station est pratiquement fini et que les caténaires sont pratiquement installées. C’est donc, à priori, le futur terminus partiel de la ligne C.

Vue de la voie entre Berges du Lac et 40 Journaux. Si la voie est finie, les caténaires ne sont pas posées. Hors image sur la gauche, Auchan et la zone commerciale du Lac

Vue de la voie entre Berges du Lac et 40 Journaux. Si la voie est finie, les caténaires ne sont pas posées. Hors image sur la gauche, Auchan et la zone commerciale du Lac

Vue de la station 40 Journaux. La station est présente mais il reste des travaux à faire. La caténaire n'est pas posée, de même que les poteaux de soutien de cette dernière. Au fond, le lac et à droite (hors image) IBM et Ikea

Vue de la station 40 Journaux. La station est présente mais il reste des travaux à faire. La caténaire n’est pas posée, de même que les poteaux de soutien de cette dernière. Au fond, le lac et à droite (hors image) IBM et Ikea

Voilà ces quelques clichés, je n’ai pas eu le temps de continuer vers le parc des expositions. La page dédiée du blog « Travaux du tramway de Bordeaux » va contenir les nouvelles informations sur l’ouverture de la ligne. Si je le peux, je prendrais de nouveaux clichés sur les autres extensions !

 

 

5 ponts à Bordeaux : Bienvenue au Pont Bacalan-Bastide/Chaban-Delmas !

Nous y voici ! C’est ce mardi 23 octobre qu’a été posé la travée centrale du pont Bacalan-Bastide. Pont qui d’ailleurs s’appelle très officiellement pont Jacques-Chaban-Delmas depuis le conseil municipal de lundi, à vous de faire votre choix pour la dénomination de ce pont ! Bref, cela fait bien longtemps qu’on attendait sa réalisation… Il est évoqué dès 1996, dans le Schéma Directeur des Transports Urbains Communautaires qui prévoyait trois nouveaux franchissements de la Garonne : Jean-Jacques-Bosc  (au droit du boulevard du même nom), en face de la place des Quinconces (le projet est à priori abandonné) et donc Bacalan-Bastide, surnommé à ce moment pont Lucien-Faure. Si le gros oeuvre est pratiquement fini avec cette pose de travée centrale, l’ouverture au trafic n’aura lieu qu’en mars 2013. Mais bon, je me disais qu’en l’occasion de la liaison rive gauche – rive droite enfin réalisée, j’allais vous proposer quelques photos du chantier au fil du temps ! Ayant changé de téléphone en juin 2011, je n’ai pu faire que quelques photos depuis cette date. Mais c’est toujours ça de gagné !

Magnifique vue du débouché du pont Bacalan-Bastide rive droite, quai de Brazza… Merci Google Maps !

 

Fin septembre 2011 : On a bien avancé rive droite ! Par contre, ça se traîne rive gauche…

Début octobre 2011 ; La travée fixe rive droite est bien fixée.

Dans les brumes de janvier 2012, ça prend forme rive gauche !

 

Début septembre 2012, les deux travées fixes sont posées, les poulies géantes aussi… Manque quelques détails sur les pylônes rive gauche !

23 octobre 2012 : la barge qui transportait la travée levante depuis Venise vient de la déposer à son emplacement final. Le pont est presque fini !

Je ferais sûrement une brève lors de l’inauguration officielle. D’ici là, le site internet de la CUB peut vous renseigner si vous avez des questions plus précises sur ce pont 😉 En tout cas, il va faire du bien à la ville ! Bienvenue à lui !

 

 

 

 

 

[Transports à Bordeaux] Où en sont les travaux ?

Cela fait bien longtemps que je n’avais pas fait un point rapide sur les travaux de tramways, busway et autres en cours sur la CUB. Voici quelques infos sur les chantiers et les projets, qui vont se retrouver aussi sur la page dédiée du blog.

Tramway :
Les travaux sur les lignes A, B et C avancent bien. Les extensions comment à certains endroits à sortir de terre et certaines infrastructures sont véritablement impressionnantes, comme par exemple le nouveau pont qui se construit à Mérignac, au niveau de l’échangeur 9 et qui sera emprunté » par la ligne A. A priori, les délais d’ouverture des extensions devraient être tenus.

Du côté de la ligne D, rien de nouveau. Les travaux devraient bien commencer en 2013. De la même manière, aucune nouvelle information pour les futurs terminus partiels.

Les travaux du Tram-train du Médoc ne devraient pas tarder à commencer. En tout cas, la gare TER de la place Ravezies est définitivement fermée depuis fin août; Il faut rappeler que le tram-train, qui ira jusqu’à Blanquefort, s’accrochera au réseau Tram via une nouvelle station, Cracovie, qui se situera entre les stations Les Aubiers et Place Ravezies de la ligne C.

Busways :
A Bassens, une portion de bus en site propre devrait être réalisée sur l’avenue des Griffons (l’enquête publique est en cours); Si ce n’est pas un busway, cela va permettre aux bus de ne plus être englués dans les bouchons du matin. En revanche, cela met, à mon avis, un sérieux frein au projet de terminus de la ligne A à Carbon-Blanc – Centre.

Il est quasiment officiel qu’un bus en site propre ou un busway empruntera le pont Bacalan-Bastide lorsque ce dernier sera ouvert (vers mars 2013). On peut d’ailleurs voir les infrastructures réalisées côté rive gauche, rue Lucien Faure. A priori, on se dirige vers une ligne rapide entre le Lac et la gare de Cenon. A voir si cette ligne sera créée lors de l’ouverture du pont ou à la rentrée de septembre 2013.

Navettes fluviales :
Le service de navettes sur la Garonne sera lancé en même temps que l’ouverture du pont bacalan-Bastide. Mais les 3 lignes prévues au début ne seront pas réalisées d’un coup. A priori, seule la traversée Stalingrad <-> Rive gauche sera effective dès le lancement du service.

 

Où l’on annonce un projet important

Et bien voilà, j’avais un projet qui me trottait pas mal dans la tête (je l’avais vite fait évoqué sur Facebook) et grâce à cette petite vidéo, je vous dis presque tout sur ce fameux projet.

J’attends bien sûr vos commentaires, idées, critiques avec impatience !

(Evidemment, la qualité est celle d’un appareil photo, donc pas faramineuse, mais c’est tout ce que j’ai sous la main…)